L’augmentation des défaillances d’entreprises au deuxième trimestre se vérifie partout en France. Mais certains départements sont plus touchés que d’autres.
Amorcée depuis la fin 2021, la vague de défaillances d'entreprise continue de déferler sur l'Hexagone. Remboursement des prêts post-Covid, pénurie de main-d'œuvre, incertitudes politiques et guerre commerciale avec les États-Unis pénalisent les sociétés, y compris les plus grandes, au deuxième trimestre 2025.
Si toutes les régions sont touchées, elles le sont toutefois de manière disparate.
+13% dans les Pays de la Loire
A commencer par les Pays de la Loire, où la hausse des défaillances d'entreprises se poursuit. Cinquante-cinq cas ont été enregistrés sur le second trimestre 2025, soit une augmentation de 13% par rapport à la même période l'an passé, après une hausse de 13% sur l'ensemble de l'année 2024 et de 37% en 2023.
Trois secteurs sont particulièrement touchés : les services (36%), la construction (21%) et le commerce (18%). L'hébergement et la restauration arrivent en quatrième position, à 13%, devant l'industrie (7%).
L'étude d'Allianz Trade observe de fortes disparités locales. La Loire-Atlantique est le premier département le plus sous tension (+39%), devant la Sarthe (+15%) et la Mayenne qui enregistre une hausse plus légère (+5%).
À l'inverse, les défaillances sont en recul dans le Maine-et-Loire (-10%) et en Vendée (-5%). En nombre de défaillances, ce sont également la Loire-Atlantique (342 cas au deuxième trimestre) et le Maine-et-Loire (142) qui sont les départements les plus touchés et qui représentent à eux deux 64,6% des défaillances d'entreprises dans la région Pays de la Loire.
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Au global, sur le premier semestre, la hausse est de 19% et, cette fois, tous les départements sont concernés.
En Occitanie, le deuxième trimestre a été marqué par une hausse de 8% (1 488 défaillances) par rapport à la même période en 2024. Il s'agit toutefois d'un ralentissement, après une hausse de 13 % en 2024 et de 39 % en 2023.
Mais par rapport au premier trimestre 2025, en hausse de 5 %, il s'agit d'une accélération.