Retraites : plus de 435.000 manifestants dans 110 villes (hors Paris) selon la police

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(Crédits : Reuters)
Cette troisième journée de mobilisation nationale - et pour la première fois à l'appel de tous les syndicats réunies - a réuni plus de monde que la précédente journée du 10 décembre, et fait presque jeu égal avec la première journée du 5 décembre.

Plus de 435.000 personnes ont manifesté mardi contre la réforme des retraites dans plus de 110 villes hors Paris, selon un décompte provisoire de l'AFP réalisé à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

Les principaux cortèges ont sans surprise défilé dans les plus grandes villes: ils étaient 20.000 à Marseille, 17.000 à Lyon et Toulouse, 14.000 à Nantes, 13.000 Bordeaux, 11.000 à Lille, 10.500 à Caen et Montpellier, 10.000 à Brest, Rennes et Rouen.

Des milliers de personnes ont également marché dans les rues de Grenoble (9.000), Amiens (8.200), Clermont-Ferrand (7.800), Tours (7.800), Pau (7.100), Limoges (6.800), Bayonne (6.700), Perpignan (6.500) et Angers (6.000).

Des chiffres partout supérieurs à la précédente mobilisation du 10 décembre, mais souvent inférieurs - et dans quelques cas équivalents - à la première journée du 5 décembre.

C'était notamment le cas à Quimper (5.500), Le Havre (5.300), Le Mans (5.200), Strasbourg (5.000), Saint-Nazaire (4.500), Nice (4.200), Orléans (4.100), Lorient (4.000), Besançon (3.300), Annecy (3.000), Bourges (2.500) ou Nevers (2.300).

Comme toujours, des écarts de comptage entre syndicats et police

Comme à l'accoutumée, les syndicats ont recensé en moyenne deux à trois fois plus de manifestants, et parfois davantage: l'écart est ainsi de 1 à 5 à Bordeaux (70.000) et Saint-Etienne (25.000), 1 à 7 à Toulouse (120.000) et même de 1 à 10 à Marseille, où la CGT a revendiqué 200.000 participants.

"C'est un franc succès: il y a plus de manifestants, plus de manifestations, plus de grévistes", a affirmé son secrétaire général, Philippe Martinez, en tête du cortège parisien, où son organisation a placé la jauge à 350.000, bien au-dessus des deux précédentes mobilisations.

1,4 million de manifestants avec Paris (1,5 million le 5 décembre)

En comptant la capitale, les chiffres avancés par les syndicats approchaient au total 1,4 million de manifestants dans près de 70 villes.

Du côté des organisations favorables à la réforme, mais opposés à "l'âge pivot" proposé par le gouvernement, "les militants CFDT sont nombreux", a déclaré son leader Laurent Berger, présent au départ de la manifestation parisienne aux côtés de la CFTC et de l'Unsa.

Censés gonfler les rangs, les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, Unsa) ont parfois organisé leur propre cortège, comme à Laval, où 300 personnes ont marché le matin selon la préfecture, puis 1.800 l'après-midi à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU.

Les opposants à la réforme des retraites ont aussi protesté dans les petites villes: les autorités en ont compté 1.600 à Vierzon, 1.500 à Cholet et Lannion, 1.300 à Quimperlé, 1.200 à Saint-Lô, 1.000 à Montargis, 900 à Mâcon, 750 à Lisieux, 500 à Pontivy, 350 à Verdun et... 45 à Belle-Île-en-Mer.

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a écrit le 18/12/2019 à 7:58 :
N'étaient les sabotages des transports et les , cette grève serait un non événement
a écrit le 18/12/2019 à 0:52 :
615 000 au final, avec un appel de TOUS les syndicats à manifester. La messe est dite: ce n'est pas, ce ne sera pas 1995. L'entêtement stérile des syndicats marxistes (CGT, SUD) à vouloir tout bloquer pendant les fêtes va achever le basculement de l'opinion contre eux. La réforme, comme la caravane, passera.
Réponse de le 18/12/2019 à 17:20 :
Ce sont les chiffres du gouvernement donc minoré.
Réponse de le 18/12/2019 à 17:51 :
Le basculement de l'opinion est annoncé depuis le 5 décembre.
Et à ce jour, si l'on en croit les sondages, celui ci n'a toujours pas eu lieu.
Certes celui ci peut arrivé à tous moment. Reste que c'est essentiellement l’exécutif, bien plus que les syndicats, qui ont besoin de "l'opinion".
Et rien n'indique à ce jour qu'il est en situation favorable pour l'emporter.
Des péripéties du style des oublis de Delevoye peuvent le plomber durablement.
a écrit le 17/12/2019 à 19:17 :
Avec tous les syndicats unis et la mobilisation des fonctionnaires (dont l'Education Nationale mais pas seulement), n'arriver qu'à 435 000 manifestants et sur toute la France, même pas à Paris seulement, ce n'est pas un excellent résultat. Si les trains et le métro circulaient, on cette grève serait largement invisible... On est loin des scores de la "Manif pour tous" ou du mouvement pour "l'Ecole Libre", sans parler des années 70 du côté de la gauche...
Réponse de le 17/12/2019 à 19:41 :
La manif pour tous avait lieu le samedi ou dimanche, donc pas besoin de faire grève pour y participer !
De plus, on y allait en famille ! Il faut comparer ce qui est comparable !
De plus, comme vous le faites remarquer, les trains, bus et métros ne marchent pas ou mal, et pas seulement à Paris. Les grévistes ont donc les mêmes problèmes de déplacement que les non grévistes ! Surtout qu'il est plus facile de renoncer ) manifester que de renoncer à aller travailler !
Sans compter maintenant la peur de manifester, après les débordements et blessures en tout genre depuis les gilets jaunes !
Réponse de le 17/12/2019 à 19:57 :
Le privé ,c'est généralement par procuration qu'il fait gréve ,tu devrais le savoir puisque tu évoques le passé.
Réponse de le 18/12/2019 à 11:09 :
si l'on conserve la même mesure (les chiffres des préfectures), les manifs pour tous n'ont jamais dépassé 150 000 personnes. Les chiffres revendiqués par les organisation (10 x plus !) sont délirants.

Il y a des grêves invisibles qui sont pourtant importantes et significatives. Depuis un an les urgentistes sont en gréve et les responsables politiques n'en ont cure.
Près de 900 médecins hospitaliers et chefs de service sont sur le point de remettre leur démission collectivement dans l'espoir de se faire entendre....
Vous vous rendez compte où l'on en est?
Réponse de le 18/12/2019 à 17:58 :
C'est paradoxale mais la manif parisienne à souffert de la grève de la SNCF.
Pour le reste on peut discuter pour savoir si c'est beaucoup ou peu.
Les chiffres largement fantaisistes jusqu’à il y a peu d'années ( et toujours peu fiable) sont difficilement comparable. Disons qu'en les recoupant aux sondages le malaise est profond à défaut d’être historique.

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