Impôts, taxes : l’effort budgétaire va aussi peser sur les ménages et les entreprises
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« En France, on ne tient pas suffisamment compte de l’incidence fiscale. »
Shutterstock
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« En France, on ne tient pas suffisamment compte de l’incidence fiscale. »
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Le gouvernement de François Bayrou s'y était engagé : pour tenter de réduire un déficit abyssal, estimé à 5,4 % du PIB en 2025 après avoir franchi plus de 6 % en fin d'année, et maîtriser une dette dépassant les 3 300 milliards d'euros, la « pression fiscale » ne sera pas « alourdie », ni pour les ménages, ni pour les entreprises, avait assuré le ministre de l'Économie, Éric Lombard, lors de ses vœux fin janvier. À Bercy comme à Matignon, on l'assure : pour les « deux-tiers » du redressement, soit 40 milliards, il faut s'attaquer à la réduction des dépenses publiques. Depuis 2017, celles-ci ont augmenté de près de 300 milliards d'euros, selon l'Ifrap.
Mais à peine voté, le Projet de Loi de Finances 2025 (PLF) apparaît déjà insuffisant pour faire des économies, alerte la Cour des comptes. Surtout, dans le détail, le porte-monnaie du contribuable est à maintes reprises sollicité. « Ce budget va pénaliser le pouvoir d'achat et les consommateurs. Ces taxes et impôts touchent principalement les classes sociales les moins favorisées, selon la logique libérale », pointe Eric Berr, économiste à l'université de Bordeaux et soutien du programme économique du Nouveau Front Populaire.
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Là où les points de vue divergent, c'est sur les priorités pour équilibrer le budget. « Le poids des dépenses publiques par rapport au PIB est resté stable (hors Covid). En revanche, le poids des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) rapporté au PIB a été fortement réduit ces dernières années, en raison des 60 milliards de cadeaux fiscaux faits aux ménages les plus aisés et aux grandes entreprises », affirme Eric Berr.