Impôts : « Les plus riches doivent prendre part à l'effort de solidarité » (Michel Barnier)
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Le Premier ministre Michel Barnier.
Sarah Meyssonnier
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Le Premier ministre Michel Barnier.
Sarah Meyssonnier
Michel Barnier a tenté de répondre aux critiques dimanche soir sur France 2, alors qu'à peine formé, son gouvernement est déjà marqué par des tensions avec les députés du bloc central et sous la menace d'une censure de la gauche et du Rassemblement national. On reproche notamment au nouveau Premier ministre d'Emmanuel Macron d'avoir formé le gouvernement « le plus à droite de la Ve République », selon les termes d'Olivier Faure, premier secrétaire du PS.
Ce dimanche, le Premier ministre était aussi attendu sur une éventuelle hausse des impôts, alors qu'en 2024, la France reste la championne de l'Union européenne en matière de prélèvements obligatoires. Face à la situation budgétaire de l'Hexagone, plusieurs ténors du gouvernement ont avancé cette hypothèse depuis quelques jours.
« Les finances de notre pays sont dans un état très grave », a entamé le Premier ministre. Il s'est toutefois montré rassurant : « Non, je ne vais pas alourdir encore l'impôt sur les Français, ni sur les plus modestes, ni sur les classes moyennes », a-t-il répondu en direct du journal du soir de France 2.
Mais d'ajouter :
Ancien commissaire et négociateur à Bruxelles, Michel Barnier l'assure, il veut « faire attention à la crédibilité de la France », tandis que l'Hexagone est déjà sous le coup d'une procédure européenne pour déficit excessif.
Samedi soir, le nouveau ministre de l'Economie Antoine Armand avait déjà déclaré que « dans le contexte budgétaire, exclure d'office certains prélèvements exceptionnels et ciblés ne serait pas responsable », tout en soulignant que les classes moyennes seraient « soutenues » et que « si la solution était d'augmenter les impôts, la France serait depuis longtemps la première puissance mondiale ».
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Sur le volet social, le Premier ministre veut prendre le temps de « dialoguer » sur les dossiers délicats que sont les réformes des retraites, l'emploi des seniors et de l'assurance chômage.
Michel Barnier, qui fera sa déclaration de politique générale « début octobre », envisage, lui, de présenter le volumineux projet de loi de finances (PLF) au Parlement le 9 octobre, au lieu du 1er, comme le recommande pourtant la loi organique.
Une motion de censure sera déposée par la gauche juste après la déclaration de politique générale du Premier ministre a confirmé sur France 3 le patron du PS Olivier Faure. Il a toutefois relevé qu'elle ne serait sans doute pas votée par le Rassemblement national et était « vraisemblablement vouée à l'échec ».
Le parti frontiste attend de son côté d'en savoir plus sur l'élaboration du budget 2025 pour se prononcer « Nous nous réservons évidemment la possibilité de censurer » à ce moment-là, a déclaré sur franceinfo son vice-président Sébastien Chenu.
Mais pour pouvoir discuter du budget, encore faut-il que l'Assemblée ou le Sénat se soient déjà prononcés en première lecture sur un autre texte budgétaire, qui donne quitus au gouvernement pour sa gestion des comptes durant l'année précédente. Or ni l'Assemblée nationale issue des dernières élections législatives, ni le Sénat n'ont examiné ce second texte.
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Pour compliquer encore l'équation, avant d'arriver au Parlement, le projet de budget doit passer sous les fourches caudines du Conseil d'Etat et du Haut Conseil des Finances publiques. Signe de l'importance de ce dossier explosif, Michel Barnier a souhaité que le ministre du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, lui soit directement rattaché.
(Avec AFP)
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