La santé en chantier : des parcours de soin en meilleure santé

Florence Pinaud
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Coût de la santé en France : 203 milliards d'euros en 2018.
Reuters

Florence Pinaud
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Coût de la santé en France : 203 milliards d'euros en 2018.
Reuters
... esse de ressembler à un impossible parcours du combattant.
Nécessité fait loi, dit-on. La preuve : pendant le confinement, les professionnels de santé ont réussi à monter des coordinations dont les patients rêvent depuis longtemps. Les cliniques et les hôpitaux se sont relayés sans s'opposer systématiquement. Avec des centres Covid, associant des médecins libéraux, des infirmiers, des laboratoires d'analyses médicales et des pharmaciens dans un seul lieu, les soignants ont su travailler ensemble pour orienter et suivre les patients contaminés. Aujourd'hui, la médecine se réorganise autour du suivi des malades du Covid.
Jusqu'à fin juillet, les médecins ont pu facturer 46 euros des consultations complexes Post-Covid pour les suivre après leur guérison sans rester contraints par le prix habituel de la consultation. Et certains établissements, comme l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), ont ouvert des consultations spécialisées "Rehab Covid" pour les retours de symptômes chez les patients qui peinent à se rétablir complètement (essoufflement, vertige, oppression du thorax et grande fatigue). Remarquable : rarement notre système de santé ne s'était aussi bien organisé au niveau local !
Mais comment faire pour que les hôpitaux continuent de travailler dorénavant avec les cliniques, pour que les médecins libéraux réfléchissent ensemble aux besoins de patients dans leur bassin de vie et pour que ces derniers disposent enfin d'un dossier médical numérique qui les suive partout ?
À lire également
Après les premiers écueils de la verticalité systématique de notre système de santé qui concentre tout sur l'hôpital, l'assouplissement des règles et l'abolition des cloisons a fait des miracles. Dans la mesure où l'État n'avait pas les moyens de tout gérer, il a accepté de faire un peu de place au privé au cœur de la sacro-sainte Santé publique. En Île-de-France, l'Agence régionale de santé (ARS) a évité les erreurs du Grand Est et su coordonner efficacement les acteurs publics comme privés, écartant la volonté de contrôle des informations et les lourdeurs bureaucratiques que l'on reproche aux ARS.
Florence Pinaud