Le gouvernement embarque les quartiers dans l'aventure IA
César Armand
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La ministre de la Ville, Juliette Méadel, et le délégué général de l'association Diversidays, Anthony Babkine.
C.A. pour La Tribune
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La ministre de la Ville, Juliette Méadel, et le délégué général de l'association Diversidays, Anthony Babkine.
C.A. pour La Tribune
Un « Club des quartiers 4.0 ». C'est la dernière idée de la ministre de la Ville, Juliette Méadel, en marge du sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle. Réunissant ce mardi matin à l'hôtel de Roquelaure les associations et les patrons des quartiers en lien avec l'intelligence artificielle, elle leur a demandé de lui « raconter les difficultés administratives à obtenir des financements bancaires ».
« Alors même que l'économie y est plus dynamique qu'ailleurs avec plus de créativité et plus d'esprit d'entreprise, il y a moins de banques et moins d'investissements », a pointé la membre du gouvernement Bayrou.
Aussitôt, le cofondateur et délégué général de Diversidays, Anthony Babkine, a regretté que l'égalité des chances soit « le parent pauvre de l'État ». « On se bat pour un gâteau de miettes, alors qu'il faudrait des moyens techniques, humains et financiers. Le financement, c'est le caillou dans la chaussure », a expliqué l'entrepreneur social.
À sa droite, Géraldine Plenier-Latieule, DG de la Fondation Mozaik, a pris la balle au bond, pointant des financements publics en baisse et « une concurrence assez dingue » pour les financements privés.
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Cela tombe bien : sa voisine, Laila Bret, directrice fondatrice de X & Y Corp, a réussi à lever 1,5 million d'euros pour trente associations « au niveau européen ». « Mon objectif est d'aider les jeunes à faire de la collecte de fonds », a-t-elle fait valoir. Une initiative qui n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde. Docteure en mécanique, enseignante en école d'ingénieurs et startupeuse, Daniella Tchana a en effet regretté que « les fonds d'investissement et les banques prêtent certes, mais les associations n'ont pas les mêmes tickets d'entrée ».
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César Armand