Grand débat national : l'heure de la conclusion

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(Crédits : Reuters)
Plus de deux mois de consultation, des centaines de milliers de propositions citoyennes, parfois contradictoires ou coûteuses: Edouard Philippe tire lundi le bilan du grand débat lancé face à la crise des "gilets jaunes", en attendant les premières décisions concrètes d'Emmanuel Macron.

>> Article du 08/04/2019 5:17 | Mise à jour 11:36

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#PROTÉGER L'ENVIRONNEMENT

La conscience de l'urgence est forte, mais les Français estiment pouvoir agir directement: 62% des contributeurs à la plateforme affirment que leur vie quotidienne est déjà touchée par le changement climatique et 86% pensent pouvoir contribuer à protéger l'environnement.

Comme solutions, le développement de transports collectifs, ainsi que la réduction de l'utilisation des pesticides dominent.

En revanche, la note relève une "défiance" à l'égard d'une nouvelle fiscalité écologique: 56% des contributeurs du site sont opposés à l'idée de payer un impôt encourageant un comportement bénéfique. Moins de 1% des contributions des cahiers citoyens proposent le retour de la taxe carbone supprimée en 2019. Une taxation sur les gros pollueurs ou une taxe carbone sur les produits importés sont en revanche proposées.

Les recettes de ces taxes doivent aux yeux des Français bien servir à les accompagner dans la transition écologique, et à financer les investissements pour le climat.

#BAISSE DES IMPÔTS

La baisse des impôts, idée populaire, revient sans surprise comme une des principales suggestions dans les questionnaires et a fortiori dans les contributions libres (réunions d'initiative locale, cahiers de doléances, courriers...). Parmi les baisses d'impôt demandées, la TVA (dont produits de première nécessité) est la première citée, devant l'impôt sur le revenu et les impôts locaux.

Quant à l'idée d'une plus grande justice fiscale, également bien présente, elle se traduit par des soutiens notables au rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF) ou encore au renforcement de la lutte contre la fraude fiscale, mais aussi à l'idée "que tout le monde paie l'impôt".

En revanche, les dépenses publiques à réduire restent "imprécises", relève la note du gouvernement. Les trois quarts évoquent une "réduction du train de vie de l'État" et la lutte contre le gaspillage d'argent public.

Quand les participants citent un poste de dépenses publiques à réduire, la Défense et le logement sont les premiers cités. Ils identifient un seul poste où ils sont prêts à payer davantage d'impôts: la santé.

#RÉFORME DES INSTITUTIONS

74% des contributeurs à la plateforme demandent une dose de proportionnelle, essentiellement à l'Assemblée nationale. Le maintien du non-cumul des mandats est également largement défendu, tout comme la réduction du nombre de parlementaires ou la prise en compte du vote blanc. Le vote obligatoire intéresse moins. 20% des contributeurs du site proposent de supprimer le Conseil économique et social (Cese) et le Sénat.

La moitié des répondants disent avoir confiance dans leurs élus, principalement leur maire, mais la remise en cause des "privilèges des élus" est également importante.

La démocratie directe est plébiscitée au niveau local: 80% des contributeurs sont favorables au référendum au niveau local (53% pour son usage au niveau national).

La décentralisation divise à parts égales ses partisans et opposants, les premiers l'associant à "une demande de proximité" des fonctionnaires, relève la note gouvernementale.

#DEMANDES DES "GILETS JAUNES" ET SUJETS SPONTANÉS

Certaines demandes médiatisées des "gilets jaunes" sont bien présentes dans les cahiers de doléances en mairie, où l'expression a souvent été la plus virulente. Référendum d'initiative citoyenne ou fin des 80 km/h y sont souvent cités. Mais les autres supports (site internet, comptes-rendus de réunions locales) en ont beaucoup moins tracé. Ces propositions "ne semblent pas partagées par tous les Français", selon la note de synthèse.

Quant aux autres préoccupations qui n'étaient pas clairement visées dans les thèmes officiels du débat, c'est l'amélioration du système de santé qui est le plus cité, notamment dans les cahiers et les RIL. Le sujet des retraites est aussi significatif.

L'immigration est elle "peu évoquée", avec des contributions partagées en nombre égal entre l'idée d'améliorer l'accueil et de durcir la politique, possiblement avec des quotas.

Enfin, des sujets polémiques n'ont presque pas été évoqués dans les débats, comme le nucléaire ou les sujets de société (peine de mort, mariage pour tous, PMA, GPA, cannabis, avortement).

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"Grand blabla" ou "Résultats tangibles"

Près de la moitié du gouvernement, les cinq "garants" du grand débat, des citoyens, représentants d'associations et partenaires sociaux, maires, et une centaine de directeurs d'administration seront réunis dans la matinée sous la verrière du Grand Palais à Paris pour cette synthèse baptisée "restitution", au surlendemain de l'"acte 21" des "Gilets jaunes".

Quand le mouvement a enregistré samedi sa plus faible mobilisation, avec 22.300 participants selon l'Intérieur, le grand débat a "redonné" à la société française son "vrai visage", a jugé dimanche Sébastien Lecornu, un des deux ministres chargés de l'animer.

Plus de 1,5 million de personnes y ont participé directement d'après les comptages officiels: un tiers via le site dédié, un tiers dans les quelque 10.000 réunions locales, un tiers dans les 16.000 cahiers de doléances ou par courrier libre.

Aux quatre thèmes fixés par Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français mi-janvier - écologie, impôts, services publics, démocratie - s'en sont ajoutés d'autres qui ont spontanément émergé dans la consultation: la santé, beaucoup, mais aussi les retraites ou encore la dépendance. D'autres sujets, comme l'immigration, sont eux restés en retrait.

Quand l'opposition fustige un "grand blabla" et un exercice biaisé par le gouvernement, le risque pour l'exécutif est d'apparaître comme celui qui ne retient que ce qui l'arrange.

La synthèse sera "représentative de la diversité des points de vue exprimés" dans le grand débat, a assuré Emmanuelle Wargon, l'autre ministre chargée du débat. "Toutes les analyses" seront mises en ligne en parallèle, en gage de "transparence".

Les organismes missionnés pour cette "restitution" (le sondeur OpinionWay, les cabinets Roland Berger, Res Publica et Missions Publiques) en donneront les résultats dans la matinée, avant un discours du Premier ministre à la mi-journée.

Les contributions font apparaître une demande "massive" de baisse d'impôts, avec une priorité accordée à la TVA puis l'impôt sur le revenu, selon une source gouvernementale. Le flou est beaucoup plus grand quant aux dépenses à baisser, même si les contributeurs avancent les pistes de la défense ou du logement.

"Rien ne serait comme avant" selon Ndiaye

Le rétablissement de l'ISF et l'instauration du référendum d'initiative citoyenne (RIC), réclamés dès les débuts du mouvement par les "Gilets jaunes", se sont eux "progressivement dilués avec d'autres préoccupations", a ainsi affirmé M. Lecornu.

Lors de débats sans vote mardi devant l'Assemblée puis au Sénat mercredi, Édouard Philippe dira ensuite "ce que nous retenons, les thèmes que nous voulons privilégier, les orientations que nous fixons". Le Premier ministre a déjà promis des "solutions puissantes" et évoqué un travail à venir avec "les corps intermédiaires" et "les élus locaux".

Le verdict reviendra alors mi-avril à Emmanuel Macron, au terme d'un tour de France en 80 jours, dont une centaine d'heures de débats. Les mesures pourront être distillées jusqu'à l'été.

Le président a promis de répondre sans "reniement" ni "entêtement" aux souhaits des Français, un "en même temps" qui maintient le flou.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a promis que "rien ne serait comme avant" à l'issue du grand débat, avec notamment une meilleure association des Français aux décisions. Mais le patron du PS Olivier Faure dit déjà s'attendre à "un approfondissement du cap initial".

Lire aussi : Grand débat national : « Rien ne sera comme avant » (Sibeth Ndiaye)

"Il est temps de sortir (du grand débat) avec une vraie vision et des actes vigoureux", a plaidé de son côté dimanche le président des Républicains Laurent Wauquiez, accusant Emmanuel Macron de "faire l'histrion". Toujours chez LR, Valérie Pécresse estime que l'exécutif "promène le chien jusqu'aux européennes" fin mai.

En attendant les arbitrages, plusieurs ministres avancent leurs pions. Pour financer la dépendance, les ex-LR Gérald Darmanin et Bruno Le Maire ont poussé cette semaine l'idée d'un possible report de l'âge de départ à la retraite, avec l'assentiment de Matignon. Soulignant l'envie de "plus d'écologie" lors du grand débat, François de Rugy s'efforce lui de dessiner un avenir à la fiscalité écologique, déclencheur de la crise il y a six mois.

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Le Grand débat en chiffres

Près de 2 millions de contributions en ligne, plus de 10.000 réunions locales qui ont impliqué près de 500.000 personnes, 630.000 pages numérisées et un coût total de 12 millions d'euros: voici les principaux chiffres du grand débat national, selon ses organisateurs.

  • 1.932.881 contributions en ligne

Quelque 2.800.000 visiteurs uniques se sont rendus sur la plateforme granddebat.fr, avec 506.000 contributeurs individuels. Ils ont fourni 1.364.000 contributions aux questions fermées et 569.020 contributions aux propositions ouvertes. 16.337 communes ont ouvert des cahiers citoyens, avec 21 pages par cahier en moyenne. 27.400 courriers et courriels reçus, soit 500 par jour, avec 4 pages de courrier en moyenne. 250 contributions institutionnelles.

  • 10.134 réunions locales

45 participants en moyenne par réunion, soit près de 500.000 participants. 50% des réunions organisées par des élus, 30% par des citoyens, 20% par des associations et ONG. 282 réunions hors de France, dans 82 pays. Et 21 conférences citoyennes, dont 7 en outremer et une dédiée à la jeunesse, avec 1.404 participants au total, tirés au sort.

  • Environ 630.000 pages traitées

45.000 documents, soit plus de 629.000 pages dactylographiées ou manuscrites, ont été traitées par la mission grand débat et ses prestataires. 150 personnes ont effectué le traitement des documents, à la main ou via des logiciels, en plus des 40 personnes rattachées à la mission organisatrice du grand débat. Le coût du grand débat, prévu aux alentours de 10 millions d'euros, s'élève à environ 12 millions d'euros.

Un recours massif à l'intelligence artificielle tout en gardant un contrôle humain avec une promesse d'"exhaustivité" et de "transparence": le grand débat a utilisé une méthode complexe pour faire remonter toutes les réponses des Français.

Comment ont été prises en compte les contributions

Un recours massif à l'intelligence artificielle tout en gardant un contrôle humain avec une promesse d'"exhaustivité" et de "transparence": le grand débat a utilisé une méthode complexe pour faire remonter toutes les réponses des Français.

  • Des prestataires spécialisés

Sélectionnés par le biais de marchés publics passés avec l'Etat, les prestataires sont des spécialistes du traitement et de l'analyse de données (le cabinet Roland Berger, le sondeur Opinionway) et des méthodes de démocratie participative ou "civic tech" (Cognito, Bluenove, CapCollectif).

La Bibliothèque nationale de France (BnF) a été associée en tant qu'institution publique de référence dans la numérisation des données.

  • Le défi de l'analyse

Celle-ci s'est faite en mars, avec une intervention humaine à chaque étape malgré le recours massif à l'intelligence artificielle. 150 personnes ont été mobilisées au total.

Les contributions libres (comptes rendus des réunions locales, cahiers citoyens, contributions individuelles en ligne) ont été numérisées par la BnF. Les fichiers obtenus, conservés sur des serveurs sécurisés de la BnF, sont reversés au service interministériel des Archives de France (SIAF) et aux prestataires du ministère chargés de l'analyse des données. Les contributions ont été traitées via des logiciels ou, en cas d'écriture manuscrite, scannées puis retranscrites.

Pour leur analyse, les propositions ont été identifiées par cartographie lexicale (association de mots) et classées par thème. Seuls les deux tiers des pages ont été traitées. Un rapport final est promis avant l'été.

Opinionway a été chargé de l'ensemble des données issues de la plateforme granddebat.fr. Les réponses aux questions fermées ont été traitées comme des statistiques classiques. Pour les verbatim issus des questions ouvertes, un outil d'analyse automatique des données textuelles de masse (QWAM Text Analytics) a été utilisé. Grâce à des algorithmes puissants, les notions citées par les répondants ont été relevées, analysées, triées et classées en différentes catégories et sous-catégories.

  • Pour un accès public aux données

Les cahiers citoyens ont été déposés aux archives départementales et sont librement accessibles. Les contributions à la plateforme restent consultables sur granddebat.fr.

Des prestataires travaillent sur la possibilité de mettre en ligne, en libre accès et dans le respect du droit des données personnelles, des verbatim issus des contributions libres, sous la forme d'un arbre interactif. Des scientifiques et divers acteurs de la recherche publique (CNRS, INRIA...) ainsi que des médias ont déjà planché sur les données disponibles pour livrer leurs propres analyses.

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Commentaires
a écrit le 09/04/2019 à 21:48 :
Reportons les impôts d’aujourd’hui sur la dette. Ce n’est pas si difficile de gouverner....
a écrit le 09/04/2019 à 12:34 :
Blabla blablabla... ça coûte un temps fou et un pognon pas possible ! Nous sommes vraiment un pays très riche pour avoir du temps et de l'argent à dépenser en pure perte.
Réponse de le 10/04/2019 à 20:13 :
D'où la nécessite de réduire les APL :)
a écrit le 09/04/2019 à 11:40 :
"Rien ne serait comme avant" selon Ndiaye" ben, euh, demande à mon frère il est encore plus menteur que moi. Bon déjà le conditionnel est suspect, le futur aurait été mieux employé, non ?
a écrit le 09/04/2019 à 11:36 :
C'est qui le clown sur votre photo ? À oui ça me revient, c'est le partenaire de l'autre clown Merkel dans le cirque de l'UE. Le problème c'est qu'ils ne font rire qu'eux-mêmes
a écrit le 09/04/2019 à 10:46 :
Ce grand débat national a été accaparé par la génération baby-boomer celle qui aura profité de départ à la retraite à 50/55 ans avec des pensions au plus haut, des acquis sociaux au maximum... qui demande aujourd'hui aux actifs, futur retraité de payer l’addition... Ce débat n'est pas représentatif de la population, il est complétement ridicule d’ailleurs les premières annonces du premier ministre font voir qu'il détourne à sa manière la vision du résultat...
a écrit le 09/04/2019 à 10:24 :
encore sencure? les Français on besoin de reforme economique pour les plus faibles moins d impots plus: d investisement ecologique pour moins de pollution : et plus de democratie /// LE R I C:/// ET PLUS SERVICE D ETAT DANS LES CAMPAGNES car eux aussi payent des impots et taxes???
a écrit le 09/04/2019 à 10:15 :
L’OCDE demande à Macron d’accélérer les réformes ...... s'il vous fallait une preuve que MACRON est une marionnette qui obéis aux ordres
a écrit le 09/04/2019 à 10:08 :
pour légitimer ce gouvernement il faut un référendum
a écrit le 09/04/2019 à 9:59 :
allez voir les cahiers de doléance aux archives et vous verrez que ça ne correspond pas à ce qu'on nous raconte,d'autre part si vous avez regardé,bfmtv hier soir je me demande comment MACRON peut se regardé dans la glace quand on vois comment la police a tabassé et mutilé son peuple on vois à bordeaux cet homme dos tourné on lui tire dessus il baigne dans son sang et les policiers ne bouge pas chapeau
a écrit le 09/04/2019 à 9:28 :
L'heure du grand plouf. Mais avec une bonne campagne de com, les media se pâmeront en cris de pucelles hystériques pour louer une "pensée complexe" qui aura débouché sur des banalités.
a écrit le 09/04/2019 à 2:15 :
Le débat tourner a des mon songe comme Macron le fait de puis 2017 je touche pas à la retraites Macron continue à mentir les gilets jaunes vont continue
Réponse de le 09/04/2019 à 15:43 :
En parlant de retraite :

Aujourd'hui :
Les hasards du calendrier peuvent parfois être malheureux. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dévoilé, ce mardi 9 avril, sa dernière version actualisée de son étude économique de la France. Au détour d’un paragraphe consacré à la réforme des retraites, l’organisation préconise comme mesure souhaitable pour garantir la viabilité du système “de relever l’âge légal de la retraite, à terme en l’indexant sur l’espérance de vie”. Une possibilité que refuse farouchement Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites. Ce dernier privilégie plutôt un système de bonification pour les années supplémentaires travaillées après 62 ans. Un discours qui commence à être repris par l’exécutif. Ce mardi 9 avril sur France Info, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a préféré éviter de parler de report de l’âge minimum de départ à la retraite et a plutôt évoqué la possibilité d’avoir “des bonifications de points pour inciter les Français à travailler plus longtemps”.Le report de l’âge de départ n’est pas la seule proposition émise par l’OCDE, qui plaide aussi pour une révision des surcotes pour rendre les retraites progressives plus attrayantes ou encore pour la suppression des cotisations pour ceux qui ont atteint des droits pour une retraite à taux plein et qui continuent à travailler.
a écrit le 08/04/2019 à 19:57 :
Il faut la justice fiscale prévue par l'article 13 de la Déclaration de 1789 : "Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés".
Pour ne pas avoir respecté ce principe on aboutit à des caricatures comme celles décrites dans "Mémoires d'un seigneur de la mondialisation".
a écrit le 08/04/2019 à 16:24 :
La conclusion du « débat »... la voici:
La France veut le RIC (et il existe une faible minorité qui, au contraire, souhaite ne pas pouvoir s’exprimer - du coup cette faible minorité se la ferme, en accord avec ses propres convictions).
Les politiques ne veulent pas céder un pouce face à la démocratie. Certains politiques sont même prêts à mutiler (voir à prôner la mise à mort) de citoyens français innocents afin de ne pas permettre le RIC. Voilà.
Réponse de le 08/04/2019 à 16:53 :
La seule conclusion de ce débat est le R.I.C., c'est a dire ce "Débat Permanent" qui remplacera les manifestations de rue et leurs conséquences et...les G.J.!
a écrit le 08/04/2019 à 15:36 :
Si le premier ministre veut vraiment baisser significativement les impôts tout en contentant une bonne partie des gilets jaunes, il lui suffit de supprimer la tranche à 14%(la tranche à 30% ce ne sont plus vraiment les gilets jaunes). Ca aura le mérite de la simplicité. Ultérieurement et avec le RUA il pourra faire une réforme de portée beaucoup plus large incluant la CSG, les cotisations et les allocations (la suppression de la tranche à 14% étant un préalable simplificateur)
a écrit le 08/04/2019 à 13:23 :
Le premier ministre Mr Philippe à oublié de mentionner une cause nationale qui donnerait du crédit au gouvernement .
a écrit le 08/04/2019 à 13:23 :
Tous les commentaires saints des rigolo les uns sont ok pour des taxes les autres contres ont payé des taxes énormes en tout 294 taxes toutes sortes la pollution c est une éducation avant les taxes un geste pour la planète pas de taxes un de voir moral une discipline.?
a écrit le 08/04/2019 à 13:11 :
Puis un coût de fonctionnement du sénat à 1€ d’ici 2030.
Chiche ?
a écrit le 08/04/2019 à 13:10 :
Nous avons quant à nous tiré le bilan de Macron, les Gilets Jaunes.
a écrit le 08/04/2019 à 13:09 :
Il n’y a pas d’autres solutions.
Taxe soumise à l’IR, à la CSG, à la TVA...
Suivi d’un livret blanc à l’horizon 2039 produit par un panel d’élus, d’experts, d’associations de quartier...dans la justice sociale et une France forte.
a écrit le 08/04/2019 à 12:31 :
5 mois pour arriver à un bafouillage du 1er ministre on n'apprend rien que du bavardage alors que le rétablissement de l'isf était dans les réunions auquel j'ai assisté là pas un mot
Réponse de le 08/04/2019 à 13:12 :
L'ISF est un impôts stupide qui fait fuir les riches et les investisseurs. Les autrs pays qui avaient l'ISF l'ont tous supprimé à cause de la fuite des capitraux et des cerveaux. mais pour faire comprendre çà aux français c'est difficile.
Réponse de le 08/04/2019 à 14:07 :
@marc469

L'ISF est un impôt utile pour faire fonctionner notre économie car sinon l'argent reste dans des comptes en banques dormant pendant plusieurs années. De plus c'est une goutte d'eau pour ces personnes aisées.
A quoi ça sert de se faire de l'argent sans le consommer dans les trois ans qui viennent.
Un vrai patriote qui aime son pays reste en France et on devrait interdire d'exporter des produits hors de France si la France est en capacité de le produire ici, afin de favoriser une économie locale et des produits Made in France.
Nous voulons une société collective et non individualiste mais pour faire comprendre ça aux Français comme Marc c'est très difficile.
Personne a besoin de gagner plus de 45 000 euros par mois.
Réponse de le 08/04/2019 à 19:05 :
@marc469

Donner 5 milliards sans grand débat bien sur à seulement 343.000 ménages ( moins de 1000 départs/an ) qui paient l'ISF sur 37 millions de contribuables.Difficile à comprendre ? ,ah, ah ,pardon ,c'est vrai j’oubliais ,le fameux ruissellement qui va venir inonder les français de bonheur.Je ne sais pas si tu es concerné par l'ISF si ce n'est pas le cas ,je te conseille de lire la définition du syndrome du larbin que l'on trouve sur le net.
Réponse de le 09/04/2019 à 9:49 :
@lachose
L'ISF est un impôt juste, ce n'est pas parceque ceux qui le paient ne sont pas content que c'est un impôt stupide. D'un autre côté celui qui ne paie pas l'ISF ne serait pas contre devenir plus riche et payer L'ISF !
a écrit le 08/04/2019 à 12:13 :
C' est un débat pour rire qui a coûté des millions aux français déjà rincés par les néolibéraux qui se succèdent depuis 40 ans en porte-parole de l' UE à la maison France. RIC plus triple FREXIT égal réponse aux GJ et aux problème sociaux que vit la France qui se "grécise" de jour en jour, le problème ce sont les GOPE de l' UE ou feuille de route à Macron, le remède/solution se vit apporté par l' UPR d' Asselineau.
Réponse de le 08/04/2019 à 13:14 :
Heureusement que les français en grande majorité veulent rester dans l'Europe et garder l'euro. L'UPR fait moins de 1 % des voix.
Réponse de le 08/04/2019 à 16:19 :
Vous avez du louper Aselineanu qui emporte le premier débat avec un score sans appel qui ressemble plus à un plébiscite à 40 % qu' à votre 1 % d' hier. Votre défaut ? Conduire en regardant dans les rétros.. On nous promet depuis 40 ans une autre Europe. Car si nous n'aimons pas l'Europe telle qu'elle est, et qu'elle nest pas réformable, faut-il VRAIMENT y rester ? L'article 48 du TFUE impose l'UNANIMITÉ des pays membres pour changer les traités. Or, les intérêts sont très divergents. Donc ceux qui promettent une autre Europe nous mentent, tout simplement. Alors on fait quoi ?
On évacue le tabou d' hier, on Frexite d' importance pour regagner notre démocratie en regardant droit devant nous.
Réponse de le 09/04/2019 à 6:00 :
Exact, douze millions, a vos frais.
a écrit le 08/04/2019 à 12:00 :
Incroyable moins d impôt alors qu il faudrait dire moins de taxes .
L écologie pour les particuliers mais rien contre les vrais pollueurs de la planète .

A vu de nez la police n est pas prête à partir en vacances .
a écrit le 08/04/2019 à 11:17 :
"Etonnamment" à quelques mois des Européennes sur lesquelles planent des enjeux très forts, on met en avant "L'écologie" pour ne pas parler d'immigration.
a écrit le 08/04/2019 à 11:00 :
déjà gros mensonge il n'y a eu que 400000 adresse IP donc faible participation sur internet et surtout des gens de larem nous avons assisté à 3 réunions dans 3 départements et lu les cahiers de doléances et il ressort le ric réindexation des retraites augmentation des salaires moins de députés;;;etc pas besoin de faire tous ce cinéma et avoir dépensé tout cet argent pour macro tour
Réponse de le 08/04/2019 à 13:15 :
Facile de demander plus sans expliquer comment on finance.
Réponse de le 08/04/2019 à 17:47 :
Concernant les contributions en ligne, les habitants de Paris, des Yvelines ou des Hauts-de-Seine ont participé trois voire quatre fois plus que ceux de Seine-Saint-Denis, des îles (Corse et DOM-TOM) ou des départements situés au nord-est (Ardennes, Aisne, Somme, Nord, Pas-de-Calais etc.). À l’inverse, la surmobilisation sur Internet de Paris, des Hauts-de-Seine et des Yvelines, soit les zones les plus riches de l’île-de-France, peut s’expliquer par la sociologie de leurs habitants. « Ce sont des populations aisées, dont le niveau de diplôme et culturel est élevé », remarque le sociologue et directeur de recherche au CNRS Luc Rouban, interrogé par le Parisien. « Ces habitants sont habitués à la participation en ligne. Ils vivent dans des zones modernes, riches, et qui fonctionnent beaucoup avec les outils de la nouvelle économie numérique », complète Olivier Rouquan.
La situation dans Paris intra-muros reflète d’ailleurs parfaitement celle de l’île-de-France et du pays. Les arrondissements les plus contributeurs en proportion de leur nombre d’habitants sont les plus bourgeois et riches (8ème, 7ème, 15ème, 6ème, 9ème et 1er). A l’inverse, ceux situés au nord-est de la capitale et comptant un revenu médian beaucoup plus bas (18ème, 19ème et 20ème) sont en queue de peloton, avec jusqu’à quatre fois moins d’envois en ligne. A l’échelle de la France, les Yvelines et les Hauts-de-Seine arrivent par contre beaucoup plus loin dans le classement concernant le nombre d’événements organisés sur le terrain. Comme si leurs habitants, à l’aise pour envoyer leur contribution devant leur ordinateur, ressentaient moins l’envie ou le besoin de se retrouver physiquement ensemble pour débattre.
a écrit le 08/04/2019 à 10:46 :
Il y a une remarquable convergence entre les conclusions de tous les débats locaux organisés dans le cadre du grand débat. Les divergences portent sur des détails. La principale revendication est une gestion publique de type bottom-up et l'abandon des régulations contradictoires et tatillonnes de type top-down imposées par la haute administration. Une réduction du mille-feuille administratif s'impose : 3 niveaux suffisent même si ce ne sont pas ceux instaurés la première république. L'indépendance du parlement doit être restaurée et "la république populaire" du parti du président dominant (les députés dépendant du président par le fait de la concomitance des élections et la durée des mandats) terminée. Enfin les retraites chapeau des élus et les rémunérations primes incluses des hauts fonctionnaires doivent être ajustées par un conseil des rémunérations indépendant.
a écrit le 08/04/2019 à 10:34 :
la methodologie fait sourire!
500.000 personnes ont contribue, ok, sauf que c'est des gens dont les propos ne representent que eux
peut etre faudrait il revoir les cours de statistiques des sondages!
pour le reste, les problemes sont connus, et il convient surtout de ne rien faire
donc du blabla pour deboucher sur du bonneteau fiscal, c'est tout ce que ca a ete
a écrit le 08/04/2019 à 8:38 :
Si il n'y avait pas eu des inégalités de traitement, la fronde populaire n'aurait pas été aussi puissante.Mais ils prennent des initiatives trop rapidement; En dernier lieu, les repas à 1 euro dans certains lieux, malheureusement tout le monde n'a pas la chance d'habiter un appartement à loyer modéré, des pauvres il y en a partout et cette décision aurait du être appliquée à tous les enfants sans distinction et ne pas être reconduite pour d'autres.
Réponse de le 08/04/2019 à 10:44 :
Pourquoi? Les enfants ne sont-ils pas déjà soutenus via les allocations familiales? Ces dernières sont-elles simplement destinées à acheter des écrans plats ou autres biens produits en Chine? Je suis contre l'empilement de mesures dont chacune est détournée de son objectif!
Réponse de le 08/04/2019 à 19:52 :
Le gouvernement décide des repas à 1 € et des petits déjeuners gratuits, mais ce sont les collectivité locales qui vont devoir financer les repas gratuits et mettre sur pieds des petits déjeuners dans des écoles qui ne sont pas forcément dotées des structures nécessaires de cuisson, de conservation des aliments et de personnel (300 000 emplois aidés en moins...).

D'autant plus qu'il faudra expliquer si l'on prend ce temps de petit déjeuner sur les heures d'enseignement, si l'on fait venir tous les écoliers à 7h du matin pour en nourrir quelques uns, ou si l'on va devoir doubler le nombre de ramassage scolaire.

Non seulement l'état n'alignera pas un centime pour ca, mais en plus 18 000 communes verront en 2019 leur dotation de fonctionnement continuer de baisser.

Résumons, il est temps d’arrêter les conneries et de redonner aux familles de quoi acheter de quoi préparer un petit déjeuner correct à domicile, plutôt que de monter des usines à gaz.
a écrit le 08/04/2019 à 8:27 :
"Valérie Pécresse estime que l'exécutif "promène le chien jusqu'aux européennes""

Une belle métaphore.
Réponse de le 08/04/2019 à 10:50 :
la FRANCE va mal !son agriculture est sacrifiée . que font donc les commissaires européen avec des salaires de 25000 euros ?
a écrit le 08/04/2019 à 7:51 :
Ce qui manque aux Français c'est quelques coups de pieds au derrière.
On a en marre des pleureuses et des chochottes.
Réponse de le 08/04/2019 à 13:51 :
le premier sera pour vous qui devait avoir le frigo bien rempli quand vous avez des petits vieux au resto du coeur ,il faut avoir du coeur c'est pas votre cas
a écrit le 08/04/2019 à 7:48 :
.... conclusions edulcorées , comme les questions , a prévoir !
a écrit le 08/04/2019 à 7:47 :
Je sens que ça va être assez facile a comprendre, ce que les gilets jaunes exigent, c'est tout simplement le programme d'Emmanuel Macron

Combien de gilets jaunes samedi prochain?

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