La CGT prépare une rentrée sociale offensive
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Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, redoute un budget 2025 d'une austérité violente.
STEPHANE MAHE
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Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, redoute un budget 2025 d'une austérité violente.
STEPHANE MAHE
Alors qu'Emmanuel Macron tarde encore à nommer un Premier ministre, la CGT n'entend pas attendre la décision du chef de l'Etat pour avancer sur son propre calendrier. Le syndicat veut construire une « mobilisation » sociale pour « fin septembre, début octobre », comme l'a déclaré sa secrétaire générale, Sophie Binet, dans un entretien accordé à La Vie Ouvrière, le magazine des militants de la centrale syndicale. Elle lance ainsi un appel aux autres syndicats, sans pour autant faire de la dimension intersyndicale une condition de réussite de la mobilisation.
Sophie Binet n'a en revanche pas précisé les mots d'ordre de cette future mobilisation, ni ses contours, mais les revendications évoquées au fil de l'entretien ne manquent pas : abrogation de la réforme des retraites ou budget 2025 accusé d'être préparé « sur une base "austéritaire" violente ».
« Nous travaillons à une rentrée offensive sur l'abrogation de la réforme des retraites, les salaires, les services publics, la réindustrialisation, l'égalité entre les sexes, etc. », a promis la dirigeante syndicale.
Sur le front interne, Sophie Binet s'est félicitée de quelque 70.000 nouveaux syndiqués dans la foulée de la réforme des retraites et précise que « dans la dynamique d'entre-deux-tours » des élections législatives pour lesquelles le syndicat avait exceptionnellement appelé à voter pour le NFP, 3 à 4.000 personnes ont rejoint la centrale.
La secrétaire générale de la CGT a aussi profité de cet entretien pour continuer de fustiger Emmanuel Macron, accusé d'enfreindre « la logique institutionnelle » en ne nommant pas Lucie Castets, la candidate proposée par le Nouveau Front Populaire (NFP) pour Matignon.
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(Avec AFP)
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