Les ministres du gouvernement de François Bayrou vont devoir s'activer pour préparer un budget de la Sécurité sociale, afin d'enrayer le déficit. D'autres dossiers vont revenir sur le devant de la scène en début d'année.L'année qui s'annonce sera-t-elle celle du changement en matière de santé ? La pile de dossiers urgents s'est considérablement allongée l'année passée. En cause, l'instabilité politique, résultant de la dissolution de l'Assemblée nationale en juin dernier. Résultat : deux nouveaux ministres de la Santé, ramenant le compteur total à neuf occupants du poste sous l'ère Emmanuel Macron, un record sous l'actuel Président. Et forcément, les retards se sont accumulés.
D'abord, en matière d'économies. Le déficit de la Sécurité sociale a atteint plus de 18 milliards d'euros. Or, il s'aggraverait autour de 25 milliards d'euros en 2025, si rien n'est fait, selon la Cour des comptes. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoyait initialement plusieurs pistes pour ramener ce déficit à 16 milliards d'euros. La censure du gouvernement de Michel Barnier y a toutefois mis un coup d'arrêt.
Depuis le mercredi 1er janvier, le budget en vigueur - pour l'instant - est identique à celui de 2024. Les prestations sociales sont versées grâce aux plafonds de crédits reconduits, à travers la loi spéciale. Une situation qui n'est toutefois que temporaire. Il faudra revenir sur différentes mesures d'économies pour ne pas emballer la machine, et voir le déficit de la Sécurité sociale flamber.
D'autant que la revalorisation des retraites - dont les pensions de base devaient initialement être gelées jusqu'à juillet pour une économie de plusieurs milliards d'euros - a finalement été exécutée dès janvier, faute de budget. Au micro de RTL, la ministre Catherine Vautrin a annoncé ce vendredi matin vouloir rencontrer l'ensemble des groupes parlementaires de l'Assemblée et du Sénat en vue de bâtir un projet de budget de la Sécurité sociale rapidement.