La réindustrialisation, une impérieuse nécessité pour le quinquennat Macron II
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Au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle, les salariés de l'emblématique fonderie de la Sam ont quitté dans la douleur leur usine implantée dans l'Aveyron après 154 jours d'occupation. Cette usine sous-traitante de Renault est le symbole d'un premier quinquennat marqué par des fermetures d'usines et des milliers de postes détruits dans l'industrie tricolore déjà foudroyée par plusieurs décennies de délocalisations.
Il faut dire que la pandémie a laissé de profondes traces sur le tissu productif hexagonal. Après plusieurs confinements à répétition et des pagailles en série sur les chaînes d'approvisionnement, l'industrie a payé au prix fort les répercussions économiques et sociales de cette maladie infectieuse.
L'invasion russe en Ukraine depuis le mois de février et les nouveaux confinements en Chine ont une nouvelle fois plongé l'industrie européenne dans un épais brouillard. Au lendemain de l'éclatement du conflit, le gouvernement avait réuni en urgence les grandes filières industrielles tricolores pour faire un inventaire des problèmes rencontrés par les entreprises.
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L'exécutif a finalement répondu par un plan de résilience dont certaines mesures doivent permettre d'amortir une partie du choc énergétique mais cette enveloppe ne devrait pas suffire. En attendant la nomination d'un prochain gouvernement prévu dans les jours à venir, Emmanuel Macron sait qu'il devra absolument accélérer sur la réindustrialisation de l'économie tricolore s'il ne veut pas se retrouver à nouveau en fortes difficultés.