François Hollande peut-il encore réussir à relancer l'économie française ?

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Depuis son élection à la tête de l'État, l'économie française est en panne.
Depuis son élection à la tête de l'État, l'économie française est en panne. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
[ SÉRIE : Horizon 2017 pour Hollande 2/9 ] « Le changement c'est maintenant ! » Que reste-t-il de la promesse de 2012 ? Si le jugement des Français à l'égard de François Hollande reste sévère, à vingt mois de la prochaine élection présidentielle du printemps 2017, la cote du président de la République semble s'être stabilisée, à un étiage bas. Aujourd'hui, Hollande peut-il relancer l'économie française ?

Depuis 2012, le chef de l'État attend désespérément le retour de la croissance. La reprise interviendra-t-elle avant la fin du quinquennat ? C'est son voeu le plus cher, car, sans croissance, toute baisse du nombre de demandeurs d'emploi est exclue. Sachant que la baisse du chômage conditionne son avenir politique - du moins en 2017 - François Hollande a le regard vissé sur les prévisions de croissance réalisées par l'Insee.

Pour l'instant, ses espoirs ont été déçus. Très largement. Depuis son élection à la tête de l'État, l'économie française est en panne. Après avoir promis, comme la plupart de ses concurrents, que sa politique économique rendrait automatique le retour de la croissance lors de la campagne électorale, le président de la République a dû se rendre à l'évidence : les effets de la crise de 2008-2009, qui fut la plus grave subie par la France depuis la fin de la seconde guerre mondiale, n'étaient pas effacés en 2012. Ils ne le sont toujours pas d'ailleurs, en témoigne le niveau toujours très élevé des défaillances d'entreprises. Selon la Banque de France, 63.200 entreprises étaient en difficulté fin juin et sur les douze derniers mois cumulés. C'est-à-dire qu'elles étaient soit en redressement judiciaire, soit en liquidation judiciaire, soit en procédure de sauvegarde. Si le rythme des défaillances se poursuit, le record observé en 2014 pourrait être battu. L'année dernière, la Banque de France avait recensé 63.400 défaillances d'entreprises.

Cette erreur de diagnostic, qui a considérablement nui à la crédibilité de la stratégie économique de l'exécutif, les Français ne l'ont pas vraiment pardonnée. Ce n'est peut-être pas le plus grave. Admise un an après son élection, cette évaluation erronée de l'état de santé de la France a conduit le gouvernement à faire des erreurs importantes de politique économique. La plus grave fut probablement d'avoir augmenté de plus de 31 milliards d'euros le montant des prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises dès la première année du quinquennat. Les effets sur un tissu de PME exsangues après la crise ont été d'autant plus dévastateurs que les entreprises étaient alors confrontées à un ralentissement très net de la conjoncture nationale. La France ne comptant que 120.000 entreprises internationalisées, trois fois moins que l'Allemagne, il était exclu que l'exportation soit une planche de salut.

PIB

Aucune prise sur les facteurs exogènes

Résultat, après avoir stagné en 2012, le PIB n'a augmenté que de 0,7 % en 2013 puis de 0,2 % en 2014. À moins d'une mauvaise surprise, le 1 % de croissance visé par le gouvernement devrait être atteint, ce qui permet au gouvernement d'estimer qu'une reprise est en cours. En revanche, compte tenu des incertitudes pesant sur l'économie mondiale, les prévisions de croissance formulées pour 2016 et 2 017 pourraient paraître optimistes. Certes, le ministère des Finances a révisé à la baisse ses objectifs et ne table plus que sur une hausse du PIB de 1,5 % en 2016 et en 2017, après avoir initialement visé des progressions de 1,7 % et de 1,9 %. Mais après la panne de croissance observée au deuxième trimestre, la reprise semble fragile car elle ne repose que sur des facteurs exogènes sur lesquels, par définition, le gouvernement n'a aucune prise.

C'est d'ailleurs cette « dépendance » à ces éléments conjoncturels qui est probablement la plus grave. François Hollande et son gouvernement n'ont pas réussi à modifier le modèle de croissance tricolore. Essentiellement alimentée par la baisse des prix de l'énergie, entamée au début du second semestre 2014, la consommation des ménages est le seul moteur encore un peu vaillant de la croissance. Selon les calculs de COE-Rexecode, la chute des cours du brut allégerait de 16 milliards d'euros la facture des importations énergétiques, ce qui représente 0,5 point d'inflation en moins pour les ménages et près de 8 milliards de marges pour les entreprises sur l'année 2015.

Malgré un accès facile au crédit, que permet la politique monétaire volontariste de la Banque centrale européenne, et le dispositif de suramortissement lancé en avril, la reprise de l'investissement est très poussive. C'est notamment le cas dans l'industrie manufacturière, contrainte par la quasi-atonie de la demande. Quant au commerce extérieur, on l'a vu, la faiblesse des forces en présence empêche le made in France de décoller enfin. Le déficit commercial devrait se maintenir à des sommets et avoisiner les 60 milliards d'euros cette année en dépit de la dépréciation de l'euro face au dollar qui augmente la compétitivité-prix du made in France hors de la zone euro. Faut-il rappeler que la balance commerciale de la France n'a pas été excédentaire depuis... 2003 ?

Dans ce contexte incertain, il ne faudrait pas que les prix des matières premières, et notamment du pétrole brut, remontent, que l'euro s'apprécie face au dollar ou que les taux d'intérêt décollent. Si tel était le cas, les espoirs d'une reprise seraient douchés. L'hypothèse de croissance du gouvernement fixée à 1,5% serait alors menacée et le retournement de la courbe du chômage, prévu en 2016, resterait dans les limbes. Certains économistes ont d'ores et déjà remis en cause la prévision du gouvernement. Ainsi, chez Moody's, c'est une progression de 1,2% du PIB qui est attendue en 2016.

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>> [ SÉRIE :  Horizon 2017 pour Hollande ] Demain, retrouvez la 3e partie : "Hollande peut-il encore réussir... à rendre la France plus compétitive ?"

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a écrit le 02/10/2015 à 21:25 :
Le plus grand service qui puisse faire a notre pays , c est demitioner et partir
Il me connait pas Le monde du travail , il ne peut réussir
a écrit le 02/10/2015 à 11:02 :
Pourquoi y a t-il constamment des erreurs dans les articles des économistes ? Exemple: Alain Minc parlant du spread de taux avec l'Allemagne et indiquant 150 bp !!!
Il n'y jamais eu récemment un tel spread... Il était de 34bp ce jour la !!! P.Artus parlant de la chute du taux d'investissement : moins 8% par rapport à 2008... Données, Insee, différence : moins 0,1% ( FBCF/VA) !!! Et dans cet article : deficit commercial 60 milliards attendus... Données Insee 40,5 en 2015, 40,3 en 2016. De plus, les comptes courants sont légèrement excedentaires. Franchement ras le bol de cet amateurisme negatif des économistes !!!!
a écrit le 30/09/2015 à 16:12 :
Ils va faire travailles les immigré ?
a écrit le 30/09/2015 à 14:02 :
Depuis l'an passé, il parait qu'avec la baisse du taux de change de l'euro, la baisse du prix du pétrole, le taux d'emprunt sur les marchés, etc... on allait sûrement assister à une embellie de croissance. Et que la réduction de la hausse du déficit de l'Etat amènerait du "grain à moudre". Et que le CICE allait casser la baraque. Et que 0 % de croissance sur le 2ème trimestre 2015 était un bon signe...
C'est sûr qu'avec une telle somme de points positifs, il n'y a même pas besoin de poser la question. Finger in the nose...
Réponse de le 02/10/2015 à 11:06 :
Vous avez raison, mais il faut regarder les chiffres, pas ce que racontent les économistes de medias.... Ils utilisent même des chiffres grossièrement faux !!!! Contrôlez cela avec l'Insee, la BDF, Eurostat ou l'OCDE, c'est édifiant !!! Trop de politique tue la politique et.... L'économie !!!
a écrit le 30/09/2015 à 3:17 :
Hollande peut-ile relancer l'économie ? CERTAINEMENT ? Mais pas dans le sens habituel ? Non, plutôt dans l'autre sens ? SURPRISE? SURPRISE !
Youpppp la vie !!!
a écrit le 29/09/2015 à 21:50 :
Pensez vous serieusement qu'une equipe de patissiers pourraient construire un microprocesseur? Non .. Je viens de resoudre votre grand probleme!!!
Réponse de le 30/09/2015 à 9:33 :
La doctrine du recyclage des compétences est la grande révolution des DRH du XXI ème siècle. On voit bien aujourd'hui des ingénieurs devenir éleveurs de chèvres ou vignerons. J'en ai même connu un qui était devenu cueilleur de légumes, comme nos ancêtres du paléolithique.
a écrit le 29/09/2015 à 21:35 :
Suite. Pour la démographie, c'est le financement des retraites. Pour la fiscalité, c'est le prélèvement sur les salaires.
a écrit le 29/09/2015 à 21:25 :
Il faut raisonner: la France dans la zone euro et la zone euro dans le reste du monde. A l'intérieur de la zone euro, c'est un problème de démographie et un problème de fiscalité.
a écrit le 29/09/2015 à 20:05 :
Je pense que c'est impossible car il manque l'essentiel la confiance. Pendant 3 ans le gouvernement et les socialistes on tout fait pour la détruire (très forte augmentation des impôts après celle de la droite , pas de reforme de l'état, déficits toujours en hausses) et maintenant ils n'ont que les yeux pour pleurer. Pauvre France.
a écrit le 29/09/2015 à 18:53 :
Comment peut-il relancer l'économie, alors que lui et ses équipes de bras cassés nourris à l'argent de l'état (nos impôts), lui mettent des bâtons dans les roues, financiers, réglementaires, administratifs, depuis son arrivée ?
a écrit le 29/09/2015 à 17:56 :
A force de répéter qu'il faut faire des économies, il a fini par convaincre les consommateurs de faire des économies. Conséquence, l'économie réelle stagne, les entreprises n'embauchent plus et le chômage progresse malgré les radiations de Pôle " Emploi".
Réponse de le 30/09/2015 à 8:46 :
Bien vue! Il ne fait que nous conditionner a éviter la dépense!
a écrit le 29/09/2015 à 17:20 :
Il va devoir dire:
j'aime les riches, mon ami c'est la finance, les vrais réformes structurelles visant à libéraliser le pays et à diminuer le fardeau bureaucratique va se faire(commençons par ne pas renouveler un départ de fonctionnaire à la retraite sur 2 et emploi en cdi de ceux qui n'ont aucune raison valable d’être en statut de fonctionnaire)...................
a écrit le 29/09/2015 à 17:03 :
En quoi ces énarques parasites auraient ils une quelconque compétence en la matière ?
a écrit le 29/09/2015 à 16:39 :
Voici le cursus de Mr Hollande :
Université Panthéon-Assas
HEC Paris
IEP de Paris
ENA
Profession d'avant: Haut fonctionnaire avocat.
Mr Hollande ne connait donc pas le monde du travail .Il a passé tout son temps sur les bancs de l'école et de faire de la politique idéologique.
C'est bien d'avoir une tête bien pleine mais c'est encore mieux d'avoir une tête bien faite et d'avoir du bon sens.
Ce qui est terrible, c'est de constater que cela va en s'empirant et qu'il faudra prendre des mesures drastiques et impopulaires.C'est juste une question de temps.....
Il ne faudra pas dire je ne savais pas !
a écrit le 29/09/2015 à 16:31 :
Bien sûr que c'est possible, mais avec les conditions suivantes; alléger le carcan administratif, diminuer le poids des taxes, impôts, charges. Enfin remettre des baskets aux entrepreneurs en leur retirant les chaussures de plomb dont ils les a lesté. Ensuite retirer tous les sabots de Denver qu'il a fait poser par ses chers fonctionnaires à tous les secteurs productifs !!!
a écrit le 29/09/2015 à 15:14 :
il en est bien incapable cela ce serait , qu'a t -il fait depuis qu'il gouverne ? Rien de bon pour la France.
a écrit le 29/09/2015 à 14:59 :
Clair qu'en tant que Français, j'adore le nombrilisme. Mais tu voudrais, toi, petit franchouillard, être le seul à t'en sortir au milieu d'une crise économique mondiale (pardon : 6 t'es Mike) où le seul "remède" qu'ils ont trouvé est de déverser des tombereaux de milliards pour ne pas désamorcer les pompes à fric..??? Alloooons...
a écrit le 29/09/2015 à 14:58 :
on pourrait le souhaiter pour le pays malheureusement une fiscalité locale et nationale de plus en plus lourde une règlementation "usine à gaz " avec tous les jours une nouvelle ânerie style vignette pollution pour les voitures ou déclaration en ligne obligatoire pour les impôts ne favoriseront pas la relance de notre économie
a écrit le 29/09/2015 à 14:52 :
F.Hollande relancer l'économie...? mais quelle question ...! en 3ans il la matraquée à coup d'impôts et sans faire de réformes structurelles ...! pourquoi l'économie serait relancer ..? et par quelle tour de magie...? tous les indicateurs sont au rouge ...! comme la croissance la dette publique 2 200 Milliards EUR à ce jour, 4,7 Millions de chômeurs (malgré le bidouillage des chiffres et des règles de classification), perte de la note A..., par les agences de notations, balance export larguèrent négative, embargo sur la Russie en retour la /les filières agroalimentaires perdent de centaines de millions à l'export ...! alors parler de croissance....! c'est comme jouer à la pétanque avec des bulles de savons....
a écrit le 29/09/2015 à 14:50 :
La politique de ce gouvernement socialiste consistant à saigner les forces productives de nouveaux prélèvements obligatoires tout en continuant à augmenter durablement les dépenses publiques est criminelle et mène la France à des lendemains très difficiles. La preuve en est que malgré une conjoncture internationale très favorable avec baisse du prix du pétrole, cours compétitif de l'€uro et taux d'intérêts historiquement bas, l'activité économique de notre pays est à l'arrêt ! il y a de quoi s'inquiéter pour la fin de l'année et ce n'est pas les mesurettes de la loi Macron qui vont y changer quelque chose.
Il faut que nous sortions de l'idéologie collectiviste qui consiste à confisquer les fruits du travail des actifs pour les redistribuer à des inactifs sans contreparties nous n'en n'avons plus les moyens !
a écrit le 29/09/2015 à 14:47 :
NON.
Il ne connait rien de l'entreprise.
Il n'a jamais travaillé
Il ne peut pas.
a écrit le 29/09/2015 à 14:33 :
"On ne peut résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créé". Ce sont les propres parole de F. H ...
a écrit le 29/09/2015 à 14:25 :
Son incompréhension des hommes de finances l a rendu prisonnier de Bruxelles . il aurait pu s en démarquer en prenant appui sur les pme pmi , et pour cela il aurait du batailler ferme à Bruxelles pour que certains droits de douanes soient rétabli et une législation plus nationaliste. Au lieu de cela il se promène avec comme discours des mots creux qui ne sont pas de suivis d actes . Macron n aurait du jamais être là . Bref fiasco complet le seul avantage c est que le PS va disparaître dixit Anne Hildago .
a écrit le 29/09/2015 à 14:20 :
Hollande est un fonctionnaire , haut peut-être mais fonctionnaire ; il ne faut pas lui demander de modifier les règles du jeu et de se tirer une balle dans le pied. Il attend sa retraite de président et les avantages qui vont avec. Pour preuve la masse salariale publique augmente inexorablement et la dette publique qui en découle.
a écrit le 29/09/2015 à 14:16 :
C est un peu court de tout mettre sur le dos de la crise de 2007-2008. Cette crise a juste revelé les problemes sous jacent de la France (comme vous l ecrivez par ex derniere balance commerciale exedentaire en 2003, sous Chirac). Hollande a juste continue la politique habituelle "pas de vague pour que je me fasse reelire" en vogue sous Chirac.
Il n a pas compris qu il n a pas ete elu pour faire une politique socialiste et augmenter massivement les impots mais pour debarasser la France de Sarkozy. Et meme ca il ne va pas y arriver car en 2017 Sarkozy va etre reelu (sans enthousiasme certes mais meme un mort avec l etiquette LR sera elu en 2017)
a écrit le 29/09/2015 à 13:52 :
INDUSTRIE MANUFACTURIERE, 3ème trimestre
(Haut-Commissariat au Plan, HCP) 28-septembre

La production industrielle manufacturière devrait connaitre une hausse au cours du 3ème trimestre 2015, estime le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Cette amélioration concernerait principalement les activités des "Industries alimentaires" et celles de l'"Industrie chimique", explique le HCP qui vient de publier une note d'information sur les résultats des enquêtes de conjoncture relatifs aux réalisations du 2ème trimestre 2015 et aux pronostics pour le 3ème trimestre.

Cette production devrait augmenter, selon 47 % des chefs d'entreprises interviewés, et baisser, selon 21 %, précise la note d'information du HCP.

Dans le secteur de l'industrie extractive, les anticipations pour le troisième trimestre 2015 affichent, selon la majorité des patrons, une hausse de la production, imputable à une progression de la production dans les "Autres industries extractives", relève-t-on de même source.

S'agissant de l'industrie énergétique, et selon presque la totalité des chefs d'entreprises, la production connaîtrait une augmentation, portée par une hausse de la "Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné", fait savoir la note HCP, ajoutant que pour l'industrie environnementale, la plupart des industriels prévoient une stabilité de la production, notamment, dans les activités du "Captage, traitement et distribution d'eau".

En ce qui concerne le secteur de la Construction, les anticipations avancées pour le troisième trimestre 2015, font ressortir une stabilité de l'activité selon 61 % des chefs d'entreprises et une hausse selon 23 %.

Cette stabilité résulterait, selon le HCP, de l'effet conjugué de la hausse d'activité prévue au niveau du "Génie Civil" et de la stagnation des activités des "Travaux de Construction Spécialisés" et des activités de "Construction de Bâtiments".

Et de poursuivre que cette évolution serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés pour les deux tiers des chefs d'entreprises.
..................
INDICES MARKIT
(Flashs, 23 septembre)
La baisse des 2 mois précédents est stoppée et la production manufacturière augmenterait fortement, de 2,7 points:
COMPOSITE
51,5 > 50,2 > 51,4.
SERVICES
52.0 > 50,6 > 51,2.
Production MANUFACTURIERE
49,2 > 49,2 > 51,9
INDUSTRIE manufacturière
49.6 > 48,3 > 50,4
Pour rappel, fin de l’année 2014 les indices se promenaient dans les 47,x et 48,x.
a écrit le 29/09/2015 à 13:49 :
Non, le pique de croissance est derrière nous malheureusement. Rendez-vous en fin d'année pour des données corrigées qui prennent en compte la situation réelle de la Chine, du Japon, de l'Asie, de la Russie, du Brésil, du Canada, de l'Afrique du Nord et des pays producteurs de pétrole et de matières premières.
a écrit le 29/09/2015 à 13:49 :
Hollande ne peut relancer l'économie parce que l'état n'a plus les moyens ni la moindre marge de manoeuvre, empêtré dans ses déficits structurels et sa dette monstrueuse, d'avoir la moindre intervention significative. Il n'y a guère que par une libéralisation massive tous azimuts (la loi Macron puissance 10000, la suppression totale du code du travail, une réduction drastique des prélèvements assise sur une réduction non moins drastique des dépenses publiques et sociales...) qu'il pourrait créer les conditions d'une vraie reprise après une phase de purge.
Réponse de le 29/09/2015 à 14:41 :
"l'état n'a plus d'argent":pas d'accord,c'est un discours qu'ils servent pour éviter toute revendication,mais lorsqu'il s'agit de dépenser 4 milliards par ci(aide au développement)2 milliards par la,ça sort tout seul.
a écrit le 29/09/2015 à 13:46 :
Ce n'est pas le problème. M. Hollande a été boycotté dés le début par les vrais hommes de pouvoir, ceux qui créent la richesse et la partagent (s'ils le veulent) en offrant du travail aux autres. Le pacte de responsabilité, une aubaine mais tant qu'il sera au pouvoir, on ne pourra pas avoir confiance. Il faut dire à tous les français que le suffrage universel, ces gens là s'en foutent comme de leur première Pampers. Alors soit vous élisez un politique insipide qui ne dérange personne, et la vie continue, soit vous croyez imposer quelqu'un comme Hollande, et là on ferme le robinet. Réfléchissez la prochaine fois !!
a écrit le 29/09/2015 à 13:40 :
Et je remets 100 francs dans le"nourin". un ane ne deviendra jamais un cheval de course, mais il a Macron il a qu'a l'envoyer a la City en émissaire ??
a écrit le 29/09/2015 à 13:13 :
Tout est lié à la COP21
a écrit le 29/09/2015 à 13:09 :
Trop tard pour récolter des bons points avant 2017, mauvais diagnostique économique, mauvaise politique, et ce président est mal entouré....je continue
Réponse de le 29/09/2015 à 13:55 :
Mauvais diagnostic économique, non, absence totale de diagnostic économique. Juste la conviction quasi mystique que l'histoire repasserait les plats, que la conjoncture mondiale, comme en 1997, permettrait à la France de s'en sortir quasiment sans douleur et sans faire de révisions déchirantes, et qu'en attendant il suffisait de faire le gros dos. C'est raté, on est exactement dans la situation de l'Allemagne du début des années 2000, pas de croissance, explosion du chômage, déficits.... en pire puisque la crise est passée par là.
a écrit le 29/09/2015 à 12:44 :
Il faut dire que la donnée Europe est un sacré boulet dans la balance. Les ajustement nécessaires qu'a besoin d'un pays pour avancer sont impossible dans une zone de libre échange et une monnaie unique. La dévaluation et le protectionnisme sont devenues impossible, ils ne peuvent donc plus servir à réajuster la valeur de la monnaies, la valeur d'un salaire et de gérer l'inflation correctement. Impossible au sein de la zone Euro, en tout cas. Ces deux "armes" ont même été portées au rang de gros mots...

A l'opposer, il y a une plus grande intégration nécessaire pour combler ce manque d'outil. Cependant, il ne faut pas distinguer l'économie et la politique pour cela. Erreur que font les socialistes en ce moment. Faire un ministère des finances au niveau Européen sans faire le reste reviendrais à placer les politiques des pays sous les ordres de ce ministère. Ce qui pourrais être grave, ce serais d'être dirigé par un nommé (le ministre), nommé par un nommé (Junker), nommé par des élus... Où est la démocratie dans ce cas?
Réponse de le 29/09/2015 à 13:40 :
Dans une zone de libre échange et à monnaie unique, dévaluation et protectionnisme sont effectivement des ajustements impossibles, il en existe d'autres comme ceux que s'est imposée l'Allemagne à partir de 2000 et qui lui ont permis de faire redécoller son économie qui s'était encalminée. Et qui reviennent à restaurer la compétitivité, autrement que par des expédients tels que dévaluation et protectionnisme.
Réponse de le 29/09/2015 à 13:42 :
"Ce qui pourrais être grave, ce serais d'être dirigé par un nommé (le ministre), nommé par un nommé (Junker), nommé par des élus... Où est la démocratie dans ce cas? "
Ben justement, Juncker est nommé par des élus (en fait suite à des tractations entre eux), il n'y a donc pas de problème démocratique.
a écrit le 29/09/2015 à 11:38 :
Oui si Hollande cesse d'être socialiste. Pour réussir, il faut redonner de la liberté aux français, arrêter ces leçons de morale permanente. Impérativement réduire les dépenses
publiques qui représentent 57 % du PIB. Baisse des impôts et des charges , liberté de travailler , refonte du code du travail, baisser les dépenses des collectivités locales etc
Bref , laisser respirer le pays qui est asphyxié par la technostructure étatique.
Réponse de le 29/09/2015 à 12:56 :
Ce que vous proposer, c'est de donner l'argent de vos impôts aux patrons directement et sans qu'ils lèvent le pouce. Je vous rappel que c'est ce que nous faisons depuis 40 ans et encore actuellement.

A cour terme cela pourrais fonctionner, mais à moyen terme, nous serions à la case départ et avec un pays plus pauvre car l'argent utilisé pour le fonctionnement de l'état finira dans la poche des actionnaires ou d'entreprise étrangère. C'est ce qu'ils font en Grèce de manière agressive avec les mémorandums. J'ajoute que ce n'est pas de cette manière que les inégalités vont baisser.
Réponse de le 29/09/2015 à 13:37 :
D'accord avec vous pour "arrêtons les leçons ": appliquez le plutôt que de suivre les doctrines ultra libérale anglo-saxonne qui ne crée que désordre et pauvreté . Cherchez de nouvelles voies au lieu de suivre comme une mouton de Panurge tous ces donneurs de leçons qui n'avaient pas vu venir la crise et qui déjà avant nous serinaient de ces idées de réformes . Apparemment la répétition de l'histoire économique ne sert à rien.
Réponse de le 29/09/2015 à 13:54 :
BA a entièrement raison:pression fiscale maximum et qui continue a augmenter,gachis dans les dépenses de l'état.Hollande,tout économiste qu'il a été n'a pas compris qu'il fallait sortir a tout prix de cet enchainement mortifère.Rappelons que la hausse du PIB est entièrement due a la prise en compte de la richesse produite par l'état dans le PIB.Les embauches dans les collectivités continuent a augmenter a un rythme soutenu bien que les ressources diminuent.
Réponse de le 29/09/2015 à 15:11 :
@Apo "Je vous rappel que c'est ce que nous faisons depuis 40 ans et encore actuellement.".. Caricatural. On ne fait que rendre aux entreprises qu'une (petite) partie de ce qu'elles versent. Que vaut-il mieux pour les entreprises, qu'on leur prélève 50, ou qu'on leur prélève 100 et qu'on leur rende 40 ? Ce qu'il faut c'est prélever moins sur tout le monde, et pour ce faire il n'y a pas 36 solutions, il faut que le périmètre de l'état diminue, et qu'il cesse de vouloir s'occuper de tout.
Réponse de le 29/09/2015 à 15:13 :
@gerard : un économiste qui n'a jamais connu le monde de l'entreprise reste un pur théoricien totalement déconnecté du réel.
a écrit le 29/09/2015 à 11:35 :
La plus grande chance de Hollande est la rivalité Sarkozy - Juppé.
Primaires ou pas, les deux se présenteront. Sarkozy parce que c'est sa raison de vivre et qu'il fera le nécessaire pour gagner la primaire - cf Copé.
Juppé parce qu'il n'a plus rien à perdre à 72 ans.
Cela rend crédible un deuxième tour Le Pen - Hollande.
Surtout si Bayroud y va aussi.
Réponse de le 29/09/2015 à 13:43 :
"Cela rend crédible un deuxième tour Le Pen - Hollande." ...et donc l'élection de Marine Le Pen, non ?
a écrit le 29/09/2015 à 11:34 :
bonne analyse
vous pourriez conclure par un ' on recolte ce qu'on a seme', et je peux vous dire que la bonne politique ayrault n'a pas fini de porter ses bons fruits du bon changement !!!
( et aller discuter avec des chefs d'entreprises francaises, ils vous diront ' ce qui va pousser les prochains temps et qui ne sont pas encore dans les modeles macroeconometriques' ;-))))))))))))) )

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