Grèves contre la réforme des retraites : un impact économique "modéré" selon l'Insee

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Reuters

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Au lendemain d'une journée de mobilisation contre la réforme des retraites, les débats sur l'impact économique des grèves font rage. Sur l'antenne de France inter ce matin, l'ancien président de la République, François Hollande, a déclaré :
Selon une récente enquête menée par la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), la moitié des dirigeants ont affirmé avoir d'ores et déjà subi une perte de chiffre d'affaires du fait du mouvement de grève contre la réforme des retraites. Cette perte "dans la plupart des cas ne pourra pas être compensée dans les jours et semaines à venir", dans une période de fêtes de fin d'année pourtant "cruciale" pour de nombreuses entreprises car elle représente "une partie vitale de leur chiffre d'affaires", commente l'organisation patronale dans un communiqué. De son côté, la chambre de commerce et d'industrie de Paris Ile-de-France a également alerté sur les conséquences dans certains secteurs. Si des domaines comme l'hôtellerie et la restauration ont pu connaître des répercussions sur leur activité, l'impact macroéconomique semble pour l'instant limité.
Les dernières estimations du produit intérieur brut (PIB) pour l'économie tricolore n'ont pas fait état d'une révision pour le dernier trimestre. Dans sa dernière note de conjoncture rendue publique ce mardi, l'institut national de la statistique a maintenu sa prévision de croissance à 0,3% au dernier trimestre, soit un rythme similaire à tous les autres trimestres de l'année 2019. Lors d'une conférence de presse mardi 17 décembre, le directeur du département de la conjoncture, Julien Pouget a fait le point.
De leur côté, les économistes de la Banque de France n'ont pas révisé leurs chiffres de prévisions économiques pour 2019 malgré les craintes. Lors d'une conférence de presse lundi dernier, l'économiste de la banque centrale Olivier Garnier a expliqué que :
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Les économistes font souvent référence aux grandes grèves de 1995 pour tenter d'estimer les conséquences de tels mouvements sur l'économie. Dans une précédente note de conjoncture, les économistes de l'institut de statistiques publiques expliquaient que "l'étude des grèves de novembre-décembre 1995, qui auraient affecté à hauteur d'environ 0,2 point de PIB la croissance du dernier trimestre 1995, constitue traditionnellement un point de référence pour estimer l'impact des arrêts de travail [...] L'impact économique d'une grève est l'addition d'effets directs (sur les entreprises concernées) et d'effets indirects (sur les entreprises pénalisées dans leur activité par les problèmes de transport et d'approvisionnement), auxquels se retranchent des effets de substitution : par exemple, une partie des voyageurs privés de train peuvent se tourner vers d'autres modes de transport." Pour Julien Pouget, la situation actuelle n'est pas pour l'instant comparable avec 1995.
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