L’Occitanie crée un service public de médecine générale
Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Frédéric Scheiber
Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Frédéric Scheiber
À lire également
Difficile de passer à côté avec sa couleur rouge vif. Dans la maison de santé pluriprofessionnelle Simone Veil, à Mazamet (Tarn), le logo du conseil régional d'Occitanie est partout. À l'entrée de l'établissement, très récent, une plaque indique que cette maison de santé fait partie du dispositif « Ma Santé, Ma Région ». Comme celui-ci, une dizaine d'autres centres de santé complètent actuellement le dispositif dans la région, en Ariège, Haute-Garonne, dans les Hautes-Pyrénées, le Lot ou encore les Pyrénées-Orientales. « Nous avons créé un service public des soins primaires. C'est un choix politique car notre collectivité n'a aucune compétence dans la santé et cette action a pour principal but de lutter contre les déserts médicaux », présente Vincent Bounes, vice-président du conseil régional en charge de la santé et directeur du Samu à Toulouse. Une initiative portée par le Groupement d'intérêts publics (GIP) « Ma Santé, Ma Région », qui regroupe la collectivité, les conseils de l'ordre, des facultés, des syndicats, etc. Ce consortium ambitionne d'installer au moins 200 médecins généralistes et infirmiers en Occitanie, d'ici la fin du mandat en 2027, comme salariés de la collectivité régionale. Une première que tente aussi de mettre en œuvre la Région Centre-Val de Loire. Près de deux ans après les dernières élections régionales, ils sont déjà une trentaine en poste, comme Saïd Tamar à Mazamet, commune qui a vu son hôpital mettre la clé sous la porte quelques années en arrière. « Pendant 30 ans, j'ai travaillé comme médecin urgentiste à l'hôpital de Castres et de Mazamet. J'étais fatigué par les gardes et les conditions de travail difficiles dans les centres hospitaliers. J'ai même réfléchi à prendre une retraite anticipée. Puis le maire de la ville, qui cherchait des médecins généralistes pour remplacer des départs à la retraite, m'a proposé d'intégrer le dispositif et de devenir un médecin salarié. C'est beaucoup plus facile de travailler ici et maintenant je souhaite aussi avoir du temps libre pour moi », commente le praticien âgé de 62 ans.
Pierrick Merlet