La note financière de la France menacée
Marie-pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La note financière de la France menacée
© LTD / REUTERS/Andrew Kelly
Marie-pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La note financière de la France menacée
© LTD / REUTERS/Andrew Kelly
Si les marchés financiers n'aiment pas l'incertitude, les agences de notation financière la détestent bien davantage. Après deux dégradations en un an, la première par Fitch en avril 2023 et la deuxième par Standard & Poor's (S&P) le 31 mai 2024, le risque d'un troisième abaissement de la note française à l'automne a considérablement augmenté depuis le résultat des élections législatives et le flou sur les choix de politique économique qui en découle.
À lire également
La preuve : en quelques jours, S&P et Moody's ont chacune lancé un avertissement sévère. Les analystes de S&P ont tiré les premiers, avec un message sans ambiguïté émis quelques heures seulement après le dépouillement des bulletins de vote : « [La note serait] sous pression si la croissance était sensiblement inférieure à nos projections pendant une période prolongée, ou si la France ne parvenait pas à réduire son important déficit budgétaire. Et si le poids des intérêts de sa dette en pourcentage des recettes publiques s'envolait au-delà de nos attentes actuelles. » Quant à l'agence Moody's, elle a mis en garde le 9 juillet quant aux conséquences d'une éventuelle abrogation de la réforme des retraites. Tout en ajoutant : « À la lumière des contraintes auxquelles sera confronté tout nouveau gouvernement, des mesures de stabilisation budgétaire nous semblent inatteignables l'an prochain. »
Marie-pierre Gröndahl