Environ deux millions de billets pour assister aux épreuves des Jeux paralympiques Paris 2024 ont été vendus à la veille de la cérémonie d'ouverture, a annoncé ce mardi le patron du comité d'organisation, Tony Estanguet. Encore 500.000 billets sont encore disponibles.
[Article publié mardi 27 août 2024 à 14h27, mis à jour à 20h50] Après les Jeux olympiques, les Jeux paralympiques font un carton. Le patron du comité d'organisation, Tony Estanguet, a ainsi annoncé ce mardi qu'environ deux millions de billets pour assister aux épreuves ont été vendus à la veille de la cérémonie d'ouverture.
« On a d'ores et déjà vendu environ deux millions de billets. On a des stades qui seront pleins », s'est félicité Tony Estanguet au cours d'une conférence de presse en compagnie du président du Comité international paralympique, Andrew Parsons.
En début d'après-midi, Paris 2024 va mettre en vente de nouvelles places pour les sites les plus demandés, comme le Grand Palais, le stade Tour Eiffel, les Invalides et le Château de Versailles, qui étaient jusqu'ici indisponibles à la vente.
Parmi les spectateurs, « 200.000 écoliers » seront dans les stades, afin de « capitaliser sur la rentrée scolaire » le lundi 2 septembre, a précisé Tony Estanguet. « C'est aussi un moyen de faire passer un message sur cette classe d'âge, le changement de regard dépend aussi de cette génération ».
Des billets encore disponibles
Encore 500.000 billets sont encore disponibles, notamment dans des sports comme la Boccia, sport uniquement paralympique et qui s'apparente à la pétanque, la para-haltérophilie, ou au Stade de France, pour le para-athlétisme. « La Boccia était un hit à Tokyo. Cela demande de l'adresse, de la stratégie (...) dans les Jeux, la première impression du public est souvent la surprise, mais ensuite la connexion se produit avec les athlètes », a défendu Andrew Parsons. « Je sais qu'on va continuer de vendre des tickets même pendant la compétition et jusqu'à la fin, comme pour les Jeux olympiques », a assuré Tony Estanguet.
Pour rappel, les JO de Paris ont battu en juillet le record du nombre de billets vendus pour des Jeux, hors paralympiques, avec 8,7 millions de tickets vendus, contre 8,3 millions pour le précédent record, détenu par Atlanta en 1996. Les organisateurs des JO de Paris prévoyaient alors de vendre 10 millions de billets pour cette édition, et 2,8 millions pour les Jeux paralympiques. La cérémonie d'ouverture a lieu mercredi et les épreuves se dérouleront jusqu'au 8 septembre.
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Eviter la voiture ce mercredi
Côté logistique transport, le ministre délégué à ce secteur, Patrice Vergriete, a donné quelques consignes ce mardi : « Il est fortement recommandé de ne pas venir en voiture » dans Paris mercredi, jour de la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques. « La circulation va être difficile dans le centre de la capitale toute la journée », a-t-il insisté avec une zone interdite à la circulation, sauf dérogation, mise en place dès mercredi matin autour de la place de la Concorde et des Champs-Elysées.
« Je conseille véritablement de privilégier les transports collectifs et le vélo », a-t-il ajouté. Contrairement aux Jeux olympiques, lors desquels beaucoup de Parisiens avaient fui la capitale, désaturant le réseau de transport, les paralympiques auront lieu en pleine semaine de rentrée scolaire.
« Les transports en commun vont être un peu plus saturés que d'habitude », a aussi prévenu Patrice Vergriete, qui recommande aux Franciliens d'aller sur le site anticiperlesjeux.gouv.fr ou d'utiliser l'application Transport Public Paris 2024 pour éviter les lignes surchargées.
Une cérémonie pour «sortir des clichés héroïsants»
Thomas Jolly et son équipe ont levé le voile lundi, côté danse et mode, sur la cérémonie d'ouverture. Comme celle des JO, elle se fera en dehors d'un stade, entre la place de la Concorde et les Champs-Elysées, avec l'inclusion comme fil directeur.
« Mettre les athlètes paralympiques au cœur de la ville, c'est déjà un premier marqueur politique au sens où la ville n'est pas suffisamment adaptée à toutes les personnes en situation de handicap », a souligné le directeur artistique.
Il a également appelé à « sortir (...) des clichés héroïsants concernant les personnes en situation de handicap parce que ce n'est pas être un héros que de relever des défis du quotidien (...) liés aux barrières sociétales et urbaines ».