Le déficit commercial français poursuit sa bonne trajectoire en juillet
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Cette baisse du déficit commercial tricolore est favorisé par une diminution des importations, ont annoncé ce vendredi les douanes.
Phil Noble
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Cette baisse du déficit commercial tricolore est favorisé par une diminution des importations, ont annoncé ce vendredi les douanes.
Phil Noble
De bonne augure pour l'un des points faibles de l'économie française. Le déficit commercial de la France s'est ainsi réduit en juillet à 5,9 milliards d'euros, favorisé par une diminution des importations, ont annoncé ce vendredi les douanes.
Dans le détail, les exportations se sont maintenues à 50,4 milliards d'euros, tandis que les importations ont diminué de 600 millions d'euros pour s'établir à 56,3 milliards d'euros, selon les douanes.
En outre, le déficit commercial du mois de juin, annoncé initialement à 7,1 milliards d'euros, a été révisé en baisse de 600 millions d'euros, à 6,5 milliards d'euros. Le déficit énergétique s'est réduit de 400 millions d'euros en juillet, après une baisse de 700 millions d'euros en juin. A noter aussi : le déficit des transactions courantes a quant à lui atteint 1,2 milliard d'euros en juillet, après 2,5 milliards au mois de juin, d'après les données de la Banque de France.
Ce redressement est dû à la poursuite de la baisse des importations en valeur, tandis que les exportations ont légèrement reculé, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle. Ainsi, hors énergie, le solde commercial de la France est quasi stable, avec une amélioration ce mois-ci de 100 millions d'euros.
Et, preuve que la tendance est bonne, cumulé sur douze mois, le déficit commercial baisse constamment depuis février 2023, et s'est établi à 82,6 milliards d'euros en juillet. Il avait atteint un record de 164 milliards d'euros en 2022 et près de 100 milliards d'euros en 2023. De quoi espérer inverser la vapeur sur ce front, la France n'ayant pas dégagé d'excédent commercial... depuis 2002.
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Mais le chantier de la production de richesse tricolore ne se limite pas qu'au déficit commercial. La production industrielle fait en effet partie de l'équation. Et sur ce front, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes. Selon des données de l'Insee publiées ce vendredi, la production industrielle a ainsi reculé de 0,5% en juillet par rapport à juin.
Cette baisse fait suite au rebond de 0,8% de la production industrielle observé en juin, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques, dans un communiqué.
Ainsi, en juillet, la production a baissé dans presque tous les grands secteurs de l'industrie manufacturière, qui pèse environ 82% dans l'indice de production industrielle. C'est le cas notamment pour le secteur de la construction (-2,2%), la fabrication de matériels de transport (-4,9%), dont l'automobile (-4,6%), la cokéfaction et raffinage (-9,9%), les industries agro-alimentaires (-0,3%) et la fabrication d'autres biens industriels (-0,6%), tels que le textile et l'habillement (-0,7%) ou la métallurgie (-1,2%).
En revanche, la fabrication des biens d'équipement, par exemple les produits informatiques, électroniques et optiques, se démarque par une hausse de 2%. Même tendance positive dans la branche « industries extractives, énergie, eau », la production s'est à nouveau inscrite en hausse (+1,8%).
Cette tendance baissière est malheureusement cohérente avec les trois derniers mois écoulés, (mai-juillet). Sur cette séquence, la production industrielle s'est ainsi repliée de 2,3% par rapport aux trois mêmes mois de 2023, et la production manufacturière a baissé de 3%, tirée vers le bas par l'industrie automobile (-17,8%) et la cokéfaction-raffinage (-5,1%).
Quant aux principales branches intensives en énergie, la production des trois derniers mois reste inférieure au niveau atteint au deuxième trimestre 2021, le dernier avant que les prix de l'énergie n'augmentent fortement. Comme secteurs particulièrement touchés, l'Insee cite la sidérurgie (-29,5%), la fabrication de produits chimiques de base (-17,5%), la fabrication de verre et articles en verre (-17,3%) et celle de pâte à papier, papier et carton (-10,2%).
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« Dans le contexte de prix élevés de l'électricité et du gaz facturés aux entreprises compte tenu des contrats négociés en 2022 et 2023 pour 2024, les branches intensives en énergie sont particulièrement exposées à la hausse de leurs coûts de production, susceptible de peser sur leur production », a souligné l'Insee en guise d'explication.
(Avec AFP)
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