"Gilets jaunes" : cinq thèmes retenus, dont l'immigration, pour le grand débat local
latribune.fr

Edouard Philippe
Reuters
latribune.fr

Edouard Philippe
Reuters
L'exécutif a retenu cinq thèmes, dont la transition écologique, la fiscalité mais aussi l'immigration, pour la grande concertation nationale annoncée par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des "Gilets jaunes". Ou plutôt cinq questions qui doivent cadrer le débat, qui sera ouvert au public et qui devra s'appuyer sur les maries, notamment.
Les modalités précises de l'organisation doivent être présentées dans les prochains jours, mais on sait que la concertation s'achèvera le 1er mars 2019.
Ce matin du 13 décembre, l'Assemblée des communautés de France (AdCF), regroupant 985 intercommunalités qui représentent plus de 80% des Français, s'est dit prête à organiser ce grand débat.
Lors de son discours de réponse au mouvement des "Gilets jaunes" le 10 décembre, Emmanuel Macron avait annoncé de façon inattendue son intention d'élargir ce débat à « la question de l'immigration ». Or, cette question était plutôt reléguée au second plan par le mouvement des "Gilets jaunes".
Dans son rôle, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a estimé mercredi qu'il ne fallait pas avoir peur de mettre sur la table le débat sur la politique migratoire - justifié, selon lui, pour éviter les "fake news" qui ont entouré l'adoption le pacte mondial de l'ONU, dit de Marrakech, sur les migrations.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Ces propos ont soulevé une vague de critiques dans les rangs de l'opposition de gauche et suscité l'inquiétude de certaines associations, dont SOS Racisme, et de syndicats comme la CFDT.
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a pour sa part jugé mardi que c'était "incongru".
Quelques jours après l'annonce d'une série de mesures immédiates destinées à clore la crise des "Gilets jaunes" - qui a notamment contraint l'exécutif à renoncer, pour 2019, à son engagement européen en matière de déficit public -, le Premier ministre Édouard Philippe a appelé à ne pas oublier les enjeux de "temps long".
À lire également
La question de la transition écologique, « on est toujours facilement porté à (la) mettre un peu sur le côté tellement elle est contraignante à court terme mais elle est implacable à long terme », a-t-il souligné. Et concernant la dette, « ce n'est pas une obsession de comptable - et j'ai beaucoup de respect pour les comptables - ce n'est pas une obsession magique de tel ou tel chiffre », a-t-il poursuivi. Il s'agit de notre « capacité à laisser une situation à nos enfants qui leur permette d'être maîtres des choix qu'ils auront à faire, y compris budgétairement. »
(avec AFP et Reuters)
latribune.fr
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?