Grâce aux JO de Paris, l'activité du secteur privé repart pour la première fois depuis avril
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L'indice publié par l'agence S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB) s'est établi à 52,7 contre 49,1 en juillet.
BRENDAN MCDERMID
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L'indice publié par l'agence S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB) s'est établi à 52,7 contre 49,1 en juillet.
BRENDAN MCDERMID
Le secteur privé français repart en août. Pour la première fois depuis avril, l'indice publié par l'agence S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB) s'est établi au-dessus de 50, synonyme d'une expansion de l'activité, à 52,7 contre 49,1 en juillet, un plus haut depuis dix-sept mois. Un indice inférieur à 50 indique une contraction.
Dans le détail, l'indice PMI Flash HCOB de l'activité des services s'est redressé de près de cinq points en août - les données ont été recueillies du 12 au 20 août auprès d'un panel de 750 entreprises - à 55,0, contre 50,1 en juillet, un plus haut de 27 mois. Les entreprises du secteur ont évoqué un rebond de la demande, et les nouvelles affaires ont connu leur plus forte expansion depuis 16 mois.
En revanche, l'indice de la production manufacturière s'est replié à 42,1 contre 44,9, un plus bas de 7 mois, et l'indice, plus large, de l'industrie manufacturière s'est replié à 42,1 également contre 44,0 en juillet, un plus bas de 8 mois. Ce repli est dû à la plus forte diminution de la demande de biens manufacturés depuis mai 2020.
Après six mois de croissance continue, l'emploi est par ailleurs reparti à la baisse dans le secteur privé français, notamment en raison du plus fort taux de contraction depuis plus de quatre ans dans le secteur manufacturier. Les entreprises gardent encore une certaine confiance quant à l'évolution des niveaux d'activité au cours des douze prochains mois, mais moins qu'en juillet.
Tout en jugeant ces données compatibles avec une solide croissance du PIB de 0,5% au troisième trimestre, Norman Liebke, économiste à la HCOB, remarque que les JO « sont très probablement » à l'origine du fort redressement du secteur des services, dont il considère qu'il sera « éphémère », tandis que « la conjoncture du secteur manufacturier demeure défavorable ». L'économiste estime que « les perspectives s'annoncent bien sombres pour les entreprises françaises dans l'année à venir ».
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Pour rappel, en juillet, l'activité du secteur privé avait continué de se contracter en France, plombée par le secteur manufacturier, tandis que celui des services avait quasiment stagné, selon l'indice PMI publié le 5 août août S&P Global et la HCOB. L'indice PMI composite de l'activité globale était resté en zone de contraction, s'établissant à 49,1 contre 48,8 en juin.
Il avait souffert d'un recul des nouvelles commandes ainsi que d'une baisse du volume du travail en attente. L'enquête menée auprès de chefs d'entreprise du secteur privé montrait aussi un repli - à un point bas depuis six mois - de la confiance quant à une croissance de leur activité dans l'année à venir.
Dans la zone euro, l'activité du secteur privé a légèrement augmenté en août, à son plus haut depuis trois mois, selon l'indice PMI Flash publié ce jeudi par S&P Global. L'indice est remonté à 51,2, contre 50,1, en juillet, son plus haut niveau depuis trois mois, mais le niveau des nouvelles commandes a continué à baisser.
Le renforcement de la croissance de l'activité globale a en grande partie reflété un retour à l'expansion en France. « Cet élan a toutefois peu de chance de se prolonger dans les prochains mois », a nuancé Cyrus de la Rubia, chef économiste auprès de la Hamburg Commercial Bank.
Le tableau n'est en effet pas le même selon les domaines d'activité. Le secteur manufacturier reste ainsi « embourbé dans la récession », quand celui des services semble croître à « un rythme soutenu », relève S&P Global.
Le volume global des nouvelles commandes dans le secteur privé de la zone euro a ainsi diminué pour un troisième mois consécutif, le rythme de la contraction n'ayant que très légèrement ralenti par rapport à juillet. Et la faible augmentation des nouveaux contrats dans les services n'a pas suffi à compenser la plus forte baisse des nouvelles commandes depuis la fin 2023 dans le secteur manufacturier, ajoute le communiqué.
La faiblesse de la demande a par ailleurs incité les fabricants de la zone euro à réduire leur activité achats au cours du mois, celle-ci ayant diminué à un rythme soutenu, le plus marqué depuis quatre mois, relèvent encore les experts de S&P Global.
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Par pays, le tableau est également très disparate. À la différence de la France, la conjoncture est en revanche restée faible en Allemagne, où l'activité globale a diminué pour un deuxième mois consécutif, et à un rythme plus marqué que le mois précédent. Dans le reste de la région, la croissance s'est maintenue.
(Avec AFP)
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