Les territoires d'industrie, l'autre réponse à la crise des "Gilets jaunes"

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Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, lors d'une visite de la chaîne de montage du DS7 Crossback de Citroën chez PSA à Sausheim, près de Mulhouse (Alsace), fin février.
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, lors d'une visite de la chaîne de montage du DS7 Crossback de Citroën chez PSA à Sausheim, près de Mulhouse (Alsace), fin février. (Crédits : Reuters)
Alors que s’ouvre ce lundi la Semaine de l’industrie, le gouvernement accélère son action en faveur des territoires victimes de la mondialisation. En ciblant 136 territoires d’industrie, l’État veut apporter une réponse à la crise sociale des « Gilets jaunes » en jouant la carte des villes moyennes. Plus de 29 territoires pilotes devraient signer ce printemps des contrats de projets industriels, pilotés par les régions. L’État met sur la table 1,3 milliard de financements, dont 100 millions par an via la Banque des territoires.

En novembre 2018, Édouard Philippe avait réuni une partie du gouvernement sous l'immense coupole du Grand Palais pour dévoiler en grande pompe la nouvelle carte des territoires d'industrie, définis comme cible prioritaire pour une action de revitalisation. Après avoir rappelé le passé industriel du site du monument parisien, le chef du gouvernement avait souligné « qu'il n'y avait pas de grande puissance économique sans grande puissance industrielle ». Façon de rappeler que la France et ses élites avaient trop eu tendance au cours des vingt dernières années à abandonner toute ambition dans ce secteur.

Une reprise bien fragile

Novembre 2018, le mouvement des « gilets jaunes » venait de débuter quelques jours plus tôt sur les ronds-points, rendant soudain visible la souffrance des territoires marqués par des années de désindustrialisation et de disparition de l'emploi.

Quatre mois plus tard, à l'heure de clôturer le Grand Débat ce vendredi 15 mars, le pays retient son souffle en attendant les décisions du président de la République, d'ici avril, dit l'Élysée. Mais l'industrie, elle, continue de souffrir, et ce, malgré le fort volontarisme affiché par Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher à Bercy pour affronter des dossiers difficiles.

Si le nombre d'ouvertures d'usines est supérieur aux fermetures depuis deux ans et que le solde des emplois est positif, cette reprise reste bien fragile. Selon de récents chiffres du cabinet Trendeo, le solde des ouvertures et des fermetures enregistré entre novembre et janvier est négatif et les révisions à la baisse des prévisions de croissance de la Banque de France pour le premier trimestre (0,3% contre 0,4% précédemment) ne devraient pas arranger les choses.

« Le détail par région fait apparaître l'importance des dégâts dans les régions d'industrie traditionnelle liées à l'automobile, depuis le Centre jusqu'au Nord en passant par l'Île-de-France », souligne le cabinet.

Les décennies de mondialisation, de délocalisations, d'échecs de politique industrielle, de gains de productivité liés au progrès technique et de choix des consommateurs ont plongé tout un secteur dans le marasme.

Plusieurs dossiers font la une de l'actualité. L'aciériste Ascoval dans le Nord est toujours à la recherche d'un repreneur après la défection du groupe franco-belge Altifort. « Il y a aujourd'hui des gens sérieux qui regardent le dossier : on en reparle le 27 mars », a déclaré le 12 mars la secrétaire d'État à l'Industrie. Mais elle reste prudente sur ce dossier alors que les salariés sont échaudés.

Autre revers, l'usine Ford de Blanquefort va stopper sa production de boîtes de vitesses en août prochain. Bonne nouvelle néanmoins, le groupe aéronautique français Safran a annoncé, mardi 12 mars, la création d'une nouvelle usine de fabrication de pièces en 3D au Haillan, en Gironde. Deux cents postes seront créés. L'industriel précise que 30 à 50 salariés licenciés par Ford Aquitaine Industries pourront être embauchés s'ils le souhaitent . Le ministère de l'Économie fait aussi feu de tout bois pour voler au secours de la filière automobile, avec qui il a tenu, lundi 11 mars, une réunion de crise à Bercy pour tenter de préparer les constructeurs à assurer une transition vers des véhicules plus propres, et l'usine Bosch de Rodez subit de lourdes difficultés avec la crise du diesel.

Face à toutes ces difficultés, le gouvernement veut redéployer ses forces à travers les territoires. Une nouvelle politique qui vient après de nombreux plans qui peinent à produire leurs effets. Ce n'est pas la première fois que l'État est au chevet de l'industrie. Pour se limiter aux dernières années, l'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait lancé ses 34 plans pour la « Nouvelle France Industrielle » en 2013 et Emmanuel Macron alors ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique avait lancé son projet « Pour l'industrie du futur » autour de cinq piliers en 2015. Ces différentes opérations de reconquête n'ont pas vraiment empêché les usines de fermer.

Un plan territorial pour relancer l'industrie

À quelques jours de la semaine de l'industrie, qui ouvre lundi, le gouvernement est attendu au tournant et multiplie depuis quelques jours les annonces pour inverser la donne. Pour piloter la nouvelle stratégie industrielle, le gouvernement a nommé Olivier Lluansi, délégué général aux Territoires d'industrie, auprès du Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) et la Direction générale des entreprises (DGE).

Des moyens nouveaux sont mis sur la table : le ministère de la Cohésion des territoires, le secrétariat d'État auprès du ministre de l'Économie et plusieurs opérateurs (Banque des territoires, Bpifrance, Business France et Pôle emploi) ont annoncé une enveloppe de 100 millions d'euros par an d'ici à 2022 pour investir dans les projets de territoires d'industrie. La Banque des territoires, une marque de la Caisse des dépôts et consignations, devrait « appuyer surtout des écosystèmes industriels locaux ».

Lors du Conseil national de l'industrie (CNI) mardi 5 mars en marge du salon Global Industrie à Lyon, Bruno Le Maire a appelé à une accélération des efforts pour une « reconquête industrielle » de la France fondée sur l'innovation et les technologies numériques, mais il a prévenu que « l'industrie 4.0 » ne se ferait « pas sur les ruines de l'industrie du passé ». L'enveloppe annoncée par le gouvernement doit permettre d'intervenir « sur les enjeux majeurs du foncier et de l'immobilier industriel, la reconversion des friches, le numérique, l'écologie industrielle, les transports et la mobilité ».

Lancés en janvier, 29 territoires ont été sélectionnés pour une première phase d'expérimentation. À l'issue de cette période de deux mois, ces zones géographiques devraient être en mesure de signer avec l'État et les Régions des contrats de territoire d'industrie lors de la semaine de l'industrie. Cette logique contractuelle devrait permettre de doper des projets « sur des thématiques aussi variées que l'orientation vers les métiers de l'industrie, l'alternance, la promotion et l'accompagnement à l'export, ou encore la transition énergétique des filières industrielles », souligne le gouvernement. Le but est évidemment d'étendre le dispositif à l'ensemble des territoires.

En parallèle, « il y a tout un travail par filière et par activité au travers des contrats stratégiques de filière pour booster la croissance des PME, pour réunir nos forces pour l'innovation », avait expliqué la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher lors d'une récente conférence de presse.

Lors de son intervention à l'exposition L'Usine extraordinaire, à la fin de l'automne, Édouard Philippe avait précisé que la carte des territoires d'industrie « n'est ni figée, ni fermée. Elle est plus un début qu'une fin et c'est aux acteurs locaux qu'il reviendra de l'affiner ». Depuis, la liste s'est allongée avec 12 territoires supplémentaires, ce qui porte à 136 le nombre des sites concernés. « Dans le respect du principe de ciblage, le Premier ministre avait souhaité laisser aux comités de pilotage régionaux, présidés par les présidents de conseils régionaux, la souplesse nécessaire pour adapter au mieux la carte aux enjeux de terrain », souligne le ministère de la Cohésion des territoires.

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Carte, territoires d'industrie

(CLIQUER POUR AGRANDIR LA CARTE. La carte réactualisée des territoires d'industrie. Depuis le 5 mars, les Territoires d'industrie sont au nombre de 136, au lieu des 124 annoncés au Conseil national de l'industrie du 22 novembre. Sources : CGET, DGE 2019 - Réalisation : CGET 2019)

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L'enjeu décisif de la formation

Les industriels pointent régulièrement le déficit de main-d'oeuvre qualifiée dans l'industrie. Dans un baromètre réalisé par BPI et Rexecode en 2018, 52 % des dirigeants de PME estiment que les difficultés de recrutement constituent le principal frein de croissance des entreprises. « Les difficultés proviennent majoritairement de candidatures correspondant aux attentes en matière de qualification ou au manque d'expérience des candidats. » La secrétaire d'État avait abondé dans ce sens ajoutant que « l'enjeu principal » pour la croissance de l'industrie est le recrutement, à l'issue de la première assemblée générale des « territoires d'industrie » début mars.

« C'est le point de blocage de la croissance de l'industrie. » Pour répondre à cet enjeu stratégique, Pôle emploi doit mettre en oeuvre un nouvel outil de visualisation de données Formadiag, qui doit permettre de mieux identifier les besoins en formation des territoires. Chacune des zones sélectionnées pourra également bénéficier d'un conseiller référent unique sur ces questions-là. Si ces annonces ne sont pas les seuls leviers existants, elles paraissent maigres au regard des enjeux.

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POUR ALLER PLUS LOIN

LIRE l'entretien avec Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État chargée de l'industrie : "L'industrie, ce sont des emplois situés à 70% dans les territoires en dehirs des grandes villes"

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ZOOM

La Semaine de l'industrie, c'est quoi ?

Parrainée cette année par l'astronaute Thomas Pesquet, la semaine de l'industrie doit se dérouler sur tout le territoire français du 18 au 24 mars. Au programme, visites d'entreprises, job dating, forum des métiers, interventions en classe. L'objectif revendiqué par les organisateurs est de susciter des vocations pour l'industrie. L'année dernière, plus de 360.000 visiteurs s'étaient rendus à près de 3000 événements organisés pendant une semaine. Pour cette édition 2019, la Direction générale de l'entreprise (DGE), qui pilote cette manifestation, espère 485.000 participants.

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Commentaires
a écrit le 18/03/2019 à 23:08 :
Bonne idée , et aussi restaurer les ateliers nationaux pour fabriquer à bas prix .
a écrit le 18/03/2019 à 20:01 :
Encore un Gosplan de nos pseudo élites biberonnées au socialo-communisme. Il ne leur viendrait jamais à l'idée qu'en foutant la pais aux gens , en leur laissant ce qu'ils gagnent, (oh horreur) les industries se recréeraient, ainsi que les emplois.
a écrit le 18/03/2019 à 18:56 :
L'état va recruter tous les grenouilleurs, les chasseurs de primes et autres prêts bonifiés voire subventions c'est à dire les gens capables de remplir des dossiers correspondants aux desiderata des banques, établissements financiers et autres politiques , l'inverse de ce qui se passe aux USA (impôts + faibles et nombre de fonctionnaires par habitant au plus juste, c'est à dire 3 fois moins qu'en France = disponibilités de fonds nettement plus conséquents qu'ici)
Réponse de le 18/03/2019 à 20:39 :
Si on alignait nos aides sociales sur celles des Usa, c'est à dire presque rien. On pourrait réduire considéra le ment le nombre de nos fonctionnaires. CHICHE., ON Y VA. 3MILLIONS DE FONCTIONNAIRES EN MOINS . OK ?
a écrit le 18/03/2019 à 17:59 :
Les usines qui fument !!! A défaut de leurs cerveaux !
a écrit le 18/03/2019 à 17:49 :
Stupéfiant d'anerie! La reponsr aux émeutiers en jaune cest le baston et la taule pour les Drouet et consorts.
a écrit le 18/03/2019 à 16:15 :
pour réindustrialiser il faut arreter avec le libre échange métre des frontieres et du protéctionisime avantager nos territoires
le reste ce son des paroles en l aire et des voeux pieux qu n entend depuis des années
a écrit le 18/03/2019 à 15:15 :
Dommage que "le pouvoir" n'y ait pas pensé avant ! Ré industrialiser est une priorité. Pour le faire avec un minimum d'incidence sur le niveau de rémunération des populations d'ouvriers et d'employés, il faut relever les protections aux frontières contre les importations en provenance des pays à faibles contraintes sociales et environnementales.
Ne me faîtes pas croire que le gouvernement va s'y résoudre. Encore de la poudre aux yeux, avec à la clé un financement de placébos au moyen de l'endettement national.
a écrit le 18/03/2019 à 13:25 :
Ces politiques adeptes des GOPE qui ont dévitalisé le pays en délocalisant à l' est, ou laissés faire (députés, sénateurs) devraient impérativement se voir confier un ..CDD et être éliminés en cas de nouvel échec, voilà la solution pour changer la donne. Ils comprendraient enfin qu' il faut se mettre à lutter contre les les conséquences de l' UE plutôt que vendre les bijoux de famille (ADP,française des jeux, etc...) du pays France.
L' appartenance à l' UE, c' est 56000 Euros de perdus par français sur une génération.
Cette étude, co-signée par Alessandro Gasparotti et Matthias Kullas du Centre pour Politique Européenne (CEP ou Centrum für Europäische Politik) de Freiburg prétend montrer en effet que l'introduction de l'Euro aurait coûté depuis 1999 et jusqu'en 2017, en sommes cumulées, 3591 milliards d'Euros à la France, 4325 milliards pour l'Italie et 424 milliards à l'Espagne, alors que l'Allemagne aurait gagnée 1893 milliards d'euros et les Pays-Bas 346 milliards. Divers journaux ont cité cette étude comme le Figaro ou Sud-Ouest ou encore Les Echos ...

La relocalisation d' emplois industriels dans ce contexte d' une prévalence de l' article 63 du TFUE qui organise ces délocalisations est juste une hérésie...
a écrit le 18/03/2019 à 12:18 :
' paris et le desert francais', c'est un rapport qui date des annees 60, non?
donc sur un coup de baguette magique, le jacobinisme va s'evaporer et ca va se passer differemment! mais oui, bien sur!
a écrit le 18/03/2019 à 11:57 :
Bonne idée . Il faudrait de plus viser les relocalisations .
a écrit le 18/03/2019 à 11:48 :
Proposition d’idee Pour faire Baisser de 500.000 à 1.000.000 le nombre de chômeurs et résorber le déficit public chronique.

C'était ce que j'avais écrit comme contribution au grand débat : "Le grand débat national pour vous soumettre une idée qui me tient à cœur et dont je suis sincèrement convaincu qu’elle apportera une solution aux plus grands problèmes de notre pays. Nos malheurs actuels ont pour cause profonde le chômage de masse endémique combiné à des déficits publiques constants et une dette publique abyssale.

Un pays sans usine est voué au déclassement dans la mondialisation des échanges et l’emergence des nouvelles puissances de demain. Une multitude de produits ne sont plus du tout fabriqués en France en raison d’un coût de main d’oeuvre trop élevé comparé à d’autres pays. Tel que par exemple les jouets, les chaussures, les vélos, les articles de décoration, les canapés etc.... parfois 80 % de ces produits viennent d’asie. Et par extension pour tout produit manufacturé qui recquiert une part de main d’oeuvre Importante sa fabrication a disparu de France.

C’est pourtant la que ce trouve les potentiels d’emplois. Mais pour cela il faut oser faire différemment. Un vrai changement. Faire table rase de toute l’architecture de fonctionnement de nos structures qui ont complexifié et rendu inefficace nos modèles économiques. Mon idée est de s’insprirer des associations dans les secteurs d’aides à la personne pour le fonctionnement simplifié en le combinant à la suppression des charges sociales. En instituant une nouvelle type de structure: l’association productive. Elle pourra se constituer uniquement pour le secteur productif et pour des produits bien définies dont la fabrication a quasiment disparu en France. Le marché visé est celui du mass- market. Il n’y aurait donc pas de concurrence avec des entreprises classiques et celles encore existantes dans des niches telles que le haut de gamme ou le très spécialisé.

Ces associations seraient exemptées de toute charges sociales pour les salaires versés. Qui représentent actuellement de l’ordre 77 % du coût de main d’oeuvre. Et qui de fait rend ces produits non compétitifs. L’IS, la tva, et les reste des impôts pourraient ou non être appliqués.

L’avantage est de retrouver la compétitivité perdue de la fabrication de ces produits par rapports à ceux des pays à faible coût de main d’oeuvre. Et même s’il n’y a pas de rentrée de charges sociale le coût global pour la collectivité s’en trouvera amoindris car il n’y aura par exemple plus de RSA ou indemnité de chômage versé aux inactifs qui seront employés dans ces associations productives. Des critères peuvent être élaborés tant au niveau du fonctionnement de la structure, de sa direction, des employés pouvant y être recrutés, du traitement des bénéfices éventuels réalisés. Par exemple le capital de ces structures pourrait n’etre ouvert qu’a ceux qui seront effectivement actifs dans l’association. Les communes pour attirer les investissements correspondants, pourraient accorder des parcelles foncières à des prix avantageux. L’essentiel étant que le modèle productif de ces structures ne soient pas trop mécanisées et exige une part dominante de main d’oeuvre par rapport au capital."
Réponse de le 19/03/2019 à 11:56 :
"Et même s’il n’y a pas de rentrée de charges sociale"

Les cotisations sociales, souvent appelées de manière impropre charges sociales correspondent à une part socialisée du salaire, c'est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses afin d'être redistribuée. Les cotisants bénéficient en contrepartie d’une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles. Cette contrepartie peut être immédiate (risque immédiat), ou différée : le salarié touche une pension à l'âge de la retraite. Tu n'es pas contre j'espere ?
Réponse de le 19/03/2019 à 14:36 :
A "reponse de la chose". Je ne suis contre aucune contrepartie à visée de protection sociale dans la mesure ou le système est équilibré avec des proportions raisonnables qui a du sens. Il en perd lorsqu'une immense partie de la population ne vie (ou survie) que de ces aides. Il n'y que l'activité et le travail qui produit les richesses à redistribuer. Lorsque ce qu'il faut redistribuer dépasse la capacité de production des actifs le système tel que nous le connaissons et vivons se grippe. Ave son lot de sur- impositions, prélèvements et taxations en tout genre qui ont fait de notre pays le quasi- champion mondial.

Quel sens donnes tu (je me permet de te tutoyer par contrepartie), au système des aides lorsqu'il y a 2 Millions de bénéficiaires de RSA, 3 Millions de chomeurs, 7 millions de bénéficiaires des APL et j'en passe...? Il est normal d'aider, mais purement anormal que l'état de l'économie tire vers la bas autant de personnes sans arriver à créer suffisamment d'emploi.


Dans mon idée de supprimer toutes les charges sociales sur salaire ne vaut que pour les secteurs industriels disparus en France afin de recreer un tissus industriel qui nous fait tant défaut. Effectivement rien n'est collecté sur ces salaires, mais en même temps comme rien n'est versé en RSA ou indemnité chômage les finances publiques s'en trouvent amélioré. Et une dynamique de production de richesse et de croissance sans trouve relancé.
a écrit le 18/03/2019 à 11:47 :
Plutôt que piailler et attendre l'argent de l'état, c'est aux territoires de se lancer dans la bataille, nous gens de l'ouest, Bretagne et pays de la Loire nous sommes passés en 70 ans des régions les plus pauvres de France avec un chômage, un manque de logements, une pauvreté dont on n'a maintenant pas la moindre idée, un salaire dans le bâtiment à euro/ francs constants, sur 50h environ 250€ et la bouffe 2x plus chère, nous c'était un oeuf pour 2, et puis on s'est mis au boulot pour devenir des régions riches avec peu de chômage et même un gros manque de personnel, on voit partout des annonces : recherche! Des artisans qui ferment par manque de personnel.
1500 annonces sur la Sarthe, le département le plus pauvre, des entreprises obligées de former leurs employés , ça donne une idée des autres.

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