Dopée par les PGE et les aides, la trésorerie des PME est parfois "abondante"
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Dans la construction, la situation financière des entreprises est plus dégradée que la moyenne.
Reuters
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Dans la construction, la situation financière des entreprises est plus dégradée que la moyenne.
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Les voyants économiques sont au vert pour la plupart des PME et TPE. Après avoir été mis sous pression pendant près de 20 mois, les comptes financiers des entreprises ont retrouvé des couleurs. Selon la dernière note du Conseil d'analyse économique (CAE) dévoilée il y a quelques jours, la trésorerie globale des entreprises tricolores est plus favorable qu'avant la crise, voire "abondante" dans certains cas. "La situation financière des entreprises est bien meilleure que ce l'on aurait pu craindre", a déclaré l'économiste et président du conseil d'analyse économique (CAE) Philippe Martin lors d'un point presse.
En mettant en place la politique du "quoi qu'il en coûte", le gouvernement a pu préserver une bonne partie du tissu productif français. Le débranchement progressif des aides comme la fin du fonds de solidarité à partir du 1er octobre pourrait cependant faire quelques dégâts dans des secteurs particulièrement affaiblis par cette longue période de crise sanitaire. "Au moment où il y a une reprise assez forte, le fonds de solidarité prend fin. C'est un tournant dans la crise", a ajouté l'enseignant. Le centre de recherche qui a eu accès aux données bancaires du Crédit Mutuel a passé au scalpel les comptes anonymisés de plus de 100.000 PME et TPE.
Le tableau dressé par les économistes du CAE ne révèle pas de catastrophe tant redoutée durant les premiers mois de la crise. "La situation de trésorerie s'est nettement améliorée dans quasiment tous les secteurs par rapport à la situation d'avant crise. Les PGE ont permis d'assurer cette amélioration. L'une des causes des défaillances est que les entreprises ne peuvent pas payer leur dette fournisseur, les salaires. Ce n'est pas le cas aujourd'hui", a déclaré l'universitaire.
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En revanche, certains secteurs en difficulté ne sont pas forcément ceux qui étaient attendus. L'un des résultats surprenant de cette enquête est qu'elle montre que la situation de certaines entreprises dans le bâtiment, le manufacturier ou l'information- communication est bien plus préoccupante que dans la plupart des autres secteurs. "Les secteurs S1, les plus touchés par l'épidémie et souvent fermés comme les salles de sport, agences de voyage, les hôtels et restaurants, sont en bonne santé financière alors qu'elles ont enregistré une forte chute d'activité. Il y a eu une forme de surcompensation" précise l'économiste.
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