La croissance française légèrement revue à la hausse à 1,3% pour 2019

 |   |  277  mots
L'Insee a annoncé vendredi un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) de la France au 4e trimestre, un chiffre inchangé par rapport à l'estimation précédente.
L'Insee a annoncé vendredi un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) de la France au 4e trimestre, un chiffre inchangé par rapport à l'estimation précédente. (Crédits : Stefano Rellandini)
L'Insee a révisé vendredi légèrement à la hausse à 1,3% son évaluation de la croissance économique française en 2019, après sa première estimation de 1,2% publiée fin janvier.

Cet ajustement reste toutefois très modeste et de l'ordre de l'arrondi, précise-t-on au sein de l'Institut national de la statistique, qui a aussi confirmé le recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) au dernier trimestre.

Une consommation moins forte que prévu

Les grandes tendances communiquées fin janvier restent donc pleinement valables, avec une consommation des ménages qui a un peu accéléré, mais moins qu'espéré, un investissement en hausse, alors que la production a elle ralenti, pénalisée par sa contreperformance du dernier trimestre.

Les données détaillées publiées par l'Insee montrent aussi une augmentation du pouvoir d'achat moins importante que ce qui avait été anticipé. Grâce aux baisses d'impôts et au recul du chômage, il a progressé de 1,9%, contre une prévision précédente de 2,3%.

Et les ménages ont confirmé leur volonté d'épargner une partie de ces gains, puisque le taux d'épargne s'élève à 14,7% sur l'année, en hausse de 0,5 point par rapport à 2018.

Progression du taux de marge des entreprises

Les entreprises ont elle bénéficié l'an dernier du "double versement" du CICE, transformé en allègement de charges, détaille l'Insee. Leur taux de marge a donc progressé sur l'année, permettant d'alimenter la croissance économique en investissement.

Malgré le ralentissement par rapport au 1,7% de croissance enregistré en 2018, ces chiffres confirment la résistance de l'économie française l'an dernier dans un contexte européen et mondial plus difficile. Sa croissance s'affiche légèrement au-dessus de la moyenne de la zone euro (1,2%), et nettement supérieure à celles de l'Allemagne et de l'Italie.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/03/2020 à 0:03 :
"Une consommation moins forte que prévu"

"Progression du taux de marge des entreprises"

Donc les vases communicants permettent de saisir par les deux phrase la définition de la politique de macron.

Du coup, comme la consommation tient l'économie et non le taux de marge des entreprises, nous allons voir si cette équation macronienne peut tenir l'économie....

Je n'y crois pas un instant !
a écrit le 28/02/2020 à 16:17 :
La tribune oublie de signaler que la croissance est inférieure à celle de l'UE (1.4 %) et que la croissance n'est due qu'au bond du déficit public, qui va atteindre 3.1 % cette année et au bond de l'endettement des entreprises et des ménages.

Il n'y a donc aucune gloire.Et notre politique économique constitue surtout à augmenter notre dette, et pas notre niveau de compétences, afin de fabriquer de nouveaux produits.
Réponse de le 01/03/2020 à 0:06 :
Merci Monti !

C'est exactement ce que je pense.

je crois aussi que l'obsolescence de ceux qui ont les clefs, ne peuvent pas permettre de maintenir le niveau de compétence, ni même de développer des nouveaux produits dans la concurrence d'aujourd'hui.

Car ceux qui ont les clefs, ne laisse personne émerger si ce n'est ceux qui leurs ressemblent.

Cela s'appelle le clonisme scolastique !

Ceci a nécrosé la dite "élite"!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :