Une compétition... dans la compétition : les JO de Paris 2024 vont-ils décrocher la médaille d'or des jeux les plus écologiques de l'Histoire de l'olympisme, comme l'a assuré la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra il y a six mois ? C'est aussi la promesse faite, dès 2017, lors de l'attribution des jeux. Pourtant, les ONG environnementales ont régulièrement tiré la sonnette d'alarme : « Un faux départ sur l'écologie », selon Greenpeace, ou encore, « des efforts écologies insuffisants », d'après Carbon Market Watch.
« Le plus difficile a été de sortir des modèles préexistants d'organisation », se défend Pierre Rabadan, adjoint à la maire de Paris, en charge du sport, des Jeux olympiques et paralympiques. « Il ne fallait pas que livrer les JO. Mais les mettre au diapason de l'Accord de Paris pour le climat de 2015 ».
À ses tout débuts, la promesse est très ambitieuse : faire des JO de Paris 2024 une compétition « neutre en carbone », avec des émissions totalement compensées. Mais, en 2019, cette ambition semble avoir été abandonnée au profit d'un budget carbone qui fixe une nouvelle règle : au global, ne pas aller au-delà de 1,58 million de tonnes équivalent CO2 (soit l'empreinte carbone annuelle d'environ 180.000 Français), en comparaison avec les éditions de Rio de 2016 (3,6 millions de tCO2) et celles de Londres en 2012 (3,4 millions de tCO2).