La France va réinscrire le Panama sur la liste des paradis fiscaux

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Suite aux révélations des "Panama papers", Bercy avait promis lundi une réponse ferme, évoquant des redressements fiscaux et des pénalités pour les Français concernés. Mardi 5 avril, il a annoncé des poursuites engagées contre plusieurs personnes mentionnées dans les révélations des "Panama papers" ainsi que la réinscription du Panama sur la liste des paradis fiscaux.
Désormais, "ceci ne sera plus possible, et la France a décidé de réinscrire le Panama sur la liste des pays non coopératifs avec toutes les conséquences que ceci aura pour ceux qui auront des transactions avec le Panama".
Quelque mois plus tôt, le ministre des Finances envisageait d'agir sur le cas du Panama. Dans un communiqué publié le 21 décembre sur la "mise à jour de la liste des Etats et territoires non coopératifs", Michel Sapin assurait que "pour l'année 2016, la France sera très attentive à l'évolution des échanges avec Panama". Le ministre des Finances arguait que "la coopération aux demandes d'information des autorités françaises n'est aujourd'hui pas satisfaisante" dans le pays.
Il promettait de tirer les conséquences de l'évolution des pratiques du Panama, sans donner toutefois plus de précisions.
Nicolas Sarkozy avait obtenu une sortie du Panama de la liste des paradis fiscaux en 2012.
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Pourtant, le 4 novembre 2011, il disait "ne plus vouloir des paradis fiscaux", promettant de les "mettre au ban de la communauté internationale". Panama se retrouvait ainsi nommé parmi ceux "qui ne se sont pas dotés d'un cadre juridique adapté à l'échange d'information fiscale".
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