Le CGET en panne de stratégie avec son cinquième patron en quatre ans

CGET
Préfecture des Yvelines

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Après Éric Delzant, Marie-Caroline Bonnet-Galzy, Jean-Michel Thomary, Jean-Benoît Albertini, le CGET, établissement public né fin mai 2014 de la fusion de la Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité territoriale (DATAR), du secrétariat général du Comité interministériel des villes (SGCIV) et de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE), verra arriver, le 23 avril prochain, un cinquième commissaire général en la personne du préfet Serge Morvan en moins de quatre ans.
En interne, la nomination du préfet Jean-Benoît Albertini, « appelé à d'autres fonctions » au conseil des ministres du 4 avril dernier, est très mal vécu :
En effet, le préfet Morvan, ancien directeur général des collectivités locales à l'Intérieur et en même temps « dir'cab' » du secrétaire d'État à la Réforme territoriale André Vallini sous le quinquennat de François Hollande, est chargé de « préfigurer » l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) d'ici à mi-mai. Annoncée par Emmanuel Macron lors de la première Conférence des territoires au Sénat en juillet 2017, tout le monde au CGET ignore à quoi elle ressemblera.
Ainsi, quand le 4 avril dernier, les fonctionnaires ont appris que leur chef « avait été démissionné » alors qu'il défendait cette piste d'« un CGET fort », ils se sont dit que « ça n'avait pas plu » à l'exécutif. Aussi ont-ils décidé le 6 avril d'adresser une lettre ouverte au Président pour lui signifier qu'ils sont « déboussolés » avant de monter ce 13 avril un espace collaboratif pour que les agents apportent des propositions au nouvel arrivant et à l'Élysée.
Si la conseillère d'Emmanuel Macron chargée de la cohésion des territoires, Anne-Claire Mialot, leur a déjà répondu que le chef de l'État était prêt à recevoir leurs contributions, Joëlle Martichoux, déléguée CFDT du personnel, entend bien insister : « On souhaite faire remonter nos idées au Président et on va demander à être reçu au plus vite par le commissaire Morvan ».
En revanche, le plan Borloo ne rentre pas dans leur périmètre, du moins pour l'instant car là encore, le flou règne.
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Autre idée qui avait été émise, peu après la conférence des territoires de juillet 2017, par le député (UDI) du Loir-et-Cher Maurice Leroy : la création d'une Agence nationale de la revitalisation des territoires ruraux. Là encore, « on n'en a jamais entendu parler, désolé », répond-t-on en interne.
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