Le patronat espère des « décisions réalistes » de Michel Barnier
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Le patron du Medef, Patrick Martin, attend des « décisions réalistes » du nouveau Premier ministre Michel Barnier.
Abdul Saboor
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Le patron du Medef, Patrick Martin, attend des « décisions réalistes » du nouveau Premier ministre Michel Barnier.
Abdul Saboor
Sous la surveillance des partis politiques, et en particulier du Rassemblement national (RN), le nouveau Premier ministre, Michel Barnier, est aussi scruté par le Medef. « Qu'il y ait un Premier ministre, c'est une bonne chose », s'est réjoui, Patrick Martin, le représentant du patronat, ce mardi, sur RTL.
Patrick Martin a dit espérer en particulier que le chef du gouvernement, nommé jeudi par Emmanuel Macron et qui s'est attelé depuis à former un gouvernement, réussira « à entraîner avec lui une majorité parlementaire au moins relative pour prendre (...) des décisions réalistes au regard de ce qu'est la situation économique ».
« D'une manière assez générale, dans le cadre des élections européennes puis législatives, l'économie a été laissée complètement de côté. On est dans une espèce de monde virtuel où les déficits n'existent pas, où la concurrence n'existe pas, où les enjeux de compétitivité n'existent pas », s'est inquiété Patrick Martin.
Même si le président du Medef a affirmé être prêt à retoucher cette réforme sur certains points - « carrières des femmes, usure au travail » - il a refusé de toucher à « l'équilibre financier » ou aux « fondamentaux » de la réforme qui fait progressivement grimper l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans.
S'alarmant enfin de la hausse du nombre de défaillances d'entreprises, Patrick Martin a appelé Michel Barnier à « rétablir la confiance » des chefs d'entreprise et à « prolonger » la « politique pro-entreprise » menée ces dernières années.
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« Dans mon entreprise, j'ai suspendu les investissements, j'ai suspendu les embauches, parce qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés », a insisté Patrick Martin, qui dirige le groupe de services aux entreprises Martin Belaysoud, comptant 3.200 salariés et un peu plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2023.
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Toutes les centrales n'ont pas réagi de la même façon à la nomination à Matignon de Michel Barnier. Si toutes les organisations ont accueilli plutôt fraîchement le choix d'une figure issue de la droite, la CGT s'est montrée la plus virulente. « C'est un mépris du vote des électeurs », a ainsi dénoncé Sophie Binet. Et de fustiger le choix d'une « personne issue du parti arrivé en dernière position, dont la survie politique dépendra du RN ». De son côté, Force ouvrière s'est dite « inquiet et en colère ». Quant à la CFDT, elle a soigneusement évité de se placer sur un plan politique, préférant appeler à la nomination rapide d'un gouvernement, pour que les choses avancent.
La CGT a d'ores et déjà lancé un appel à la mobilisation le 1er octobre prochain, pour défendre les rémunérations des travailleurs. Mais, ni la CFDT, ni FO ne défileront avec la centrale de Montreuil. « La CFDT n'a jamais été adepte du rituel de la mobilisation de rentrée », assurait Marylise Léon dans la Tribune Dimanche du 1er septembre, comme une fin de non recevoir.
(Avec AFP)
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