La Française des jeux sera privatisée en novembre

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Le produit de l'opération a vocation à alimenter un fonds pour l'innovation, doté de dix milliards d'euros, et à participer au désendettement du pays.
Le produit de l'opération a vocation à alimenter un fonds pour l'innovation, doté de dix milliards d'euros, et à participer au désendettement du pays. (Crédits : Eric Gaillard)
Pour que l'opération soit un "succès populaire", les particuliers bénéficieront de conditions favorables.

La privatisation de la Française des Jeux (FDJ) se fera bien dans le courant du mois de novembre, conformément au souhait du gouvernement, annonce le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).

"Les Français et les investisseurs pourront souscrire à des actions FDJ entre le 7 et le 20 novembre", déclare Bruno Le Maire dans cette interview.

Le ministre précise dans les colonnes de l'hebdomadaire dominical que "pour les particuliers, sous réserve de validation par l'Autorité des marchés financiers, une action gratuite sera accordée pour 10 actions achetées, si ces actions sont conservées dix-huit mois".

"Je souhaite par ailleurs qu'une décote de 2 % sur le prix de l'action achetée soit appliquée", ajoute-t-il, en précisant espérer que cette opération "soit un succès populaire".

Une privatisation approuvé dans le cadre de la loi Pacte

Interrogé sur l'objectif d'un milliard d'euros pour cette cession, évoqué en début de semaine par la présidente directrice-générale de la FDJ Stéphane Pallez, Bruno Le Maire botte en touche.

"Donner un objectif revient à fixer une limite, et je ne veux pas fixer de limite à notre ambition", dit le locataire de Bercy.

Quatrième loterie mondiale et numéro deux européenne, la FDJ est contrôlée à 72% par l'Etat français, qui compte conserver 20% du capital à l'issue de l'opération. Le principe de cette privatisation, comme celle d'ADP (ex-Aéroports de Paris), ainsi que la diminution de la participation de l'Etat dans Engie, a été approuvé dans le cadre de la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), adoptée au printemps par le Parlement. Le produit de ces opérations a vocation à alimenter un fonds pour l'innovation, doté de dix milliards d'euros, et à participer au désendettement du pays.

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Commentaires
a écrit le 30/10/2019 à 23:25 :
Comment signer la pétitons ,contre Macron qui brade le patriomme de la France , comme Sarkozy ,avec les autoroutes.. Alain Rogel
a écrit le 15/10/2019 à 19:25 :
Et dans les prochaines années nos impôts flamberont pour compenser l'argent qui ne rentrera plus dans les caisse mais aux actionnaires... Comme pour EDF, France Telecom... Vos politiques sont toutes honteuses et vous mériteriez tous l’échafaud pour tant d'incapabilité politique !
a écrit le 15/10/2019 à 9:53 :
Pour que l'opération soit un "succès populaire", les particuliers bénéficieront de conditions favorables ... pour perdre la valeur de leurs actions !!!

cette privatisation a tous les attributs d'une anflure de première classe.

une bonne motivation pour arrêter de jouer aux jeux perdants !!!
a écrit le 14/10/2019 à 16:11 :
La Française des Jeux a bien été leur co-employeur. Entre juillet et octobre 2019, le Conseil de prud’hommes d’Orléans a rendu une série de jugements condamnant la société française à verser la jolie somme de 349.000 euros à neuf anciens salariés du Loiret. Ces sept commerciaux, une secrétaire et une femme de ménage étaient des employés d’un courtier basé près de Chartres. Ce dernier devait placer les bulletins de lotos et les jeux à gratter auprès des buralistes, dans le Loiret et dans le Loir-et-Cher, explique France Bleu.

Si la Française des Jeux a tenté de faire valoir qu’elle n’avait rien à faire dans ce dossier, le courtier gérant sa société de manière indépendante, le Conseil de prud’hommes en a décidé autrement, car le licenciement des neuf employés en 2016 ou 2017, correspond à une réorganisation interne à la FDJ. "L’activité et la direction de la société du courtier étaient régies par la FDJ directement au moyen de directive", a ajouté le Conseil qui a estimé que la société était, de fait, co-employeur des salariés.L’avocat des neuf anciens travailleurs, âgés de 45 à 57 ans, s’est félicité de cette condamnation estimant que "la Française des Jeux agite comme des marionnettes des salariés qu’elle fait embaucher par des courtiers, alors que c’est elle qui décide tout. Nous n’obtenons pas à 100% ce que nous souhaitions ; ceci étant, nous obtenons des sommes qui sont, globalement, satisfaisantes".Dans le détail, rappelle France Bleu, la FDJ a été condamnée à indemniser ces neuf personnes au titre du préjudice moral subi. Les sommes vont de 26.800 à 42.400 euros selon les cas alors que le Conseil de prud’hommes n’a pas retenu les arriérés de salaires et de primes d’intéressement. De son côté, la Française des Jeux a annoncé son intention de faire appel de cette décision.
a écrit le 14/10/2019 à 10:34 :
Pour alimenter le fond pour l'innovation, il aurait certainement été plus rentable pour le pays d'y affecter les dividendes de la Française des Jeux, plutôt que de brader les bijoux de famille... mais pour ça, il faudrait une réflexion à long terme, et pas une pensée en temps électoral !
a écrit le 14/10/2019 à 9:19 :
Les Français ne seront pas dupés ; aussitôt la vente en bourse clôturée, les joueurs vont se rendre à l'évidence et cesseront massivement de jouer ;

les pétitions vont se multiplier pour encourager les joueurs à donner leur argent à des causes en faveur des pauvres plutôt que de perdre aux jeux,

rappelons que 95 % des jeux sont un échec pour le joueur,

gagner 2€ quand on a misé 6,60 euro n'est pas un gain, c'est une perte imbécile

les boursicoteurs en seront pour leurs frais ;
Réponse de le 14/10/2019 à 15:59 :
" les joueurs vont se rendre à l'évidence et cesseront massivement de jouer "


Pas certain, l'addiction au jeu fait des ravages.
a écrit le 13/10/2019 à 18:23 :
français profité encore un peut de la grille a 2.20 euros dans peut de temps elle sera a 2.5 et meme a 3 euros ,comme le prix des autoroutes ,pour que les actionnaires s'en mettent plein les poches, personnellement a la premiere augmentation je ne joue plus,!!!
a écrit le 13/10/2019 à 16:43 :
Le gouvernement en reste au petit jeu, de bonneteau. Le gros jeu, c'est l'intérêt négatif qui se pointe : un impôts prélevé sur les épargnants par les débiteurs. Mais la haute autorité sur les jeux devrait être capable d'y mettre bon ordre.
a écrit le 13/10/2019 à 14:18 :
Ce n'est pas vraiment une privatisation: le gouvernement français conserve 20% du capital et le droit de regard sur la nomination des dirigeants; quand on voit ce que valent les gouvernements français en matière de gestion d'entreprise et même de gestion tout court, il n'y a pas de raison d'être optimiste pour les minoritaires. Rappelons, aussi, qu'inviter les salariés à souscrire, et les syndicats devraient s'en souvenir, est dangereux: rappelez-vous VIVENDI, ALCATEL …. En contre partie d'un prix "d'ami", les salariés reçoivent des actions qui ne sont pas des actions ordinaires, puisqu'il leur est interdit de les vendre pendant une certaine période. Salariés, restons des mercenaires maitres de nos bras et de notre épargne!
Réponse de le 13/10/2019 à 15:49 :
18 mois de carence, ce n'est pas une durée énorme.
Disons que ca suffira pour que le cours s'effondre et que des gros poissons rachètent les actions du menu fretin et prennent le pouvoir.

Une fois de plus, l'Etat (nous) serons mis devant le fait accompli. On a privatisé la rente et étatisé les dettes que la FDJ ne va pas manquer de creuser dans les années à venir.
Réponse de le 13/10/2019 à 18:23 :
Un medium qui devrait gagner beaucoup d'argent en bourse.
a écrit le 13/10/2019 à 13:43 :
La privatisation d'un monopole...
si y'a une chose que nos politiques ne se sépare pas, c'est de leur bêtise !
Réponse de le 13/10/2019 à 14:02 :
FDJ n'est pas un monopole, il y a de nombreux opérateurs dans le domaine des jeux: PMU, les sites de paris agréés, les casinos, les cercles de jeux agréés, les numéros surtaxés des médias télévisuels. Drôle de monopole.
a écrit le 13/10/2019 à 12:50 :
Inadmissible !!!
a écrit le 13/10/2019 à 11:28 :
une fois que l'etat socialiste aura recupere le jackpot en rincant les petits epargants, il changera d'avis et modifiera la loi qui interdira le jeu ou votera des petites taxes et autres contributuions tres elevees pour enflouer les caisses.
il suffit de voir ce qui s'est passe avec edf, gdf, et toutes les boites privatisees ou ' finalement on a change d'avis car sur ce coup la ca ne nous arrange pas trop'
a écrit le 13/10/2019 à 10:47 :
Désespérant de bêtise.
a écrit le 13/10/2019 à 10:44 :
Il ne s'agit pas en réalité d'une privatisation mais d'une introduction en bourse d'une partie du capital (nuance), l'état conservant 20% du capital et demeurant le principal actionnaire, il continuera à gérer l'entreprise comme c'est le cas chez ADP, Renault, Engie, Thales, Safran...L'état à trouver la martingale pour continuer à vivre au dessus de ses moyens tout en continuant à garder le contrôle de ces entreprises.
Réponse de le 13/10/2019 à 12:01 :
20% d'actionnariat veut dire aussi que l'Etat perdra 80% des dividendes tout en gardant la responsabilité de la gestion qui devra se faire au profit des actionnaires et pas de l'Etat.
Ce genre de contrôle n'a aucun intérêt.

Et en plus le Maire semble prêt à brader les actions pour qu'elles partent plus vite et que l'on ne puisse pas qualifier cette opération de fiasco.
Sauf qu'avec ces actions gratuites et la décote de 2%¨c'est déjà une mauvaise affaire pour l'Etat, c'est à dire nous. Tout ceci sent la précipitation.

On est en train de reproduire le schéma des autoroutes, heureusement à une échelle moindre et sans obligation (on peu se passer des jeu de tirage, pas des autoroutes).
Réponse de le 13/10/2019 à 15:39 :
La bonne tarte à la crème du prix bradé. La semaine dernière la société Verallia a été introduite à la bourse de Paris par un fonds d'investissement. Le prix proposé a été inférieur d'environ 10% à celui auquel le fonds prétendait réaliser l'opération il y a encore un mois. Le fonds d’investissement est sans doute également un bradeur de ses participations comme l'état français.
Réponse de le 14/10/2019 à 5:11 :
L’État est incompétent car la soit disant élite est incompétente (en fait surtout très mal employée).
Il faudrait faire l'inverse, garder 51% (pour justifier que la cote part des dividendes reviennent dans les caisses de l’État) et EMPÊCHER l’État de nommer les dirigeants.

De cette façon on aurait une direction indépendante, dont la gestion des actionnaires privés (à la part plus petite et donc poussant à un gros rendement... qui profite en majorité aux français) sera lié aux bons résultats (plutôt qu'au copinage).
C'est comme ça que les vrai milliardaires et une quantité de fonds fonctionnent, c'est les "Silent partners" et autre possédants qui n'ont que faire de la direction des entreprises parce qu'ils ne connaissent rien à ce secteur et préfère que les gens que ça intéresse s'en occupe (qui sont donc logiquement plus compétents et intéressé) et font la fortune des cabinets d’investissements.

Qui croit sérieusement que Mme. Pallez, diplômé en science politique et énarque, connaît quoi que soit aux tendances du marché et de la rentabilisation des jeux d'argent?
On parle d'une institution qui s'est aperçu qu'internet existait en 2010...

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