IBM France signe un accord de rupture conventionnelle collective

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Les volontaires devront s'être fait connaître le 20 mars au plus tard, pour des départs d'ici la fin mai.
Les volontaires devront s'être fait connaître le 20 mars au plus tard, pour des départs d'ici la fin mai. (Crédits : Chris Helgren)
Au total, l'entreprise vise 94 départs et autant de suppressions d'emplois. Tous les métiers devraient être concernés. Pour la direction, c'est un moyen de renouveler les compétences, en embauchant ensuite, dans les domaines aux besoins actuels tels que la cybersécurité, la production de services et l'IA.

Après les précurseurs PSA et Pimkie (même si la tentative n'a finalement pas abouti pour la chaîne de prêt-à-porter), c'est au tour d'IBM France de faire usage du procédé instauré par les ordonnances Macron. Un accord sur un projet de rupture conventionnelle collective portant sur une centaine de postes a été en effet signé lundi chez le géant de l'informatique, a-t-on appris mardi de source syndicale.

Cet accord a été validé par l'Unsa, la CFE-CGC et la CFTC, totalisant près de 70% des voix aux élections professionnelles, a indiqué Pierry Poquet, délégué du syndicat Unsa, majoritaire.

Un accord majoritaire est obligatoire pour mettre en oeuvre des ruptures conventionnelles collectives (RCC), dispositif issu de la réforme du Code du travail par ordonnances.

Lire aussi : La rupture conventionnelle collective : ça démarre fort

Tous les métiers sont concernés

L'entreprise vise au total 94 départs, et autant de suppressions d'emplois, sur un effectif de 7.500 salariés en France avec ce dispositif, contre 99 lors de la présentation du projet début février au comité central d'entreprise. Le nombre de départs a été révisé à la baisse "grâce à des arbitrages au niveau européen", a précisé M. Poquet.

Tous les métiers (ingénieurs, commerciaux, fonctions support) sont concernés. Les volontaires devront s'être fait connaître le 20 mars au plus tard, pour des départs d'ici la fin mai.

Faute de volontaires en nombre suffisant, des mesures de fin de carrière prévues dans l'accord sur la gestion de l'emploi et des compétences (GPEC) de l'entreprise seront appliquées.

Un outil pour renouveler les compétences

Outre l'indemnité légale de licenciement, l'accord prévoit une prime d'incitation au départ. Au total, les salariés toucheront entre deux mois minimum et 24 mois maximum de salaire brut en fonction de l'ancienneté, a indiqué le délégué syndical. Un congé de mobilité et des mesures d'aide à la formation, à la création ou reprise d'entreprise sont aussi prévus.

La direction d'IBM France avait expliqué ce projet de RCC par le "besoin d'adapter" les compétences, avec des embauches dans les domaines de la cybersécurité, de la production de services et de l'intelligence artificielle.

Lire aussi : Rupture conventionnelle collective : l'outil plaît aux chefs d'entreprise

(avec AFP)

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a écrit le 22/02/2018 à 11:03 :
"Cet accord a été validé par l'Unsa, la CFE-CGC et la CFTC, totalisant près de 70% des voix aux élections professionnelles"

Et ben, ces salariés qui ont voté pour eux n'ont qu'à se proposer au départ puisqu'ils ont l'air satisfait.
a écrit le 22/02/2018 à 10:10 :
"Pour la direction, c'est un moyen de renouveler les compétences, en embauchant ensuite, dans les domaines aux besoins actuels tels que la cybersécurité, la production de services et l'IA"

Cela confirme bien les dires du ministre poussant cette loi honteuse: on ne forme plus, on casse le personnel.
Or, les gens qui travaillent, pas les personnes des ministères, les énarques ou les politiques, donc les gens qui travaillent dans le vrai monde savent que la première chose que font ce type d'entreprise est de ne pas former son personnel pour ne pas perdre de journées de production et ne pas dépenser en coûts de formation.

Encore une preuve de l'allégeance au MEDEF et de la volonté de casser l'emploi en France par allégeance aux GOPE.
a écrit le 22/02/2018 à 9:56 :
et dans ma boite, des "encore jeunes" cadres attendent une RCC comme le messie : dans ces conditions nullissimes, ils vont pas être déçus.... la nôtre en général fait moins-disant qu'ibm de 30 à 50%.... ma question (pas désintéressée !) : combien la direction a concédé aux élus pour leur faire voter un plan pareil ?
a écrit le 22/02/2018 à 0:23 :
Un outil pour renouveler les compétences. Peut être mais cela fait des années qu'IBM France enchaine les plans de départ. C'est presque annuel. En une petite trentaine d'année IBM France est passé de 26000 salariés à environ 7000 aujourd'hui. Pourtant l'informatique est un métier actuel et d'avenir. Les besoins d'aujourd'hui sont beaucoup plus importants qu'il y a 30 ans
a écrit le 21/02/2018 à 14:27 :
2016 :

Cela a commencé par un nom de code... Gallium. Sans savoir ce que cela cachait. Et puis ,la nouvelle est tombée, IBM France se sépare d'une centaine de personnes, pas le cœur de son business, non mais les assistantes et secrétaires ( les 3/4) avec une moyenne d'âge de 50 ans dont 91 non-cadres et 9 cadres .Cela a été annoncé pendant la fête des secrétaires. Bonne fête les secrétaires. Transférées vers une agence dont l'intérim est le cœur de métier Manpower software group. Agence dirigée par francoise Gri puis alain Roumillac ,les deux étant des anciens ...d'IBM ,le monde est petit .

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