Fleur Pellerin épinglée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

L'ex-ministre de la Culture est soupçonnée de "prise illégale d'intérêts" pour ses liens avec un géant du web sud-coréen.
L'ancienne ministre de la Culture Fleur Pellerin
L'ancienne ministre de la Culture Fleur Pellerin (Crédits : Reuters)

Un accroc dans la reconversion dans le privé de Fleur Pellerin. En effet, l'ancienne ministre de la Culture est soupçonnée de "prise illégale d'intérêts" pour ses liens avec un géant du web sud-coréen qui fut l'un de ses interlocuteurs quand elle était au gouvernement. Dans un rapport publié ce mercredi au Journal officiel, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) estime que Mme Pellerin a "méconnu [ses] réserves en prenant pour client une entreprise privée avec laquelle elle avait conclu un contrat ou formulé un avis sur un contrat" , dans le cadre de ses fonctions gouvernementales.

La Haute autorité a transmis le dossier au procureur de la République de Paris, qui doit décider d'ouvrir ou non une enquête judiciaire. Fleur Pellerin, à la tête de la société d'investissements qu'elle a créée, Korelya Consulting, gérait depuis septembre 2016 un fonds "intégralement doté par la société Naver Corp", un poids lourd du web sud-coréen, rappelle d'abord la haute-autorité. Or la HATVP s'est aperçu que Fleur Pellerin avait déjà tissé des liens avec ce groupe à l'époque où elle était au gouvernement.

Une levée de fonds de 200 millions d'euros

En octobre 2015, elle avait "évoqué" avec Naver Corp "à l'occasion d'une visite en Corée du Sud (...) un projet de partenariat en vue de la diffusion" par le groupe asiatique "des événements de l'année France-Corée (2015-2016, ndlr)", relate le rapport. Un mois plus tard, elle signe "pour le gouvernement français" une "lettre d'intention" avec Naver Corp pour l'hébergement de contenus vidéos en lien avec l'année de la France en Corée.

Et "sur la base de cette lettre", souligne la HATVP, "une convention de partenariat sur le service vidéo" est établie le 17 mars 2016 entre l'institut francais de Corée du sud et Naver corp. A cette date, Fleur Pellerin avait quitté le gouvernement depuis un mois. Selon des médias, sa société Korelya Consulting a levé ensuite un total de 200 millions d'euros en 2016-2017 auprès du groupe sud-coréen, qui gère le premier moteur de recherche local.

(Avec AFP)

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Commentaire 1
à écrit le 21/12/2018 à 9:14
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Ah les sociaux démocrates, ces gens qui ne sont ni sociaux ni démocrates...

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