Panama Papers : les principaux scandales qui ébranlent la planète

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(Crédits : REUTERS)
En analysant 11,5 millions de documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) a révélé lundi que 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan à travers le monde avaient placé des avoirs dans des paradis fiscaux. La Tribune vous propose un condensé des plus gros scandale révélés par cette affaire.

18h00 Lionel Messi dément toute évasion fiscale

L'attaquant star du FC Barcelone Lionel Messi a affirmé lundi que la société panaméenne appartenant à sa famille, révélée dans les "Panama Papers", n'a jamais été utilisée pour de l'évasion fiscale et n'a jamais eu de fonds.

"La société panaméenne évoquée par ces informations est complètement inactive et n'a jamais eu de fonds", dit-il dans un communiqué avec sa famille, diffusé alors que le parquet en Espagne annonçait l'ouverture d'une enquête sur les "Panama papers".

17h00 Les députés ukrainiens s'en prennent au président

Des députés ukrainiens ont réclamé lundi l'ouverture d'une enquête parlementaire sur les informations selon lesquelles le président Petro Porochenko aurait créé une société offshore pour échapper au fisc.

Le président ukrainien a répondu sur Twitter qu'il était "peut-être le premier haut responsable en Ukraine à traiter sérieusement les questions de déclarations d'actifs, de paiements d'impôts et de conflits d'intérêt".

Un haut responsable du bureau du procureur général, Vladislav Koutsenko, a dit n'avoir relevé dans les documents aucun élément susceptible de constituer un délit de la part du chef de l'Etat.

| Lire aussi : Panama Papers: ce que ce scandale dit de l'information 3.0 et des médias

16h30 Des hommes politiques brésiliens mis en cause

Des responsables politiques de sept partis brésiliens sont cités comme clients du cabinet juridique panaméen Mossack Fonseca, au coeur de révélations sur l'évasion fiscale à l'échelle mondiale, rapporte lundi le journal O Estado de Sao Paulo.

O Estado relève que parmi les noms cités sur les fichiers divulgués dans le cadre de ces investigations figurent des responsables du PMDB, le plus grand parti du Brésil qui vient de rompre avec la présidente Dilma Rousseff.

Le Parti des travailleurs de la chef de l'Etat n'apparaît pas, mais la liste comprend au moins 57 individus ou sociétés qui font déjà l'objet d'une enquête dans le cadre du scandale Petrobras.

16h00 Patrick Drahi dément les accusations d'implication dans le scandale

Patrick Drahi a démenti lundi avoir utilisé une société panaméenne à des fins d'évasion fiscale, alors que le nom du principal propriétaire du groupe de médias et télécoms Altice, a été cité dans l'enquête "Panama Papers" d'un consortium de journalistes d'investigations.

Le groupe Altice (maison mère de SFR) reconnaît avoir eu recours à une société enregistrée au Panama mais "dans des conditions parfaitement légales" et "sans aucune incidence fiscale", insiste-il dans un communiqué publié lundi en menaçant de poursuites toute association de son patron "avec des situations frauduleuses" dans cette enquête.

Altice "a recouru à une société panaméenne, entre novembre 2008 et décembre 2010, dans laquelle ni M. Patrick Drahi ni le groupe Altice n'ont jamais détenu, directement ou indirectement, de participation", souligne le communiqué.

14h40 Le premier ministre islandais exclut de démissionner

Le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson a exclu lundi de démissionner après la révélation de ses avoirs dans un paradis fiscal, dans le cadre de la publication des "Panama papers".

"Je n'ai pas envisagé de démissionner à cause de cela et je ne démissionnerai pas à cause de cela", a déclaré le chef de gouvernement à la chaîne Stöd 2, alors que l'opposition réclame son départ à cause de la société créée avec son épouse dans les îles Vierges britanniques.

| Lire aussi : "Panama Papers": les révélations mettent le Premier ministre islandais sur la sellette

13h50 La France demande que lui soient transmis les "Panama Papers"

La France va demander la transmission du fichier "Panama Papers" afin de donner les suites juridiques nécessaires à la révélation de ces montages offshore qui concerneraient notamment des personnalités françaises.

"La France va, en application des conventions fiscales qui la lient à ses partenaires, solliciter la transmission du fichier "Panama Papers", comme elle a elle-même eu l'occasion de transmettre la liste HSBC au cours des dernières années", déclarent dans un communiqué le ministère des Finances et le secrétariat d'Etat au Budget.

"Une fois que ces informations seront détenues et vérifiées, nous disposons d'outils juridiques permettant de redresser les impôts éludés et d'appliquer les pénalités, et notamment pour la détention de comptes non déclarés à l'étranger ou de sociétés écran permettant d'échapper à l'impôt qui serait normalement dû à la France", ajoutent-ils.

12h40 Le Kremlin estime qu'on veut discréditer Poutine

"La cible principale de cette opération de désinformation est notre président, tout spécialement dans le contexte des élections législatives à venir (en septembre) et dans le contexte d'une perspective à plus long terme, je veux dire l'élection présidentielle dans deux ans", a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du président russe lors d'une téléconférence avec les journalistes.

Le quotidien britannique The Guardian fait notamment référence à un réseau de transactions offshore et de prêts pour un montant total de deux milliards de dollars (1,75 milliard d'euros) menant à des proches de Vladimir Poutine.

"Cette poutinophobie à l'étranger a atteint un tel stade qu'il est en fait tabou de dire quelque chose de bien sur la Russie, ou sur des actions de la Russie ou sur des réalisations de la Russie. Mais on se doit de dire de mauvaises choses, beaucoup de mauvaises choses, et quand il n'y a rien à dire, il faut que ce soit inventé de toutes pièces. C'est évident pour nous, a ajouté Dmitri Peskov.

11h00 Panama Papers-Australie-Plus de 800 personnes épinglées

Le fisc australien a annoncé lundi enquêter sur plus de 800 riches particuliers de la firme panaméenne Mossack Fonseca.

"Nous avons identifié pour l'instant plus de 800 contribuables particuliers et nous avons désormais relié plus de 120 d'entre eux à un fournisseur associé de services à l'étranger basé à Hong Kong", a annoncé la direction des impôts australienne (ATO) dans un courriel adressé à Reuters.

"Le message est clair : le contribuable ne peut compter sur ces arrangements secrets et nous agirons à partir de toute information qui nous sera fournie", a-t-il ajouté.

10h00 Des proches du président chinois mis en cause

Des proches de hauts dirigeants chinois, dont le président Xi Jinping et l'ex-Premier ministre Li Peng, ont dissimulé des fortunes dans des paradis fiscaux via des sociétés écrans, selon une enquête planétaire d'une centaine de médias, à même d'entretenir le doute sur les efforts anticorruption de Pékin.

Parmi les parents ou proches de hauts responsables chinois épinglés dans cette enquête, figure notamment Deng Jiagui, époux de la soeur aînée de Xi Jinping.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/04/2016 à 11:56 :
Pas d'illusions, en supposant que tout soit vrai il y a tellement d'institutions et de personnalités concernées que ça va faire pschitt, seuls quelques lampistes seront rattrapés par la patrouille ! En attendant cela occupera les journalistes.
a écrit le 05/04/2016 à 6:00 :
On ne connait pas les sources de ces révélations (CIA) ce cabinet Fonséca était connu à Panama city c'est du billard à 3 bandes. Les américains sont blancs comme neige, circulez il y à rien a voir , Attention aux retombées ????
a écrit le 04/04/2016 à 23:28 :
Bof ! Cela fait des mois que les journalsites dépouillent des listings Le secret est éventé depuis longtemps mais c'est la loi du marketing que de faire du fric sur tout sur un coffre du Panama. De to ute manière ce n'est qu 'une poussière dans l'océan des paradis fiscaux qui continueront à prospérer . Au fait dans la liste y a t il un journaliste ?
a écrit le 04/04/2016 à 22:38 :
Et quand tu penses que ce cabinet d'avocats ne pèse que pour même pas 10% de la fraude mondiale... Néanmoins, confirmez-moi : depuis des siècles, les puissants ont toujours écrasé les peuples, non..??
a écrit le 04/04/2016 à 20:24 :
Combien de citoyens US dans la liste???
a écrit le 04/04/2016 à 19:45 :
Examiner 11,5 millions de documents, je dis respect, franchement quelle performance !ils ont dû mobiliser tous les journalistes de la planète pendant 10 ans ou alors commencer l'enquête en 1902...Pourquoi a-t-on immédiatement cette désagréable sensation que ça sent la manipulation à plein nez ? Et puis faire un scoop sur une pratique globalisée sur les transferts d'argent m'étonne. N'est-ce pas plutôt les accords internationaux permettant ces transferts qu'il faudrait pointer du doigt ? Ah ben non, tiens comme c'est curieux...

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