Finances locales et relance économique: les maires alertent sur leur manque de moyens
César Armand
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Damien Meyer/Pool/AFP
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Les relations ne s'arrangent pas entre les collectivités territoriales et l'État central. Pire, elles se dégradent. À la différence du secteur privé qui a pu bénéficier du système de l'activité partielle, le bloc local, lui, a dû continuer à payer ses fonctionnaires et à s'acquitter de charges liées à ses infrastructures.
En première ligne depuis le début de la crise économique et sanitaire, les communes et les intercommunalités pointent un manque à gagner de 8 milliards d'euros d'ici à 2022. Rien que pour cette année 2020, elles auraient perdu près de 6 milliards d'euros, dont 2,9 milliards de pertes tarifaires.
La majorité présidentielle avance, elle, le chiffre de 7 milliards d'euros "apportés par l'État en soutien aux finances et projets des collectivités locales", entre le troisième projet de loi de finances rectificatif 2020 (PLR3), le PLFR4 et le projet de loi de finances 2021 (PLF) en cours d'examen au Parlement.
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Entre les dépenses exceptionnelles comme l'achat de masques, la confirmation de la suppression à terme de la taxe d'habitation et la baisse dès 2021 des impôts de production, les maires considèrent que leur autonomie fiscale et financière est en train d'être "détruite". "Je ne suis pas dubitatif, je suis comptable. J'additionne ou plutôt je soustrais", relève le président (PS) du comité des finances locales, André Laignel.
César Armand
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