L'économie française plus robuste que prévu en 2018

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(Crédits : Eva Plevier)
La croissance de l'économie française en 2018 a été revue à la hausse à 1,7% (contre 1,6% précédemment) en données corrigées des jours ouvrables, selon l'Insee.

"La catastrophe" annoncée par le gouvernement à la suite des premières semaines de mobilisation des "gilets jaunes" et des grèves de la SNCF n'a pas eu lieu . Selon les chiffres de l'Insee publiés ce jeudi 16 mai au soir, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a bondi de 1,7% en données corrigées des jours ouvrés, alors qu'elle avait été estimée à 1,6% précédemment. C'est la deuxième révision à la hausse de l'activité française par l'organisme de statistiques, qui avait évalué la croissance à 1,5% dans une estimation publiée en janvier.

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire n'a pas manqué de commenter ces chiffres plutôt favorables pour l'exécutif. "Après le recul du chômage et l'entrée de la France dans le Top 5 des pays les plus attractifs au monde, cette bonne nouvelle illustre l'efficacité de notre politique économique."

Pour autant, cette embellie sur le front de la croissance est loin d'apaiser la colère des ronds-points. Les "gilets-jaunes" s'apprêtent à manifester pour l'Acte 27 ce week-end. Surtout, la plupart des instituts de prévision anticipent un ralentissement pour cette année. Contacté par La Tribune, l'économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Mathieu Plane explique les raisons de cette évolution :

Ces révisions montrent une reprise assez dynamique. Ce que l'on peut observer historiquement dans les phases de fort ralentissement ou de reprise assez nette, c'est que les premiers comptes peuvent avoir tendance à sous-estimer les niveaux de croissance. 2017 a été une forte croissance et 2018 est meilleure que ce qui était prévu dans les premiers comptes [...] Pour 2018, deux facteurs jouent positivement, c'est le commerce extérieur avec les exportations et les investissements des administrations publiques. [...] Ces comptes illustrent le fait que la croissance était un peu plus robuste que prévu.

Lire aussi : UE : la Commission européenne prévoit une croissance en berne

Un commerce extérieur favorable, mais...

Du côté des échanges de biens et services, les chiffres sont meilleurs que prévu. Le commerce extérieur, longtemps resté un point noir de l'économie tricolore, a contribué à hauteur de 0,7 point de l'activité, contre 0,6 point dans les précédents chiffres diffusés par l'Insee. Surtout, ces résultats sont bien plus positifs qu'en 2017 (0,1 point) et 2016 (-0,4). Du côté des variations de stocks, elles diminuent de 0,3% en 2018 par rapport à 2017. L'économie française reste pour l'instant épargnée par les tensions sur la scène du commerce mondial. Son modèle économique étant moins exposé aux soubresauts des échanges planétaires que celui de l'Allemagne. En revanche, les derniers chiffres des douanes pour le premier trimestre sont plutôt décevants, avec un déficit qui s'accroît.

> Lire aussi : Le déficit commercial plonge au premier trimestre

Une consommation légèrement révisée à la hausse

L'examen des résultats de l'organisation de statistiques publiques indique que la  révision à la hausse de la croissance repose également sur une demande intérieure plus favorable qu'anticipé.  La contribution de la demande interne au produit intérieur brut a ainsi gagné un point par rapport aux estimations de janvier fournies par les économistes de l'institut. Si le pouvoir d'achat des Français a marqué le pas en 2018 par rapport à 2017 (1,2% contre 1,4%), l'Insee a révisé ses chiffres en montrant que le revenu par unité de consommation (UC) est resté à un niveau relativement favorable (0,7% contre 0,8% en 2017). Les hausses de salaires et les revenus issus de la propriété ont cependant été moins bons que prévu en raison d'une inflation plus dynamique (1,5% contre 0,8% en 2017). La flambée des prix du pétrole l'année dernière a contribué à affaiblir le porte-monnaie d'un bon nombre de Français dépendants de la voiture pour se déplacer et augmenter leurs dépenses contraintes.

"Sur 2018, le calendrier fiscal a joué négativement sur la croissance qui a plombé le début d'année. Les effets positifs attendus par ces mesures fiscales n'ont pas produit leurs effets avec la crise des 'gilets jaunes'. Il y a une forte hausse du pouvoir d'achat en fin d'année, mais cela ne s'est pas traduit dans la consommation. En revanche, il y a eu une très forte hausse de l'épargne en fin d'année. L'effet pétrole a pesé sur le pouvoir d'achat par l'inflation et la taxe carbone", explique Mathieu Plane.

L'investissement a tourné au ralenti sauf pour l'administration

L'investissement (formation brute de capital fixe) a fortement ralenti l'année dernière passant de 4,7% à 2,8%. Le coup de frein le plus marqué concerne l'investissement des ménages passant de 6,6% à 2%. L'investissement des entreprises non financières a également ralenti (4,7% en 2017 contre 3,8% en 2018). En revanche, les administrations publiques ont multiplié les dépenses d'investissement avec un rythme de progression soutenu (2,4% contre 0,3% en 2017).

Embellie sur le front du chômage

Les derniers chiffres du chômage publiés ce jeudi 16 mai indiquent que le taux au sens du bureau international du travail (BIT) a diminué de 0,1 point au premier trimestre 2019 après une baisse de 0,3 point au trimestre précédent. Il s'établit ainsi à 8,7% de la population active en France (hors Mayotte) et 8,4% en France métropolitaine. "Il s'agit de son plus bas niveau depuis début 2009" rappelle l'institut basé à Montrouge. Dans le détail, les résultats de l'Insee signalent que le chômage de longue durée baisse de 0,3 point sur un an. Il s'élève à 3,3% de la population active à la fin du mois de mars dernier. Sur le total des chômeurs, 963.000 ont déclaré rechercher un travail depuis au mois un an.

Les chiffres du halo du chômage, c'est à dire les personnes qui souhaitent un emploi sans être considérés comme des chômeurs au sens du BIT, sont également bien meilleurs. D'après les chiffres diffusés par l'organisme de statistiques leur nombre diminue de 80.000 entre fin 2018 et début 2019 pour s'établir à 1,4 million contre 1,48 million. Les personnes en situation de sous-emploi sont également moins nombreuses. Entre janvier et mars, 5,3% de la population seraient en sous-emploi, c'est à dire principalement des personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage. Cette proportion baisse de 0,4 point sur le trimestre et de 0,8 point sur un an.

Un déficit en baisse

Le tableau des finances publiques présenté par l'Insee indique  un déficit en baisse en 2018 à 2,5% du PIB contre 2,8% en 2017. Du côté de la dette, elle se stabilise à 98,4%. Les dépenses publiques ont ralenti entre 2016 et 2018 passant de 56,6% du produit intérieur brut à 56%. Au niveau des prélèvements obligatoires, le ratio baisse de 0,2 point passant de 45,2% à 45%.

Une croissance inférieure à la moyenne européenne

Les meilleurs chiffres de 2018 ne doivent pas faire oublier que la France réalise de moins bonnes performances que la moyenne des pays de la zone euro et de l'Union européenne. Ainsi, selon de récents chiffres communiqués par Eurostat, le produit intérieur brut corrigé des variations saisonnières a progressé de 0,4% dans la zone monétaire et 0,5% dans l'UE à 28 par rapport au trimestre précédent. De son côté, la France enregistre une activité à 0,3% contre 0,4% en Allemagne, 0,7% en Espagne, 0,5% au Royaume-Uni ou 0,2% en Italie.

Un coup de mou à prévoir

Pour 2019, l'OFCE anticipe une croissance à 1,5%. Mathieu Plane explique que "on s'attend à un rebond du pouvoir d'achat des ménages très net soutenu par les mesures sociofiscales, la prime exceptionnelle, un ralentissement de l'inflation. [...] On part d'un niveau d'épargne élevé. Les ménages ont reconstitué des capacités financières sur 2019. Si les incertitudes se lèvent, les ménages vont avoir des capacités pour consommer. Du côté des entreprises, l'épargne est historiquement élevée. A cela s'ajoutent les 20 milliards du CICE. Cela va contribuer à améliorer la trésorerie des entreprises."

En revanche, la conjoncture internationale pourrait peser sur l'économie française.

"Les incertitudes posent pas mal de difficultés", déclare-t-il. Comment ces leviers vont-ils se matérialiser dans le contexte de la crise des 'gilets jaunes' et un climat international incertain avec les tensions commerciales, la perspective du Brexit ?"

Lire aussi : Le pouvoir d'achat devrait doper l'économie en 2019

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Commentaires
a écrit le 18/05/2019 à 14:37 :
Robuste, le mot n'est il point trop fort? La robustesse se juge dans la durée ...alors qu'on nous annonce que 2019 sera une année difficile !
2018 n'a fait que suivre 2017, c'est à dire sur la lancée du gouvernement précédent. On peut se poser la question de savoir si l'embellie de 2018 est le résultat du Hollandisme ou du Macronisme...ou si encore personne n'y est pour quelque chose, juste un environnement favorable à ce moment là.
Réponse de le 19/05/2019 à 11:45 :
@VALBEL89
Aide TPE jeunes apprentis (effectif juin 2015), qui concernait les entreprises de moins de 11 salariés, est, avec d’autres dispositifs d’aides, transformée début 2019 en aide unique pour les employeurs recrutant des apprentis.
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Le suramortissement pour les PME (effectif avril 2015), annulé fin 2017, a été réactivé avec des conditions et une étendue différentes, début 2019.
Donc 2018 a été une année de doutes et d’incertitudes pour les TPE.
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Le CICE (29/12/12, loi rectificative pour 2012, effectif en 2013) est transformé directement en baisse de charge. Et cause le retrait à la source, passe qu’un effet annuel à un effet plus direct mensuel.
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La 1ère baisse de l’IS pour les PME a été votée sous Hollande, juste avant son départ, avec un effet sur 2017 (si j’ai bonne mémoire), et les baisses suivantes étaient déjà planifiées. Macron n’a fait que les remanier.
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BpiFrance, Hollande l'a créé et a gonflé ses moyens, Macron est dans la continuité, on envoie pas à la boucherie un cheval qui gagne des compétitions, ou plutôt qui aide les PME et startups à gagner des compétitions, notamment à l'international.
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Etc.
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On est plus dans la continuité que dans la rupture. mais pour se faire élire et exister il faut toujours bien dézinguer son prédécesseur.
Fillion et la droite (meilleure amie du CAC40 et du MEDEF) n'aurait pas fait bien différemment, parce que la grogne des patrons de PME était plus que puissante. D'ailleurs ils ont encore des demandes non satisfaites.
Réponse de le 19/05/2019 à 13:05 :
Et parce que la relance industrielle se fait pas les PME, avec de la R&D, des investissements et des nouvelles technologies. Nos GE et ETI, sont nombreuses descendantes de PME, sauf celles nées du service public. Le CEA, le CNRS et nos autres centres de recherches ont les capacités d'essaimer de nombreuses TPE-startups. Mais encore fallait t'il que ces dernières puissent démarrer leurs activité en France en étant soutenues par l'Etat, qui le fait de plus en plus maintenant, ce qui évite de voir des brevets français industrialisés à l'étranger, notamment en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
BpiFrance-CDC ont maintenant aussi plus de moyens pour défendre nos pépites par le FSI (Fond Stratégique d'Investissement) ou sans. Le seul fait que BpiFrance prenne une participation dans des entreprises, et là pas que dans des PME, permet de prévenir les embrouilles ou de booster une entreprise stratégique en difficulté, ou qui pourrait se faire croquer, voir aussi de garder du poids sur une entreprise passée à l'étranger. CMA-CGM, Eutelsat, CGG, etc.
Il faut y mettre en parallèle la législation qui a bien évoluée, pour protéger nos pépites et brevets, depuis le Décret Montebourg jusqu'à la loi PACTE.
On a les outils, encore faut-il les utiliser.
"La robustesse se juge dans la durée"
La stabilité est un bon facteur pour progresser. On peut modifier en expliquant clairement les raisons et les effets recherchés, sans casser la baraque !
a écrit le 18/05/2019 à 4:41 :
Magnifique !
1.7% de croissance du PIB - 3% du PIB de déficit = - 1.3% de croissance !

Quand il faut dépenser 3% du PIB pour faire croitre ce même PIB de 1.3%, ce n'est certainement pas de la croissance mais de la décroissance ...

L'Etat continue de croître au détriment du secteur privé qui est le seul à générer de la véritable croissance, l'Etat génère de la dette. Quand on soit disant investissement, cela ferait longtemps que la France serait numéro 1 si l'Etat réalisait de vrais investissements, or nous plongeons dans énormément de classements comme ceux de l'éducation et de la formation, qui déterminent largement la compétitivité d'un pays.

Bref, on se berce d'illusion ... regardez la courbe de la balance extérieure des paiements (ce que la France achète domestiquement vs les importations), et vous comprendrez que nous faisons surtout croître les entreprises à l'étranger.
Réponse de le 18/05/2019 à 12:02 :
Un chirurgien qui opère dans une clinique crée de la croissance mais lorsqu'il opère dans un hôpital, il ne crée pas de croissance?

Un rond point tondu par une société de service sous contrat avec la commune crée de la croissance, mais lorsque c'est fait par un fonctionnaire cela n'est qu'un cout?

Il va falloir revoir les bases en économie sur la croissance!


Lorsque l’État construit un Hôpital, ce n’est pas un investissement, mais lorsqu'une société immobilière le fait (pour le louer à l'Etat) cela l'est!

Sur l’investissement il va falloir aussi revoir les bases!
Réponse de le 18/05/2019 à 12:24 :
@septic
Les y’a qu’à faut qu’on et commentaires non constructifs ne vont par faire avancer la machine.
C’est le déficit dans le commerce de biens qui est nuisible, notamment à cause de la facture énergétique. Plus de 50% des exportations sont réalisées par les GE, notamment celles avec une participation publique.
Même si nous avons en déficit dans les biens, les exportations ont bien augmentées en 2017 et 2018.
Donc aussi le total des échanges de biens, soit ~ 40 Md par an, ce qui amène de logiquement de l’activité supplémentaire, pour les industries, les transports et la logistique.
Pour les services la balance est généralement positive. Et pour le négoce elle est toujours très favorable.
Pour le tourisme (service à part), c’est toujours largement positif, la France pourrait certainement mieux faire si elle ne subissait pas les contrecoups des attentats et des blocages sociaux.
Pour les investissements directs entrants et sortants, la France a la bonne formule.
Elle investit principalement aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Les 2 principaux secteurs visés sont les industries manufacturières et la finance-assurance.
Les IDE, ils courent et augmentent
La balance des revenus primaires est fortement positive et en augmentation.
Le déficit public baisse déjà depuis quelques années.
Pour rappel, il était à 4,8% du PIB en 2012 et à 3,4% en 2016.
Ca vaut pour les déficits de la Sécu, du Régime Général et du FSV, du Budget.
Tandis que le PIB est passé de 2087 Md en 2012 à 2282 Md en 2018.
Paris ne s’est pas fait en un jour, comment voudriez vous redresser l’économie en un claquement de doigts ?
Pour l'éducation-formation-apprentissage, c'est aussi en cours de traitement, mais le rattrapage va aussi être long.
Réponse de le 18/05/2019 à 21:26 :
pourtant l'Allemagne archi positive et EXCEDENTAIRE de qq centaines de MILLIARDS d'euros a plus d'importations d'énergie que la France et oui le nucléaire, et l'Allemagne a une explosion de sa balance commerciale, alors les yakafauxouvraicon qui pensent détenir la vérité comme vous, de grâce cessez d'être présomptueux et avouez qu'in fine elle (notre pays) est en dessous de tout, même de l'italie c'est dire. svp MO DES TIE c'est ce que le macronriens n'ont pas, bref la France fait pire voir eurostats.
Réponse de le 18/05/2019 à 21:27 :
pourtant l'Allemagne archi positive et EXCEDENTAIRE de qq centaines de MILLIARDS d'euros a plus d'importations d'énergie que la France et oui le nucléaire, et l'Allemagne a une explosion de sa balance commerciale, alors les yakafauxouvraicon qui pensent détenir la vérité comme vous, de grâce cessez d'être présomptueux et avouez qu'in fine elle (notre pays) est en dessous de tout, même de l'italie c'est dire. svp MO DES TIE c'est ce que le macronriens n'ont pas, bref la France fait pire voir eurostats.
Réponse de le 20/05/2019 à 6:54 :
quand une administration investit elle le fait avec nos impôts et elle se fout des retombées, quand le privé investit c'est avec son argent et les retombées sont vitales !!! la France est foutue car les impôts et les taxes augmentent : il faut bien gaver les rentier inutiles que sont nos ponctionnaires et leurs investissements.
Réponse de le 20/05/2019 à 12:24 :
@bertrand
La France avait et a un déficit d’investissements en R&D de la part du privé comme du public. Et BpiFrance a soutenu les PME et startups parce que les banques, fonds et entreprises privés ne l’ont pas fait suffisamment. BpiFrance garantie aussi des prêts privés qui n’auraient pas été réalisés sans son assurance publique.
Et Bpifrance est largement bénéficiaire
BpiFrance (50% CDC + 50% Etat) a fait plus d’1 milliard de bénéfices en 2017 et 2018.
La somme que l’Etat a mis à disposition de la Bpi n’est donc pas perdue ni gâchée.
Il y a évidement des pertes et des gains, mais au final la banque est largement bénéficiaire, ce qui lui permet de prendre des risques dans le capital-risque auprès de PME et startups, l’un des secteurs qui bloque leurs créativités et leurs progressions, et ou les banques privées sont très frileuses.
Avez vous mieux au magasin ?
Les entreprises du CAC40 ont fait ~55 Md de bénéfices en 2015, 77 Md en 2016 (meilleures année depuis 10 ans) et + de 92 Md en 2018. Donc en 2 années les bénéfices ont quasiment doublés.
Augmentations des investissements dans la R&D ? Globalement presque pas, mais les versements de dividendes ont très fortement augmenté ! Alors même que nombre de ces entreprises profite des commandes de l’Etat et des programmes lancés par la France et (ou) l’Europe, donc de subventions publiques.
Et ce qui vaut pour le CAC40 vaut quasiment pour l’ensemble de nos grandes entreprises (~300).
Elles participent fortement à la croissance et on ne peut que les en féliciter, mais ne pourraient-elles pas faire bien plus pour l’économie française en jouant un peu plus solidaire avec les PME, plutôt que souvent les matraquer, comme dans l’agroalimentaire ou l’automobile.
A chaque crise, ce ne sont pas nos GE qui passent à la trappe mais nos PME.
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@@laind (l’anonyme)
Un peu fouillis votre commentaire ?
1) L’exemple qu’il fallait suivre (fin 2011-début 2012) c’était bien l’Allemagne et sa Superwoman Merkel. Pour d’autres c’était le Royaume-Uni. Voir un coup l’une, un coup l’autre puisque certains de nos élus, journalistes et trolls sont des girouettes de compétition.
2) Mais comment ce fait t’il que l’Allemagne si parfaite (pas de dette, peu de chômage, une balance commerciale très excédentaire, de la trésorerie, super robotisée et modernisée, et avec 2 fois plus d’investissements en R&D que la France) soit derrière nous en taux de croissance du PIB en 2018 et 2019. Sachant les taux allemands de dépenses sociales et militaires sont bien plus faibles que les nôtres. Notez qu’entre 2008 et 2016, la croissance Allemande n’a pas non plus fait des étincelles, juste quelques dixièmes au dessus de la notre.
Allez-y prenez donc une calculette et expliquez nous, merci.
3) Energie, oui parlons en, de l’Allemagne usine à gaz, qui consomme en hydrocarbures plus de deux fois et demi ce qui est nécessaire à la France, sachant que sa population n’est que de 25% supérieure à la notre.
En émissions de CO2, l’allemand pollue autant qu’un français + un troupeau de vaches :>))
D’après Eurostat, l’Allemagne est responsable de 22,5 % du bilan carbone de l’Europe, le Royaume-Uni de 11,4%, la Pologne (qui bosse beaucoup pour l’Allemagne) de 10,3% et la France et l’Italie suivent à 10%
L’Allemand, avec son économie qui déraille, pollue donc 2 fois plus qu’un français.
Tout ça pour ça ?
Je m’arrête là ou je vous en remets une couche ?
a écrit le 17/05/2019 à 15:57 :
1.,7 de croissance, un coup dur pour le gouvernement!
a écrit le 17/05/2019 à 15:50 :
Meilleure croissance, c'est la fauteà Macron.
Sortez Le!
a écrit le 17/05/2019 à 15:45 :
@Grégoire Normand
Mais je ne suis pas de votre avis, la catastrophe (grève + dette SNCF, gilets jaunes + ultras) a bien eu lieu, sauf qu'elle n'est pas visible, maquée par le fait que la France accélère industriellement et à l'exportation, à contre-courant des économies mondiale et européenne.
Tout est relatif, nous aurions du avoir plus de croissance en 2018 !
Ca embauche et le marché automobile est stable, et les exportations accélèrent, et encore plus pour le semestre à venir.
La France ne va pas déjà renverser la table de suite, mais déjà la tendance de la balance commerciale avec une hausse plus importante des exportations que des importations.
Nombreuses des usines neuves et en construction visent l'exportation.
La montée en puissance va se faire graduellement.
Sans nouvel évènement majeur impactant notre économie (guerre, baril, bulle qui claque, intempéries, etc.), la Croissance 2019 sera aussi revue à la hausse !
a écrit le 17/05/2019 à 14:35 :
Finalement on en revient peu ou prou à ce qui avait été l'estimation de croissance 2018 prise par le gouvernement en 2017 pour batir ses hypothèses budgétaires.
a écrit le 17/05/2019 à 13:37 :
"LEs faits sont têtus, il est plus facile de s'arranger avec les statistiques." Marc Twain

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