La guerre russe en Ukraine provoque un "choc de confiance" pour les entreprises et les ménages français (Insee)

Fanny Guinochet
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La guerre en Ukraine va peser sur les coûts de production
CHARLES PLATIAU

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La guerre en Ukraine va peser sur les coûts de production
CHARLES PLATIAU
Alors que la pandémie commençait à s'estomper, avec la levée des restrictions sanitaires ce mois de mars, une année 2022 au beau fixe pour l'économie française aurait pu être espérée. Mais c'était sans compter sur la guerre en Ukraine, dont les conséquences se font déjà sentir sur notre économie et qui provoque déjà un "choc de confiance" pour les entreprises et les ménages français, estime mercredi l'Insee. S'il reste prudent dans ses prévisions, l'institut fait état toutefois un choc relatif au prix de l'énergie et des matières premières. La guerre provoque "un choc de prix, d'incertitude et de confiance", a résumé Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l'Insee, lors de la présentation à la presse de la dernière note de conjoncture de l'Institut national de la statistique.
La hausse des tarifs renchérit le prix de nos importations et donc le coût de leur production. Il se répercute sur les étiquettes de nombreux produits de l'Hexagone et promet de freiner la demande. Le rythme de la hausse des prix à la consommation pourrait se situer autour de 4,5% dont la moitié s'explique par la progression des prix de l'énergie. De quoi ralentir notre croissance dans les prochains mois.
Ainsi, si le prix du baril de pétrole reste cette année, aussi haut qu'il n'était début mars, la perte d'activité pourrait atteindre un point de PIB, évalue l'Insee. L'évolution du PIB français au premier trimestre va ralentir : avec une progression passant à +0,3 % - contre +0,7 % au quatrième trimestre 2021. Et l'Insee d'anticiper pour cette année une croissance autour de 2,7 %.
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Tous les secteurs ne seront toutefois pas affectés de la même manière : l'industrie, le commerce de gros, les secteurs manufacturiers, le transport promettent d'être plus touchés que les services. Les chefs d'entreprises anticipent, en effet, d'importants problèmes d'approvisionnement de matériaux- qui existaient déjà avant le conflit, et qui vont s'accentuer avec la guerre en Ukraine -. Du côté de l'hébergement -restauration, en revanche, l'optimisme est plus fort, du fait de la levée des restrictions sanitaires.
Fanny Guinochet