La réindustrialisation menacée par le rattrapage budgétaire ?

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La réindustrialisation de la France est menacée selon le cabinet Rexecode.
Stephane Mahe

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La réindustrialisation de la France est menacée selon le cabinet Rexecode.
Stephane Mahe
« Dans ce contexte de réindustrialisation amorcée, il serait contreproductif de faire porter sur l'industrie le poids de la nécessaire consolidation des comptables publics ». Voilà l'une des principales conclusions de l'étude du cabinet Rexecode, publiée ce jeudi. Celle-ci est est dédiée à la fiscalité portant sur l'industrie manufacturière depuis 2017, année marquant l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée.
Pourtant, le nouveau Premier ministre, Michel Barnier, a décidé d'un effort fiscal de la part des entreprises dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2025. Selon les informations de La Tribune, une surtaxe de 10% sera appliquée aux grandes entreprises, ayant un chiffre d'affaires supérieur à un milliard d'euros. L'enjeu pour le gouvernement - qui prévoit 60 milliards d'euros de redressement budgétaire en 2025 - est de parvenir à faire réduire le déficit public à 5%, au lieu de 6,1% en 2024, via 19 milliards de hausses d'impôts.
À lire également
Cet effort demandé intervient après une période favorable pour l'industrie française, à en croire l'étude du cabinet Rexecode. « La somme des mesures nouvelles depuis 2017 (et jusqu'à maintenant, ndlr) représente 5,7 milliards d'euros de baisse de prélèvements nets pour l'industrie », indique l'auteur. En regardant de plus près, il ne s'agit pas d'un cadeau fiscal à l'industrie manufacturière française, mais plutôt d'un début de rattrapage vers ses voisins européens.
Pierrick Merlet