Face aux crises climatiques à venir, l'indispensable coopération public privé
Patrick Cappelli
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Le 2 octobre, la tempête Alex a ravagé trois vallées du haut pays niçois. Des dizaines de maisons emportées, seize personnes disparues, 50 km de voirie et 20 stations d'épuration détruites, plus de réseaux de communication : cet épisode extrême a mis à rude épreuve la population de cette région. « Émotionnellement, il faut mobiliser des équipes de psychologues, de médecins, d'urgentistes. C'est très lourd. Nous avons besoin de la contribution de l'État, mais aussi des partenaires industriels pour rétablir les réseaux d'eau, d'électricité, de téléphonie. C'est ce que nous avons réussi à faire en 24 heures » déclare Christian Estrosi, Président de la Métropole Nice Côte d'Azur et maire de Nice.
La force d'intervention rapide d'Enedis a également répondu à l'urgence. En moins de trois jours, grâce à des groupes électrogènes héliportés, 100% de l'électricité a pu être rétablie. Des groupes qui fonctionnent au diesel mais « nous travaillons à les décarboner avec des batteries de grande dimension » précise Lydie Sartout, directrice Projets et Solutions Transition énergétique d'Enedis. Le distributeur d'électricité investit 1 milliard d'euro par an pour la modernisation des réseaux que la société maintient et entretient pour les collectivités locales.
Comment éviter ces crises appelées à se multiplier ? Pour Christophe Bouillon, président de l'association des petites villes de France (APVF) et Maire de Barentin (Seine-Maritime), « il faut collaborer avec les acteurs privés pour mieux prévenir. Par exemple, les petites villes doivent disposer des moyens en ingénierie ». Les sociétés d'économie mixte à opération unique (SEMOP) sont un autre outil pour améliorer cette collaboration.
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« Dans le domaine de l'eau, on estime à 15 à 20 milliards d'euros les besoins dans les cinq prochaines années. Or, il n'y a que 300 millions d'euros consacrés à l'eau parmi les 30 milliards d'euros du plan de relance dédiés à la transition écologique. Il faut basculer d'une politique d'atténuation à une politique d'anticipation. A nous secteur privé d'apporter de l'innovation » analyse Maximilien Pellegrini, directeur général délégué Eau France de Suez. Mais les métropoles, qui ont perdu 2 milliards d'euros suite à la crise sanitaire, s'interrogent sur leur capacité à absorber ces crises.
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Patrick Cappelli