L'emploi salarié accélère au troisième trimestre

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Les créations d'emploi ont été particulièrement dynamiques dans la construction.
Les créations d'emploi ont été particulièrement dynamiques dans la construction. (Crédits : Reuters)
Le secteur privé a enregistré 54.300 créations nettes de postes au 3e trimestre, soit une hausse de 0,3%, selon des chiffres provisoires de l'Insee publiés ce vendredi 8 novembre.

Le marché du Travail se maintient. Selon les derniers chiffres du ministère du Travail et de l'Insee publiés ce vendredi 8 novembre, les effectifs salariés ont augmenté de 0,3% entre juillet et septembre. Ce qui correspond à la création de 54.300 postes dans le secteur privé contre 45.400 au second trimestre. Sur un an, la hausse est estimée à 1,4%, soit environ 263.200 emplois. L'emploi a été particulièrement dynamique entre janvier et mars derniers avec plus 100.000 créations.

Ces résultats corroborent les récents chiffres de Pôle emploi qui indiquaient une baisse du nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A de 0,4% entre le second et le troisième trimestre. Ces statistiques favorables interviennent alors que l'économie française a clairement ralenti depuis 2017. Ce qui montre que les chefs d'entreprise n'ont pas renoncé à recruter malgré ce coup de frein.

> Lire aussi : Recul timide du nombre de demandeurs d'emploi au troisième trimestre

L'emploi dynamique dans la construction

Dans le détail, les créations d'emploi ont été particulièrement dynamiques dans la construction avec une hausse de 0,7% entre le second et le troisième trimestre. Le rythme s'est légèrement accéléré par rapport au second trimestre (0,5%) mais a marqué le pas par rapport au premier trimestre (1,3%). Au total, 9.900 emplois ont été crées dans ce secteur au cours des trois derniers mois. Cette embellie de l'activité dans la construction s'explique en partie par une forte hausse des investissements des collectivités en amont des élections municipales du printemps prochain. Lors d'un récent point presse, l'économiste de COE-Rexecode, Denis Ferrand, était plus pessimiste pour l'année prochaine.

"Dans les administrations, il devrait y'avoir moins d'investissements en 2020 avec la fin du cycle communal électoral. Les années d'élections municipales sont très rapidement suivies d'un recul des dépenses d'investissement public alors que les années passées sont des années d'accélération de l'investissement. Cette circonstance spécifique deviendra plus défavorable l'année prochaine."

Dans l'industrie (0,2%) et l'agriculture (0,3%), les créations d'emploi restent dans la moyenne. Dans le tertiaire, le rythme des créations a légèrement accéléré en passant de 0,2% à 0,3% avec 37.300 créations de postes contre 35.800 au précédent trimestre. En revanche, l'emploi intérimaire dans les services baisse à nouveau (-0,5%) après une autre chute entre avril et juin (-0,3%).

La Commission abaisse ses prévisions de croissance pour 2020

Dans sa dernière communication d'automne publiée ce jeudi 7 novembre, la Commission européenne a légèrement abaissé ses prévisions de croissance de l'économie française pour 2020 à 1,3% contre 1,4% cet été.

"Après une détérioration à la fin de l'année 2018, les indicateurs relatifs à la confiance des consommateurs et des chefs d'entreprise se sont améliorés et stabilisés au dessus de la moyenne de long terme. Cependant, l'augmentation des incertitudes extérieures pèse sur le solde du commerce extérieur et l'appareil exportateur ne devrait pas apporter de soutien à la croissance sur l'horizon de la prévision (2021)" notent les économistes de l'institution bruxelloise.

 Au niveau européen, la Commission a également abaissé ses prévisions.  L'exécutif communautaire table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la zone euro limitée à 1,1% en 2019 et 1,2% en 2020 puis en 2021. En juillet, elle avait dit attendre une expansion de 1,2% cette année et de 1,4% l'an prochain. Les statisticiens ont revu à la baisse leurs projections pour les grandes économies de la zone euro. Les principales révisions concernent avant tout l'Allemagne (1% pour 2020 contre 1,4% en juillet et 0,4% pour l'Italie contre 0,7% l'été dernier).

Si la France devrait faire largement mieux que l'Italie, beaucoup d'économistes anticipent une chute des créations d'emploi l'année prochaine. Dans leur dernière note de conjoncture, les économistes de l'OFCE prévoient 260.000 créations d'emploi en 2019 contre 82.000 en 2020 et 92.000 en 2021. Ce moindre dynamisme pourrait se répercuter sur la baisse du taux de chômage en France situé à 8,2% de la population active à la fin du premier semestre.

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Commentaires
a écrit le 09/11/2019 à 23:42 :
emploi maintenu par perfusion monétaire :
la France est toujours en retard que ce soit dans dans la récession ou dans la reprise après récession (c'est un constat fait par beaucoup d'économiste, le constat étant la seule chose que savent faire les économistes^^, les prévisions c'est pas leur fort ^^)
d'où mon commentaire :
la France ne profite, depuis quelques années (2015 à 2018), que des taux très bas et des injections monétaires de la BCE et aussi des des déficits (la politique macronienne du CICE qui est un pas vers le retour au XIXe siécle ne fait qu'accompagner cela, et ne permet pas un grand nombre de création de postes)
en cas de retournement de la conjoncture économique, il sera difficile de maintenir ces politiques et surtout de maintenir l'emploi
Réponse de le 10/11/2019 à 10:31 :
Oui effectivement! car cela s'explique dans un post autour de chef ou guide, mais aussi l'incapacité a vouloir changer l'héritage de Bonaparte dans la gestion en mode confucianisme administrative et fixation de la société dans un coût de la vie qui en plus étrangle les petits entrepreneurs.

Lorsque l'on voit la circulation du concept de l'argent, la différence dans ce même monde de l'anglo saxon ou le risque est assumé proportionnellement au niveau chacun, ou l'argent pour le scandinave est un outil, de fait les mécanismes d'asservissements par le statut est en soit le fait de laisser autant de latitude a un seul personnage.

Et comme actuellement il y a plus des choix qui sont fait réduisant fortement la capacité de retournement, baisse des aides a la création d'emploi dans les tpe pme, baisse des conditions des chômeurs indemnisés, baisse de l'apl effective et sortie de plus de 600 000 personnes.

Du fait de la réduction de la circulation des revenus, de fait l'innovation n'en sera que moindre.

Le choix en plus de mettre une bonne partie des capitaux réellement dans le monde financier ou boursier, disons qu'aucune visibilité ne sera.

Car pour cela si il y avait actuellement dans le management du pays autre chose qu'une DRH au commande de l'emploi, ce qui n'est pas sa fonction sauf a organiser un vaste plan social. (ce qu'elle a va et a vu une rétribution pour cela) Ayant fait un plan social, je pense qu'il y a le a bonne personne au bon endroit.

L'atrophie et la violence des solutions produites vont sans doute entrainer d'autant plus le doute.

Car côté vision, prospective et tout, (j'ai eu a passer par deux développement techno), et j'ai croisé la dernière fois disons une personne présent lors de mon office.

Nous parlions d'entreprises ect, franchement au départ j'ai pensée après ma mise a distance (une décade ) qu'ils voyaient (ceux gagnant de la politique actuels) ce que je pouvais voir!!!

Mais non en fait, et lorsque l'on voit ce que j'ai pu permettre, j'ai compris que la logique est que celui qui fait, n'est pas celui qui touche.

Je pense qu'une bonne partie des entrepreneurs ne se cachent pas pour comprendre que le deal d'une économie qui repose sur si peu de groupes donneurs d'ordres, de pme au couteau sur les prix, et a la fin de fait la tpe ou consultant va morfler.

Du coup la politique monétaire selon moi est autre chose que de comprendre ou l'on met l'argent, et de ce qu'il semble le moindre accroc éco a mon avis sera comme du non filet pour des millions de gens en même temps.

Des risques sociaux énormes de destruction de valeur sont prix actuellement pour concentrer l'argent aux mêmes endroits, donc vu qu'il n'y a aucun discours prospectif, inventif (car il y a un chemin) j'ai compris que c'était propre a celui qui seul décide.

C'est aussi le mode des pdg et toute la chaîne a répondre par la peur, répondrons par la soumission.

Ce qui aussi permet de comprendre que l'économie, c'est la confiance et je pense qu'elle est durablement entamé !!!

Tout les éléments sociologiques, la sécession des élites et le retour d'une politique du 19em n'aura pour conséquence, comme dans la techno, de payer des patentes ou licences de produit penser et réaliser ici, mais développé ailleurs.

En tout cas, effectivement je pense qu'il y a une grosse possibilité d'alignement des planètes que l'exemple des assurances vie, ou des choix énergétiques a faire.

Le vide mon ami, le vide car le processus démocratique n'est plus.
Les personnes qui ont les clefs, ne captent rien a l'économie ne s'engage sur rien que faire des constats car cela n'engage a rien!!!

La valeur de transformation et de création est la, mais ceux qui prétendent au pouvoir ne comprennent toujours rien !!!!

Alors je regarde et je me tiens a distance du magma, ayant compris par proximité de gens puissant, qu'il vaut mieux s'en tenir a distance.
Pour éviter d'être polluer par l'idéologie et la représentation du 19eme.

C'est trop difficile de développer avec ces inerties, donc je suis a présent un bon soldat, fatigué de dire avant, la responsabilité engageant du coup je me libère par l'anticipation, mais plus dans la musique car au moins l’aléa créatif est permanent.

Mais effectivement il y a des choses visibles anticipable y compris en terme de climat et de risques économiques permettant l'innovation a toutes les échelles autour d'outils nouveaux, de solutions nouvelles permettant de réduire le risque financier boursier et économique par l'autonomie citoyen de l'énergie (un peu de phrasé a vocation politique).

Car dans le grand monde, les dépendances obligent, nous avons pu le voir pour les pays qui ont eu une classe politique a ce point asservi par l'argent!

Dans ce cas pas de vision !!!!!!

Donc incapable de voir venir les choses ....

A cela s'ajoute un mouvement a venir
Réponse de le 10/11/2019 à 13:42 :
@gonzague
vous semblez dire des choses très intéressantes mais il est difficile de vous lire, votre traducteur n'est pas très au point (google traduction ?)

"Des risques sociaux énormes de destruction de valeur sont prix actuellement pour concentrer l'argent aux mêmes endroits, donc vu qu'il n'y a aucun discours prospectif, inventif (car il y a un chemin) j'ai compris que c'était propre a celui qui seul décide"

cette analyse me semble assez juste (mais je ne suis pas sur de l'avoir bien interprétée)
a écrit le 08/11/2019 à 16:05 :
"Au niveau européen, la Commission a également abaissé ses prévisions".

En parlant de niveau europeen :

Une eurodéputée LREM épinglée par la HATVP. Dans un communiqué du vendredi 8 novembre, jour de publication des déclarations d’intérêts des 74 eurodéputés français sur son site internet, la Haute autorité pour la transparence a annoncé qu’un formulaire manque à l’appel. Il s’agit des informations concernant Irène Tolleret, une vigneronne bordelaise qui figurait au neuvième rang de la liste Renaissance, lors des élections du 26 mai dernier.

“Elus le 26 mai 2019, les représentants français au Parlement européen avaient jusqu’au dimanche 1er septembre 2019 pour adresser à la Haute Autorité leur déclaration d’intérêts”, précise le communiqué de la HATVP. Contrairement à l’ensemble des autres membres de la délégation française, Irène Tolleret a donc manqué à cette obligation. Une omission d’autant plus surprenante que sa déclaration d’intérêts financiers d’eurodéputée figure bien sur le site internet du Parlement européen. À sa lecture, on apprend notamment qu’Irène Tolleret est actionnaire d’une exploitation vinicole. Selon la Revue des vins de France, il s’agit du domaine Mas d’Auzières, situé au Nord de Montpellier.’Lentourage de l’eurodéputée évoque un simple problème technique lors de la transmission de la déclaration d’intérêts d’Irène Tolleret à la Haute autorité
Réponse de le 08/11/2019 à 22:29 :
Les créations d'emplois sont dynamiques dans un contexte de ralentissement généralisé, et la seule chose que cea vous inspire c'est de recracher votre prechi-precha anti-LREM. Hilarant. La défaite vous va si bien.
Réponse de le 08/11/2019 à 23:30 :
Commentaire sans rapport avec l'article.
Cherchez un autre support pour déverser vos attaques personnelles !
Réponse de le 10/11/2019 à 10:35 :
En tout cas, si il y a bien une fonction nécessaire pour exercer la loi, c'est de la respecter !!!

Ok en même temps je me doute que le profil en dit long sur l'importance des choses. Forcément, comme dans l'armée, oublier un statut est finalement relatif......

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