L'impact salvateur des mesures « gilets jaunes » sur la croissance

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17 milliards d'euros pour éteindre l'incendie. Pour mettre fin à la révolte des « gilets jaunes », le gouvernement a procédé à une injection massive d’argent public qui a soutenu la demande 
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17 milliards d'euros pour éteindre l'incendie. Pour mettre fin à la révolte des « gilets jaunes », le gouvernement a procédé à une injection massive d’argent public qui a soutenu la demande intérieure. (Crédits : Lilian Auffret/Hans Lucas)
Même si l'activité commerciale et les métropoles ont souffert, les décisions prises en faveur du pouvoir d'achat ont permis à l'économie française de résister au ralentissement en Europe.

Le samedi 17 novembre 2018, la colère des « gilets jaunes », née de la hausse d'une taxe sur les carburants, avait surpris la France par son ampleur et son intensité. Au lendemain d'une mobilisation inédite de près de 290 000 personnes, et des violences ayant fait plus de 400 blessés, le Premier ministre Édouard Philippe affirme : « Le cap est bon, nous allons le tenir. »

Quelques semaines plus tard, après une journée de barricades sur les Champs-Élysées et la dégradation de l'Arc de triomphe le 1er décembre, à Paris, Emmanuel Macron renonce à la hausse de la taxe carbone et annonce un plan d'urgence pour le pouvoir d'achat.

Lire aussi : "Gilets jaunes" : Édouard Philippe détaille les mesures

Un an après ces samedis explosifs, le mouvement des « gilets jaunes » a fortement décru. Le gouvernement a réussi en partie à éteindre l'incendie avec 17 milliards d'euros de mesures favorables aux classes moyennes décidées entre décembre 2018 et à l'issue du Grand débat, en avril 2019.

Cette injection d'argent public a soutenu la demande intérieure, restée suffisamment robuste pour éviter une déroute de l'économie. Mais la situation sociale reste tendue : la transformation radicale de l'assurance-chômage et la prochaine réforme des retraites pourraient gonfler les rangs des manifestants lors de la grève interprofessionnelle du 5 décembre. L'Assemblée des « gilets jaunes » réunie le 2 novembre à Montpellier a appelé à rejoindre les syndicats. Le spectre de l'hiver 1995 plane sur la France.

Lire aussi : Grève du 5 décembre: les "gilets jaunes" appellent à rejoindre la manifestation contre la réforme des retraites

Une production relativement peu affectée

Pour autant, les conséquences de ce mouvement social inédit sont restées relativement limitées sur la croissance. Selon l'Insee, les manifestations ont ôté 0,1 point à la croissance du PIB au dernier trimestre 2018. Un chiffre qui n'a pas changé selon Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l'Insee.

« Sur le plan macroéconomique, l'effet apparaît relativement modéré. Au niveau de la production manufacturière, des problèmes d'approvisionnement ont pu être ponctuellement constatés mais au total, elle semble avoir été relativement peu affectée. Au niveau de la consommation, la dernière estimation est une progression de 0,4 % pour le dernier trimestre 2018. »

Surtout, les performances économiques de la France ont été supérieures à celles de ses voisins européens. « Même au quatrième trimestre, nous ne sommes pas en deçà de la moyenne de la zone euro. Les premières estimations du PIB du dernier trimestre 2018 ont été décevantes mais elles ont été revues à la hausse. C'est difficile de voir un effet extrêmement marqué sur la croissance », abonde Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Lire aussi : L'économie française résiste malgré la stagnation en zone euro

« Pour la première fois depuis six ans, la France passe au-dessus de la moyenne de la zone euro en 2019 et 2020 », ajoute-t-il, alors que la croissance en Allemagne et en Italie reste au point mort depuis plusieurs trimestres (voir graphique ci-contre). Certaines communes et entreprises ont dû faire face à des dégâts matériels sévères. À l'été, les assureurs avaient indemnisé pour environ 217 millions d'euros de préjudices selon le rapport parlementaire des députés de la majorité Jean-René Cazeneuve et Roland Lescure, rendu public le 17 juillet dernier. « Ces coûts sont les plus visibles, mais ils ne représentent qu'une partie minoritaire du total des pertes subies par les entreprises », soulignent-ils. Au niveau sectoriel, le commerce de proximité dans les centres-villes a été particulièrement touché avec des pertes de chiffre d'affaires de l'ordre de 20 % à 30 % par rapport à l'année précédente.

PIB : La France devance tous ses voisins

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L'activité touristique durement touchée

Du côté des centres commerciaux, les déficits de chiffre d'affaires sont estimés à 2 milliards d'euros, sachant que ceux situés en périphérie de certaines villes comme Bordeaux auraient bénéficié d'une hausse d'activité lors des samedis de mobilisation. En outre, le commerce en ligne a pu générer de l'activité.

L'autre secteur le plus durement touché a été le tourisme. Les établissements hôteliers et l'hébergement-restauration ont enregistré une baisse de 2,5 % au cours du premier trimestre 2019, sans compter les annulations du mois de décembre. Sur le front de l'emploi, 5 283 demandes d'activité partielle en lien avec le mouvement des « gilets jaunes » ont été validées par le ministère du Travail. Celles-ci ont concerné 75.277 salariés. En outre, 3.225 entreprises ont reçu des indemnisations spécifiques pour un montant de près de 13 millions d'euros.

Lire aussi : Le mouvement des "Gilets jaunes" fait fuir les touristes selon l'Insee

Pour éteindre la gronde des ronds-points, Emmanuel Macron a multiplié les mesures socio-fiscales en faveur du pouvoir d'achat des Français. Elles sont évaluées à environ 17 milliards d'euros pour 2019 et 2020 en prenant en compte la baisse de 5 milliards d'euros de la fiscalité sur le revenu.

« Pour l'année 2019, l'Insee s'attend à une progression du pouvoir d'achat des ménages de 2,3 %. Par unité de consommation, c'est une progression de 1,8 %. C'est la variation de pouvoir d'achat la plus élevée depuis douze ans », affirme Julien Pouget.

Un rebond attendu du pouvoir d'achat

Les mesures budgétaires mises en oeuvre par le gouvernement à la suite de la révolte des « gilets jaunes » ont eu « un impact très positif sur la croissance du PIB en 2019 », selon l'OFCE.

« Elles ont été ciblées sur la classe moyenne avec la prime d'activité, la défiscalisation des heures supplémentaires, la baisse de la CSG pour certains retraités. Ces mesures ont eu un effet significatif sur le pouvoir d'achat en 2019 et 2020. En 2020, il y a également les mesures issues du grand débat avec la baisse de la fiscalité sur les ménages et la réindexation des retraites jusqu'à 2000 euros », rappelle Mathieu Plane. Au total, le centre de recherches rattaché à Sciences Po Paris estime le gain à 0,3 point de PIB pour 2019 et à 0,2 point en 2020. Ces mesures contra-cycliques, qui sont intervenues à un moment où l'économie européenne tournait au ralenti, ont permis à la croissance française de résister.

Lire aussi : Heures supplémentaires, primes, CSG : quel bilan pour les mesures "d'urgence" post-gilets jaunes ?

La hausse du pouvoir d'achat des ménages et la baisse du prix de l'énergie n'ont pas eu de répercussions massives sur la consommation au cours de cette année. Si elle devrait légèrement accélérer en 2019, (1,1 % contre 0,9 % en 2018), c'est surtout l'investissement des entreprises et des collectivités locales qui a été dynamiques à l'approche des élections municipales. Les économistes de l'Insee s'attendent néanmoins à un nouveau rebond du pouvoir d'achat en fin d'année avec la seconde vague de la baisse de la taxe d'habitation.

« La grande question est de savoir si les ménages vont reprendre des comportements davantage en phase avec leurs revenus. Le troisième trimestre 2019 montre que la consommation a été encore assez peu dynamique par rapport au pouvoir d'achat. Traditionnellement, quand il y a un choc positif ou négatif sur le pouvoir d'achat, la consommation met du temps à réagir », précise Mathieu Plane.

En attendant, les Français ont préféré épargner massivement (voir graphique ci-contre). Ce comportement reste difficile à expliquer pour les économistes interrogés alors que les taux d'intérêt restent très bas et que le rendement de l'épargne est faible, voire nul. « Généralement, l'épargne de précaution augmente avec le chômage. Alors qu'en ce moment, le chômage a tendance à baisser. Cette incertitude est liée au climat social, à la multiplication des réformes comme les retraites ou celle de l'assurance-chômage. Les Français sont très loin de connaître les modalités de la transformation du modèle de retraite »,conclut l'économiste de l'OFCE.

Infographie H310 Taux d'épargne des Français en %

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Commentaires
a écrit le 18/11/2019 à 11:23 :
comme quoi, tout en ayant fait l'ena....il faut les GJ pour comprendre, même si c'est une molle croissance, sinon s'aurait été du négatif (encore que les chiffres disent ce qu'on veut leur faire dire....)
a écrit le 18/11/2019 à 9:48 :
Une croissance de misère en trompe l'oeil puisque essentiellement basée sur la dette avec augmentation du déficit budgétaire.
D'autant plus qu'une partie des ressources fiscales sensées le compenser ont disparus avec la suppression de l'ISF et du plafonnement de la taxation des revenus financiers.
Côté positif teinté d' opportunisme : l'augmentation du PA des classes populaires tt en les soulageant sur les fins de mois difficiles, booste leur propension à consommer et dc alimente mécaniquement la croissance.
Ça va surtout retarder la remontée prévisible du chômage à partir de 2020 avec la chute brutale conjoncturelle d'un facteur 2.5 à 3 des créations d'emplois par rapport à 2017/2018.
L'attractivité s'est elle accrue avec ces avantages fiscaux accordés aux personnes physiques les plus favorisées ??
Peut-être à la marge, avec les qcqs délocalisations des emplois financiers HT de gamme de la City liés au Brexit, ce qui ne profite à priori qu'à Paris et à son immobilier de luxe.
C'est dérisoire à l'échelle du pays surtout comparé à la catastrophe sociale et économique engendrée !!
Le véritable enjeu est surtout de voir comment alléger voire supprimer ts ces impôts de production et l'IS (les + élevés en UE) qui freinent véritablement l'attractivité du pays et handicapent lourdement la production industrielle seule capable de créer une richesse durable et vertueuse ds les territoires.
Encore un ex navrant : la préférence de Tesla et de sa gigafactory chez les Teutons malgré le déploiement massif du lobby national sur ce projet, et le fait que le patron de la production auto soit Français...
Le Maire et Darmanin, voilà un boulot qui correspond tt à fait à ce qu'on attend de vos fonctions !!!
Réponse de le 18/11/2019 à 17:09 :
Piquer aux riches pour donner aux pauvres. C'est l'école de Sherwood fondée par Robin des bois. On ne sait pas si elle a fonctionné, mais à l'époque les pauvres n'achetaient pas des produits fabriqués à l'étranger.
Pour que ca marche il faudrait fermer hemétiquement les frontières et on peut douter que ca crée de la croissance.
a écrit le 17/11/2019 à 21:01 :
Cela montre juste comment fonctionne le pays, et comment la logique du pouvoir produit des non sens que la population finalement permet d'en faire démonstration.

Le titre explique un paradoxe qui est a mon avis l'exemple permettant aussi de voir comment les crachats qu'on pu avoir ces participants dans les posts, est finalement le meilleur moyen de montrer que lorsque les liens se font par la citoyenneté cela marche.

Mais dans un pays ou il y a un pharaon, disons que c'est plus difficile. Surtout si celui ci se sent proche des divinités (jupitériens), disons cela montre aussi a quel point l'arrièrisme des instititions, de ceux qui les tiennent n'ont aucun rapport dans la politique économique.

Et surtout finalement comment le peuple, car je l'appelle ainsi remet chacun devant la réalité de ces actions par la démonstration! ah ah ah ah
a écrit le 17/11/2019 à 19:44 :
si je ne peux pas répondre au double trollage du multipseudos vous virez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas.
a écrit le 17/11/2019 à 19:44 :
si je ne peux pas répondre au double trollage du multipseudos vous virez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas.
a écrit le 17/11/2019 à 19:43 :
si je ne peux pas répondre au double trollage du multipseudos vous virez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas.
a écrit le 17/11/2019 à 16:57 :
La croissance se calcule sur une masse dont les revenus constituent la plus grande part.
Il est donc très facile d'avoir de la croissance : il suffit d'augmenter les revenus.
Ensuite, évidemment il faut trouver l'argent, en empruntant, en faisant tourner la planche à billets et en piquant le reste chez ceux qui n'ont pas tout dépensé. Sinon la croissance retombe.
Cette croissance, c'est celle du mourir ensemble. Les vieux et les jeunes s'en moquent. C'est au milieu que ça finira par craquer : chez ceux, de plus en plus rares, dont le travail se traduit encore par de la valeur ajouté. De la vraie valeur, pas celle des millions d'emplois fictifs créés dans des "services" imposés, inutiles ou nuisibles, qui entravent la croissance.
a écrit le 16/11/2019 à 20:22 :
Mouais... la France fait sur un an mieux que l'Allemagne, +1,3% contre +0,5%, soit 0,8% de PIB ce qui pour la France représente...17 milliards. Autrement dit la surcroissance de la France ce n'est que ce que l'état a injecté, sans aucun effet de levier.
Il eût été moins coûteux et plus efficace de simplement "lâcher" sur les hausses de taxation des carburants et du gaz, et de revenir sur celles de 2017 et 2018.
a écrit le 16/11/2019 à 11:59 :
Moi aussi l'avenir de vos enfants m'importe peu et je voudrais donc que l'Etat me donne plus pour consommer plus, détruire plus vite notre environnement vital et laisser encore plus de dettes après ma mort.
a écrit le 16/11/2019 à 11:29 :
Ces mesures sont intégralement financées par la dette. Elles ne sont donc pas salvatrices. Elles n'ont fait qu'acheter provisoirement la paix sociale. Une dette n'est utile à l'économie que si elle sert à l'investissement qui par ses revenus futurs permet de l'amortir.Sinon la dette de consommation courante n'est qu'impôt différé qui sera payé soit par les mêmes bénéficiaires soit par leurs enfants. Et des impôts ainsi différés, nous en avons en stock, même un très gros stock - 2100 MILLIARDS d'Euros que nous alimentons dans l'indifférence voire dans l'allégresse générale tous les jours. Alors, toujours salvatrice ?
Réponse de le 16/11/2019 à 14:03 :
@ Tototiti
On est d'accord sur le principe...mais on fait autrement...comment? Peut être que c'est reculer pour mieux sauter dans le vide, mais si du jour au lendemain on ne met plus de l'huile dans les rouages tout va se gripper et le moteur casser. Et je vous le donne en mille : Qui va en subir les conséquences tout le monde...sauf les riches et mieux encore les très riches qui vont profiter de la situation.
Quant à "la dette", aux dettes cumulées dans le Monde, elles sont tellement colossales qu'elles ne seront JAMAIS remboursées....sauf si une petite guerre venait à passer par là, qui remettrait les compteurs à zéro.
Pour l'instant, personne ne veut cela, mais ça pourrait ne pas durer, l'Histoire nous apprend que les hommes sont assez fous...et que l'Histoire ne leur apprend jamais rien ! En espérant être pour longtemps démenti.
Réponse de le 17/11/2019 à 21:07 :
Pourquoi, vendre les actifs sociaux aux financier souvent après avoir renflouer ou pris la dette va être une solution?

C'est le peu d'actif que les générations a venir n'aurons pas !

Et je pense que c'est plus néfaste qu'un rapport de force nécessaire devant des politiques qui n'ont plus aucune forme d'intérêt pour le peuple, car cette argent ne va pas non plus pour la dette.

Et ces sommes sont bien plus importante! le CICE! 24 milliards en années pleines. Je ne crois pas que les bénéficiaires produisent autre chose que de l'argent dans un marché a taux négatif, cela en dit long sur le retournement a venir et donc la responsabilité de type politique qui est en ce moment a l’œuvre.

Du coup l'histoire de la dette, c'est un peu juste de relever cet élément.
Elle n'est dores et déjà pas de la responsabilité de la génération naître, et c'est pour autant le cas, donc......
a écrit le 16/11/2019 à 11:02 :
17 milliards a credit, tout de meme.
Les generations futures du pays France vous maudiront de votre incurie.
a écrit le 16/11/2019 à 9:43 :
La recherche à tout prix de la croissance est une erreur énorme, cela ne fait que remettre la future crise financière à plus tard. Celle-ci n'en sera que plus violente. Le gouvernement n'aurais jamais dû céder face aux gilets jaunes.
a écrit le 16/11/2019 à 9:35 :
Vérité de base: Donnez 100 euros à quelqu'un qui en a besoin et ces 100 euros partiront immédiatement alimenter l'économie réelle, donnez 100 euros à un méga riche et ils partiront immédiatement dans leurs paradis fiscaux, oui j'utilise le pluriel parce que possible que selon l'exercice comptable ils aient besoin de fragmenter cette somme vu quel stade particulièrement avancé ils ont atteint dans l'évasion fiscale.
Réponse de le 16/11/2019 à 11:05 :
A citoyen.
Inutile de fragmenter une somme x ou y pour la planquer ou la defiscaliser.
Il existe des mecanismes bancaires tres simples et difficiles a tracer.
Réponse de le 16/11/2019 à 11:34 :
"Il existe des mecanismes bancaires tres simples et difficiles a tracer. "

Avec une UE qui s'est faite chantre du dumping fiscal cela ne m'étonne pas mais merci de le préciser.
Réponse de le 16/11/2019 à 18:12 :
"Il est prouvé"

Tu y es presque ! De grâce sors nous enfin une preuve !

Mais comme en plusieurs années tu ne l'as jamais fait en attendant je te signale hein...
Réponse de le 17/11/2019 à 8:59 :
@ multipseudos: Fais gaffe tu bégayes.

Signalé
Réponse de le 17/11/2019 à 19:43 :
si je ne peux pas répondre au double trollage du multipseudos vous virez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas.
Réponse de le 17/11/2019 à 19:44 :
si je ne peux pas répondre au double trollage du multipseudos vous virez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas.
Réponse de le 17/11/2019 à 19:44 :
si je ne peux pas répondre au double trollage du multipseudos vous virez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas.

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