Le mea culpa d'Emmanuel Macron
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REUTERS/Gonzalo Fuentes.
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Le président de la République s'est adressé aux Français lors de ses traditionnels vœux télévisés, mardi 31 décembre, lors d'une courte allocution de onze minutes. Emmanuel Macron a reconnu que la dissolution qu'il a décidée en juin avait « apporté pour le moment davantage de divisions à l'Assemblée que de solutions pour les Français ».
« Si j'ai décidé de dissoudre, c'était pour vous redonner la parole, pour retrouver de la clarté et éviter l'immobilisme qui menaçait, s'est-il justifié. Mais la lucidité et l'humilité commandent de reconnaître qu'à cette heure, cette décision a produit plus d'instabilité que de sérénité et j'en prends toute ma part. »
Évoquant la censure du gouvernement de Michel Barnier, il a reconnu que l'Assemblée nationale était « pleinement légitime » malgré « ses divisions » qui reflètent celles du pays. « Dans cette configuration inédite mais démocratique, elle doit savoir dégager des majorités [...] et notre gouvernement doit pouvoir tenir un chemin de compromis pour agir. »
Le chef de l'Etat a appelé les Français à être « unis, déterminés, solidaires » comme ils l'ont été en 2024 pour permettre des réussites telles que les Jeux olympiques ou de la réouverture de Notre-Dame : « Ensemble, cette année, nous avons prouvé qu'impossible n'était pas français, a-t-il dit. Sachons garder le meilleur de ce que nous avons été. »
Emmanuel Macron a annoncé qu'il demanderait en 2025 aux Français de « trancher » des « sujets déterminants », laissant entrevoir d'éventuels référendums ou conventions citoyennes.
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Le président de la République a aussi promis de « veiller » à ce que la France « continue d'être attractive », « travaille et innove plus », continue de créer des emplois et « assure sa croissance en tenant ses finances », dans une forme de mise en garde au gouvernement qui doit présenter une nouvelle mouture du budget pour l'année qui s'ouvre.
« Les Européens doivent en finir avec la naïveté » en matière de commerce ou d'agriculture, a-t-il également estimé, appelant à un « réveil » face aux « lois » qui sont « dictées par d'autres ». « Dire non aux lois du commerce dictées par d'autres et que nous sommes les seuls à encore respecter. Dire non à tout ce qui nous fait dépendre des autres sans contrepartie et sans préparer notre avenir », a affirmé le président dans son allocution télévisée.
« À l'inverse, il nous faut le réveil européen, un réveil scientifique, intellectuel, technologique, industriel, un réveil agricole, énergétique et écologique », a-t-il ajouté. « Il faut pour cela aller plus vite, prendre nos décisions plus rapidement, plus fortement en Européens, simplifier nos règles » et « investir davantage ».
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