LA TRIBUNE - La filière du végétal est-elle florissante ?
Catherine MULLER - Notre association (14 collaborateurs), dont le siège est à Paris, regroupe dix fédérations, sous tutelle du ministère de l'Agriculture, constituées en trois collèges : la production du végétal (semenciers, producteurs, pépiniéristes...) qui représente 2.760 entreprises (pour 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires), la distribution (grossistes en distribution spécialisée, fleuristes, jardineries, Grandes et Moyennes Surfaces/Grande Surface Alimentaire...) avec 9.375 entreprises (5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires) et les concepteurs/entreprises du paysage, qui croissent en nombre (33.750 structures, soit +4% comparé à 2021, ndlr) et en chiffre d'affaires (8,1 milliards d'euros, soit +5% sur un an, ndlr). A titre de comparaison, la filière du végétal représente 75.000 euros de chiffre d'affaires par ETP (équivalent temps plein), contre 55.000 euros dans la filière bio et 91.000 euros dans la filière porcine.
Valhor totalise 45.885 entreprises pour un chiffres d'affaires global de 15,3 milliards d'euros et 202.440 emplois. Le nombre de structures est en baisse suite à plusieurs regroupements. En effet, de grosses structures cherchent à faire de la croissance externe pour répondre notamment à des marchés plus importants à l'heure où il y a de nombreux départs à la retraite de dirigeants. Dans ce contexte, il faut attirer de jeunes talents. C'est notamment l'enjeu de notre plan d'actions à horizon 2030.
Les difficultés de recrutements, communes aux dix fédérations, continuent de peser sur l'activité des entreprises. Raison pour laquelle une part significative de notre budget (plus de 5 millions d'euros par an) est désormais orienté vers cette problématique d'attractivité des métiers. Les besoins portent essentiellement sur les compétences techniques et scientifiques pour être à la hauteur de nos concurrents européens. Seulement, nous constatons un déficit de formations alors que la filière a de réelle lacune en matière de notoriété.