C'est une première, mais est-ce le signe d'une nouvelle ère ? Ce mercredi, Dijon accueille les premières Assises Nationales des start-up industrielles, organisées notamment par la French Tech. La tenue de cette manifestation est surtout la conséquence d'une certaine dynamique.
Si elles étaient 1.900 en France à la fin de l'année 2021, elles sont désormais 2.500 start-up à vocation industrielle dans le pays, selon un baromètre précis tenu par Start Industrie, la nouvelle association qui réunit une quinzaine de structures impliquées de près ou de loin auprès de ces jeunes pousses particulières.
« C'est un énorme potentiel de réindustrialisation, qui porte déjà ses fruits. En 2022, elles ont généré 35 ouvertures d'usines, de la ligne pilote à la gigafactory. L'année suivante, ce chiffre est monté à 60 et pour l'année en cours, Bpifrance table sur 95 ouvertures », décompteJean-Philippe Thierry, le vice-président de Start Industrie et directeur de France Industrie sur les questions d'innovation et industrie du futur.
Seulement, ce bel essor est menacé par l'absence des investisseurs privés dans les premières phases critiques de ces start-up à vocation industrielle, notamment lors des passages à l'échelle. Les jeunes pousses regrettent l'absence d'acteurs privés français de l'investissement dans les levées de fonds autour de 20 millions d'euros, ou supérieures à ce montant.
« Nous cherchons à boucler un tour de table supérieur à 50 millions d'euros, avec la volonté de rester souverain, et donc, une gouvernance française. Nous avons déjà des fonds étrangers prêts à mettre un petit ticket, mais nous sommes toujours à la recherche d'un fonds français et c'est très très compliqué », regrette un patron du spatial français qui cherche à financer pour mettre en orbite plusieurs constellations de satellites.