Recul timide du nombre de demandeurs d'emploi au troisième trimestre

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La baisse est surtout marquée pour les demandeurs d'emploi en catégorie C (ayant travaillé plus de 78 heures par mois) avec un recul de 2,4% (-0,4% sur un an).
La baisse est surtout marquée pour les demandeurs d'emploi en catégorie C (ayant travaillé plus de 78 heures par mois) avec un recul de 2,4% (-0,4% sur un an). (Crédits : REUTERS/Christian Hartmann)
Le nombre de chômeurs (catégorie A) a légèrement diminué au troisième trimestre (-15.800, -0,4%) pour s'établir à 3.36 millions en France métropolitaine, selon des chiffres publiés ce vendredi 25 octobre par Pôle emploi.

Le marché du travail résiste malgré le coup de frein sur la croissance. Selon les derniers chiffres de Pôle emploi et ceux du ministère du Travail publiés ce vendredi 25 octobre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A a baissé de 0,4% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent et de 2,4% sur un an. 12.800 demandeurs d'emploi sont ainsi sortis des listes de l'opérateur public en catégorie A entre les deux derniers trimestres.

Au total, 3,36 millions de personnes ont été recensées par l'administration à la fin du troisième trimestre contre 3,37 millions au cours du trimestre précédent et 3,44 millions il y a un an. Cette légère diminution intervient alors que l'économie française a clairement marqué le pas depuis 2018 et pourrait encore ralentir en 2020.

> Lire aussi : La croissance française devrait être poussive en 2020

Les catégories A,B et C diminuent de 48.900

Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (78 heures maximum par mois), c'est à dire celles qui sont inscrites en catégorie B, baisse de 0,1% par rapport au trimestre précédent et de 2,8% sur un an. Elles sont passées de 746.100 personnes à 745.300 entre le second et le troisième trimestre. Enfin, les demandeurs d'emploi inscrits en catégorie C, c'est à dire ceux qui sont en activité réduite sur une longue durée (Plus de 78 heures), ont baissé également de 2,4% entre la fin du mois de juin et la fin du mois de septembre. Au total, en prenant en compte les trois premières catégories, la diminution est de 48.900 (-0,9% entre les deux trimestres et -1,9% sur un an).

Légère hausse chez les jeunes

En dépit de ces chiffres relativement favorables, le nombres de jeunes de moins de 25 ans en catégorie A a légèrement augmenté (0,7%) entre les deux trimestres, passant de 459.100 à 462.300. Cette hausse est particulièrement marquée chez les jeunes femmes (+0,8%) avec 2.000 inscrites en plus contre 1.200 chez les hommes de moins de 25 ans (+0,5%).

Chez les seniors, les résultats collectés par l'agence en charge du suivi des demandeurs d'emploi sont plus favorables. Le nombre de personnes âgées de 50 ans et plus a diminué de 0,3% sur la période précitée. Il passe ainsi de 912.800 à 909.700. La baisse est particulièrement visible chez les femmes (-0,5% contre 0,2% chez les hommes).

Des créations d'emploi dynamiques en 2019

En dépit d'une dégradation de la conjoncture mondiale avec la guerre commerciale, le Brexit, et le coup de frein du géant chinois, le marché du travail en France s'en sort plutôt bien. Cette situation peut s'expliquer en partie par de fortes créations d'emploi en 2019. Selon de récentes estimations de l'Insee, plus de 250.000 emplois devraient être crées cette année.

En revanche, les projections sont beaucoup moins optimistes pour 2020. L'institut COE Rexecode dans ses dernières prévisions table sur 77.000 emplois crées. Cette croissance bien plus pauvre en emploi pourrait avoir des conséquences sur l'activité tricolore. Dans leurs récentes perspectives économiques, les économistes de l'observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) misent également sur des "créations d'emploi moins vigoureuses".  Ils anticipent environ 82.000 créations d'emploi l'année prochaine, "du fait d'une croissance de l'activité marchande moins dynamique ; mais elles resteraient suffisamment importantes pour réduire graduellement le taux de chômage". Le chômage calculé au sens du bureau international (BIT) du travail passerait de 8,5% au second trimestre de l'année 2019, à 8,3% fin 2019 et 8,2% fin 2020.

Un durcissement des conditions d'accès aux indemnités à venir

Après avoir présenté la réforme au début de l'été, le gouvernement s'apprête à appliquer de nouvelles règles relatives à l'assurance-chômage à partir du premier novembre prochain. Ces mesures prévoient entre autres un allongement de la durée nécessaire de cotisation pour toucher des indemnités. Il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers.

Le seuil permettant un rechargement des droits sera également de six mois contre un aujourd'hui. Lors d'une conférence de presse en septembre dernier, l'Unedic avait présenté les conséquences de cette réforme explosive sur les futurs demandeurs d'emploi. L'une des premières répercussion  est que le nombre de demandeurs d'emploi susceptibles d'ouvrir leurs droits va baisser. En outre, le montant de l'indemnité pourrait diminuer pour environ 850.000 personnes. Sur l'antenne de France Inter cette semaine, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a justifié cette réforme. "Quand le marché est dynamique, il faut retourner à l'emploi".

> Lire aussi : "Quand le marché est dynamique, il faut retourner à l'emploi" (Pénicaud, sur l'assurance-chômage)

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Commentaires
a écrit le 28/10/2019 à 10:46 :
Dans baisse faut comprendre fin de droit réduit je suppose? Pour ma part je ne vois pas de recule autour de moi... Ceux qui ne travaillaient pas n'ont pas trouvé d'emploi !
a écrit le 28/10/2019 à 6:43 :
C'est l'impression que j'ai aussi autour de moi:beaucoup de gens qui étaient écartés depuis longtemps de l'emploi ont retrouvé du travail dans le batiment ou l'artisanat,meme avec le travail temporaire.L'action du gouvernement n'est pas très voyante ,mais concrète.Tout va dans le bon sens.
a écrit le 26/10/2019 à 19:26 :
Au nombre minimisé de chômeurs retenu par le gouvernement, il faudrait ajouter ceux qui travaillent (dur) pour de minables salaires (artisans, commerçants et auto-entrepreneurs). C'est ainsi que l'on arrive au chiffre épouvantable de 9 millions de pauvres dans la 7ème puissance économique mondiale. Une honte !
a écrit le 26/10/2019 à 17:28 :
Comment embaucher quand un pays ne produise rien plus netto et le "progress" c'est financie par un credit donc sa dette? En France le moite de population travaille pour l'autre moite, et en reverso. Voir son bilan importation/exportation.
a écrit le 26/10/2019 à 12:51 :
Dans une semaine le chômage va baisser radicalement vu le nombre de non indemnisée a venir ! la pauvreté va exploser ! vu que comme d'hab on met en place vite vite la répression mais jamais la contrepartie : en effet la loi qui interdit les petits contrats est toujours dans une pile de dossiers en attente pour plusieurs années. De même la loi sur le temps partiel par choix n'est pas respecté mais imposé aux pauvres travailleurs. Enfin de plus en plus on remplace par l'informatique la mains d'oeuvres (caissières) en oubliant que le salarié et le client de quelqu'un... bref la chute de Babylone le retour.
a écrit le 25/10/2019 à 23:06 :
50 000 chômeurs de moins... restent plus que 6 450 000. Chomage résorbé dans un siècle et demi !

Ce qui peut énerver c'est le coût pharamineux pour les finances publiques. Entre le CICE, les baisses d'impôts pour les entreprises, les baisses de cotisations, on n'est pas loin de 50 à 60 milliards minimum d'aides aux entreprises.

Chaque emploi créé dans le secteur privé revient donc au contribuable à plus de 100 000€ et on le paie par des services publics en crise, des aides sociales qui disparaissent, des transports insuffisants.... Sans compter la dette publique et le déficit chronique.

Cette politique qui constitue à tuer l'Etat pour enrichir les (possesseurs d') entreprises est mortifère pour la république et la démocratie.
a écrit le 25/10/2019 à 22:11 :
faux sondage !!! radiation à pôle emploi , au RSA OU EN RETRAITE - ces inutiles ses sondages tout ceux qui ont détruit notre société honteux .
Réponse de le 26/10/2019 à 8:09 :
Il ne faut pas oublier les emplois ultra précaires des saisonniers agricoles.
a écrit le 25/10/2019 à 19:17 :
Mieux vaut un recul timide qu'une augmentation surtout pour ceux qui ont retrouvé un emploi !
a écrit le 25/10/2019 à 18:32 :
Ces chiffres sont relatifs.
Par exemple, notre société vient de subir un licenciement économique. Nous sommes tous chômeur mais nous ne rentrons pas dans les effectifs du nombre de demandeur d'emploi
En effet nous sommes dans le jargon pôle emploi sous le régime du CSP et exclu des statistiques chômeurs.
a écrit le 25/10/2019 à 18:29 :
macron depuis 2012 avec hollande et maintenant comme petit président, n'a strictement AUCUN RESULTAT FACTUEL, le chômage reste à 8.5% soit 3.6 millions Cat. A, soit passer de 8.9% à 8.5% pendant que TOUS LES AUTRES PAYS voient leur taux être à 3/4.5%, c'est un ECHEC TOTAL que ce macron.
a écrit le 25/10/2019 à 18:18 :
"nouvelles règles relatives à l'assurance-chômage à partir du premier novembre prochain".

Exemple :

Le 4 juillet dernier, Mathilde a été embauchée pour un CDD de quatre mois en tant que responsable d’équipe logistique au sein d’un entrepôt d’un géant de la vente en ligne. Son contrat doit donc logiquement s’achever le 4 novembre prochain. Sans la réforme, notre salariée aurait pu avoir droit aux allocations chômage. Or le 5 novembre prochain, elle se retrouvera pourtant sans emploi, et sans indemnisation chômage puisqu’elle n’aura travaillé que quatre mois, alors qu’il en faut désormais six pour ouvrir ses droits. Sa collègue, Marie, a elle aussi été embauchée pour quatre mois, mais quelques jours avant, le 26 juillet dernier : comme son contrat se termine le 26 octobre, elle ne sera pas touchée par la réforme, et pourra donc toucher le chômage.


Sarah est graphiste. Il y a un peu plus de deux ans, elle a réussi à trouver un CDD de trois mois dans un grande agence de communication. L’agence n’a malheureusement pas pu la garder, traversant quelques difficultés financières. Depuis, elle est revenue vivre chez ses parents, a fait tout au plus quelques prestations au noir de graphisme pour deux ou trois clients.. Début septembre, rebelote, la même agence de communication pour laquelle elle avait travaillé deux ans plus tôt lui propose à nouveau un CDD de trois mois. Son contrat doit s’achever le 10 novembre prochain. Ce qui lui a sans doute échappé, c’est qu’avec la réforme de l’assurance-chômage, son tout premier contrat pour la même entreprise compte désormais pour du beurre : la période de référence prise en compte par Pôle emploi pour déclencher l’indemnisation n’est plus 28 mais 24 mois. Alors, certes, dans les faits, elle a travaillé six mois complets, mais les trois premiers mois complets ne comptent plus. Si elle est renouvelée dans son agence de com’ ou si elle trouve un nouveau contrat, Sarah devra attendre au minimum début février pour ouvrir ses droits.
Réponse de le 25/10/2019 à 19:18 :
Ce qui n'a rien à voir avec le recul du chômage !
Réponse de le 25/10/2019 à 22:08 :
Merci de préciser tout cela, car je peux le voir, du coup je comprends dans les mots que la ministre a utiliser cette semaine, un niveau de cynisme, l'incapacité de négocier son contrat en toute connaissance de cause.

Pour quelqu'un ayant un peu d'argent, je pense qu'il aurait intérêt a aller au tribunal. (Mais le sachant, la ministre du travaille a tenu des propos inadmissible s'ajoutant a cette forfaiture !

Les cas vont sans doute aussi toucher les jeunes plus particulièrement au fait par exemple comme junior que de pouvoir accepter des conditions plus mauvaises avec l'état et la loi qui les livre a une situation inextricable.

Mais je pense aussi que l'idée est de vider les dernières personnes chômeur des centres villes. N'oublions pas qu'a l'arrivée des jeux Olympiques, l'explosion des rbnb n'en sera que plus fort !

Comme la nourriture est déjà 30% plus cher, et que vous n'avez aucune capacité de retrait par l'anticipation, puisque les loyers mettent le couteaux sous la gorge donc de l'accès comme du changement de poste.

Donc d'un point de vue économique, après en début d'année avoir encore changé les conditions pour les chômeurs, avec un flicage, donc une criminalisation, l'idée effectivement qui est aussi ce que l'extrême droite propose!

Je reviens au propos de la ministre du travail mercredi je crois, et la vous saisissez l'impact psychologique pour les personnes concernées.

Alors venir me dire que ces gens ont un gramme d'économie, serait de visualiser la transformation, savoir d'ou on part ou l'on va pour s'engager.

La fabrique a mercenaire comme benalla est "en marche".

Pour ce qui est de la contractualité, finalement le système français devient, ni social, ni économique.

Je conseille donc a la ministre d'aller prendre quelques leçon d'économie pour saisir ce que cela va produire en terme de disruption simplement de mise a la rue.

Je ne vous parle pas des chômeurs de longue durée, car eux au rsa n'ont droit qu'au faux bilan, n'étant pas indemnisés, hormis le flicage le reste c'est bidon. Et c'est Gonzague le chomeur qui peut vous le certifier.

Cela va même jusqu'a envoyer des jobs pipots, ou même sur le site affirmer que vous avez eu une proposition que vous même n'avez pas eu.

Et demandez ensuite donc a pole emploi de vous fournir l'offre, mais il ne l'ont pas......

En attendant, une mécanique de faux taffs recyclés sur des plateformes du reste du monde, pour autant rien ne se passe.

Alors toute cette logique qui va mener tout ceux qui passerons par ces "étapes"' de comprendre a quel niveau de cynisme nous sommes.

La difficulté, est celle d'entendre des discours qui s'ajoute de gens souvent n'étant pas passé par, ou simplement ayant un "réseau".

Mais Gonzague le chomeur a constaté aussi la peur des DRH d'aller sur une mission ou le but est de faire assumer un plan social, ou de voir d'autres cadre de haut niveau traité comme des enfants.

Vos moyens économiques, autant indemnisé, qu'au RSA vont dans la recherche, mais l'origine, le genre, l'âge, et les raisons économiques exogènes et subjectives d'un marché de chômage de masse, 350 000 emploi disponibles, 6 millions de chômeurs, encore une fois lisez la déclaration du ministre du travail, ancienne drh qui aussi gagné de l'argent sur des plans sociaux (gonzague fut rp dans un temps passé, donc il a vu ou va les moyens octroyés pour ce plan social. Aux filiales des entreprises qui l'organise (le plan de sauvegarde de l'emploi). Et ceux qui reste souvent dans une situation délétère, vendraient pères et mères pour ne pas être au chômage.

Alors les Thénardiers des grands mots sur l'économie, vous pouvez interagir avec moi, pour que nous puissions voir vos théorie économique, donc l'anticipation que vous avez visible sur le net pour savoir qui dit quoi, et quels sont les réalités de la destruction du corps social qui est en train de se produire par l'immaturité et le manque de visibilité dans l'engagement de l'état.

Si les entreprises et l'état pense qu'ils vont virtualiser les services tout en prétendant encore au service publique pendant que celui qui préside étouffe casi toutes les catérogies sociales tout en rejetant la faute sur ceux ci en nommant les fossoyeurs de l'économie dans des postes clefs pour faire le constat qu'ils fut les seuls a s'enrichir sur le dos de l'état.

Et ensuite parler d'économie, démonstration messieurs !!

L'économie permet de faire démonstration du discours dans l'élaboration.

Si comme c'est le cas, une économie prétendue par ceux qui gouvernent que le ruissellement puisse être la résultant de tout cela, cela montre aussi quels types d'individus se sont emparé du pouvoir !!

Car pour en revenir aux chômeurs, vous n'imaginez pas qui y est !!! beaucoup de ceux qui ne sont pas conformistes, les mêmes capables de faire et non de dire.

La question est donc dans la mission, les conditions pour vivre sont faites par la garantie a minima de fonctionnement et de juxtaposition du droit dans la durée.

Actuellement, le fait de faire s'affronter toutes les catégories de la société, tout en tenant l'ensemble des moyens d'expression n'empêche pas les cerveaux de tourner.

C'est moins la question de la fin de la civilisation, que de mystificateurs, mi gourou, mi prétentieux, pensant que la communication remplace la réalité.

INTERNET est la fin pour vous. Et plutôt que déclencher une révolution probable (car les gens a la fin vont s'entendre sur ce qui se passe) l'économie française ne s'en remettra pas.

Alors avoir conscience qu'il faille un minimum non théorique pour vivre, et ce qui fait société.

Si c'est pour détourner le sujet autour des musulmans face aux choix politiques et économiques de monsieur Macron, le pire est a venir !
a écrit le 25/10/2019 à 14:44 :
L’économie ne tourne pas assez vite en France pour créer suffisamment d’emplois qui permettraient de réduire plus significativement le chômage de masse qui règne dans le Pays. Autre point : la France ne produit pas assez de richesses, son PIB par habitant doit être au moins 15% en dessous de celui de l’Allemagne d’où les conséquences en cascade sur le niveau de vie moyen, le poids excessif de la fiscalité etc.., etc...
Réponse de le 25/10/2019 à 19:21 :
Tant qu'on aura des Mélenchon, des Martinez, des Jadot, etc, la France ne progressera pas dans ce domaine ; ils sont encore persuadés que l'économie marxiste est la seule issue... Maduro l'exemple !
Réponse de le 25/10/2019 à 21:05 :
il semblerait que ce soit plus la faute de macron et sa clique LES RESPONSABLES de cette NON baisse du chômage. A part le pipotron habituel des médias des arnault, drahi, niels, bolloré tous les "financeurs" de macron AUCUNE baisse sérieuse. chiffre à relativiser avec l'Allemagne, GB, PB, EU, Japon, Autriche bref quasiment tous....
a écrit le 25/10/2019 à 14:27 :
Tout va bien.
A ce rythme, dans 53 ans nous aurons plus de chômage.

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