Le chômage a reculé en mai de 3,3% mais reste à un niveau très élevé

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(Crédits : Stephane Mahe)
Au total, l'effectif des catégories A, B et C a continué d'augmenter, de 1%, à 6,125 millions, son plus haut niveau historique.

Le nombre de chômeurs a diminué de 3,3% en mai, soit 150.000 inscrits en catégorie A en moins, une baisse due au retour de demandeurs d'emploi vers l'activité réduite (catégories B et C) avec le déconfinement, selon les chiffres de Pôle emploi publiés jeudi.

Ce nombre reste cependant au niveau très élevé de 4,426 millions après les hausses exceptionnelles de 22,6% en avril et 7,1% en mars. Au total, l'effectif des catégories A, B et C a continué d'augmenter, de 1%, à 6,125 millions, son plus haut niveau historique.

La baisse en catégorie A concerne toutes les tranches d'âge: les moins de 25 ans (-1,1%), les 25-49 ans (-3,6%) et les 50 ans ou plus (-3,6%). Plus forte chez les hommes (-3,9%) que chez les femmes (-2,6%), elle a été plus marquée dans les régions alors en zone verte que dans celles en zone rouge.

Lire aussi : L'Elysée fixe le taux de chômage partiel longue durée

Les inscriptions pour cause de licenciements sont faibles pour l'instant

Conséquence de la reprise d'activité, cette diminution "est notamment portée par ceux qui recherchent un métier dans les secteurs de la construction et du BTP, des services à la personne, ainsi que du transport et de la logistique", souligne la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail.

Elle s'explique principalement par leur passage vers l'activité réduite (catégories B et C) qui a augmenté de 14,2%, à l'inverse du mois d'avril où le transfert s'était opéré dans l'autre sens.

"Les personnes en intérim ou contrat court qui avaient été assez rapidement démobilisées les mois précédents semblent avoir été remobilisées tout aussi rapidement", constate-t-on à la Dares.

Les entrées suite à une fin de contrat (-17,5%) et une fin de mission d'intérim (-47,5 %) rejoignent leur niveau de février, après avoir été très élevées en mars et en avril. Du fait du chômage partiel, les inscriptions pour licenciements demeurent faibles et sont même en baisse.

En revanche, les premières entrées à Pôle emploi se redressent nettement (+70%), après avoir fortement reculé en mars et en avril, certaines personnes ayant sans doute, compte tenu de la situation, différé leur entrée sur le marché du travail.

Au final, les entrées A, B et C restent supérieures aux sorties qui demeurent "à un niveau particulièrement bas" malgré un rebond de 30%.

Lire aussi : L'État a déboursé près de 17 milliards d'euros pour financer le chômage partiel

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Commentaires
a écrit le 26/06/2020 à 12:02 :
Il n'y aura pas du travail pour tous et ce sera de plus en plus du travail hautement qualifié nottamment avec le dévelloppement de la technologie.
Le revenu de base doit s'imposer a partir de 18 ans avec bien évidemment une limite comme par exemple ne pas avoir plus de 10 000 euros dans son compte bancaire.
Egalement il faudrait baisser les charges des TPE
a écrit le 26/06/2020 à 8:21 :
après toutes ces soustractions , le taux de chomage est de combien ?
a écrit le 25/06/2020 à 15:46 :
baisse !!!!!! ont doit pas avoir la même lecture d' information sur la conjoncture !!! double peine pour nos jeunes et double peine pour les vieux .dans ce pays il faut ètre fonctionnaire pour avoir un revenu à vie sans aucun contrat avec l' état économique du pays !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 25/06/2020 à 15:46 :
Heureusement !

Tiens j'arrive pas à trouver le pourcentage de chômeurs par rapport à la population active pour le mois de mai.

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