Heures supplémentaires : les cadres en font souvent gratuitement
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Le télétravail ne protège pas les cadres de « durées excessives de travail », selon 61% des sondés.
Reuters
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Le télétravail ne protège pas les cadres de « durées excessives de travail », selon 61% des sondés.
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En raison « d'une forte charge de travail », plus d'un cadre sur deux fait régulièrement des heures supplémentaires, selon une étude publiée ce jeudi par Viavoice pour l'Ugict-CGT. Surtout, pour 58% d'entre eux, ces heures ne sont ni payées ni récupérées.
Alors que l'ancien ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a plaidé la semaine dernière pour une augmentation de la durée du travail, au-delà des 35 heures, afin d'augmenter les recettes de l'Etat, l'étude montre que les cadres « ont déjà une forte charge de travail » et « sont dans l'incapacité d'y faire face », relève auprès de l'AFP Caroline Blanchot, secrétaire générale de l'Ugict-CGT, qui représente les ingénieurs, cadres et techniciens.
Globalement, 30% des cadres sondés estiment leur temps de travail par semaine à moins de 40 heures, 38% entre 40 et 44 heures, 21% entre 45 et 48 heures, et 12% à 49 heures et plus, détaille l'enquête. Et ils sont encore 48% en 2024 à travailler parfois pendant leurs jours de repos, contre 56% en 2015.
Le télétravail ne les protège pas de « durées excessives de travail », selon 61% des sondés. Les deux tiers d'entre eux réclament un droit à la déconnexion effectif (contre 56% en 2016). De plus en plus, les priorités des cadres sont l'équilibre entre leurs vies privée et professionnelle (73% contre 68% en 2016), le salaire (63% contre 52%), le contenu et le sens de leur travail (53%), avant la carrière (15%).
Une majorité (52%) juge sa rémunération en inadéquation avec son temps de travail réel, contre 46% qui la trouvent adéquate. Les avis sont partagés concernant la charge de travail et leur implication.
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L'enquête, réalisée par Viavoice, a été menée au moyen d'interviews en ligne du 9 au 20 septembre 2024, auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population des cadres en France métropolitaine, selon la méthode des quotas.
(AFP)
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