Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a affirmé ce jeudi que « le grand enjeu de 2023 est la réindustrialisation ». Entre des prix de l'énergie toujours élevés, la nécessité de décarboner les usines les plus polluantes et les menaces de récession, l'industrie tricolore s'apprête à traverser une année chaotique.Les dossiers s'empilent sur le bureau du ministre de l'Economie Bruno Le Maire en ce début d'année 2023. Alors que le gouvernement a présenté sa réforme des retraites mardi dernier, le locataire de Bercy a déroulé son copieux programme de travail pour les prochains mois. Entre l'industrie, les retraites et les finances publiques, les chantiers de Bercy s'annoncent périlleux. Lors de ses vœux à la presse présentés ce jeudi 12 janvier à l'hôtel des ministres, Bruno Le Maire s'est déclaré « optimiste, volontariste et déterminé. La France a vocation avec l'Allemagne à être la première économie européenne dans les prochaines années [...] La croissance française se tient. Nous continuons à créer des emplois industriels. »
Pourtant, les derniers chiffres de la croissance dévoilés par la Banque de France sont loin d'être favorables. Les économistes tablent sur une modeste accélération du PIB de 0,1% au premier trimestre 2023 après avoir quasiment fait du surplace au dernier trimestre 2022. Au niveau international, la Banque mondiale a revu à la baisse ses dernières projections de croissance du PIB planétaire, redoutant une récession pour cette année. Dans ce contexte brûlant, la tâche du ministre pour tenir sa prévision d'une croissance de 1% en 2023 et mener à bien les chantiers de relance de l'industrie verte semble ardue.
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En moins de trois ans, l'économie mondiale a subi de plein fouet les répercussions néfastes de la pandémie et de la guerre en Ukraine. Comme la plupart de ses voisins européens, la France a dû importer en masse des masques, des blouses de protection pour les soignants, des médicaments de base. A cela se sont ajoutés tous les déboires de l'industrie européenne et française confrontés à la fermeture des économies asiatiques. Dans ce climat dégradé, le ministre de l'Economie a affirmé que « le grand enjeu de cette année est la réindustrialisation. Ce qui peut déstabiliser le monde de demain est Taïwan. Si demain il y a un conflit à Taïwan, tous les pays devront se couper du principal fournisseur de semi-conducteurs sur la planète. »