Les syndicats désunis face à Michel Barnier

Fanny Guinochet
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Toutes les centrales n'ont toutefois pas réagi de la même façon à la nomination de Michel Barnier.
SARAH MEYSSONNIER

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Toutes les centrales n'ont toutefois pas réagi de la même façon à la nomination de Michel Barnier.
SARAH MEYSSONNIER
Le rendez-vous était pris avant l'été. Tous les syndicats - CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC, FSU, Solidaires - avaient décidé de se voir à la rentrée, ce lundi 9 septembre, pour faire le point sur les différents sujets. Au menu, l'agenda social de négociation qu'ils souhaitaient relancer, ou encore la lutte commune qu'ils entendent mener contre le racisme et l'antisémitisme en entreprise. Mais, la nomination de Michel Barnier à Matignon, jeudi dernier, a vite fait de s'inviter dans les discussions et, lors de cette rencontre (en présentiel et en visioconférence), il s'agira de voir s'il est possible de définir une stratégie commune face au nouveau locataire de Matignon.
D'autant que toutes les centrales n'ont toutefois pas réagi de la même façon. Si toutes les organisations ont accueilli plutôt fraîchement le choix d'une figure issue de la droite, la CGT s'est montrée la plus virulente. « C'est un mépris du vote des électeurs », a ainsi dénoncé Sophie Binet. Et de fustiger le choix d'une « personne issue du parti arrivé en dernière position, dont la survie politique dépendra du RN ». De son côté, Force Ouvrière s'est dite « inquiet et en colère ». Quant à la CFDT, elle a soigneusement évité de se placer sur un plan politique, préférant appeler à la nomination rapide d'un gouvernement, pour que les choses avancent.
Néanmoins, ce lundi soir, le sujet des salaires sera largement partagé chez les syndicats. « La priorité des salariés reste la question du pouvoir d'achat », assure ainsi Marylise Léon, la numéro un de la CFDT, qui constate que « c'est la première raison de conflit dans les entreprises ». Une préoccupation que la CGT entend, elle aussi, mettre en haut de la pile. Reste que sur le sujet l'analyse des deux principaux syndicats diverge.
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Alors que la CFDT est prête à étudier les propositions autour de la « désmicardisation » des rémunérations, via une remise à plat des allégements de charges, telle que l'a imaginée le gouvernement sortant, la CGT elle n'entend pas en découdre. Proche des revendications du Nouveau Front populaire, elle ne veut pas faire dans la demi-mesure, et milite pour une hausse du SMIC à 1600 euros nets. Reste à voir toutefois quelle sera l'option favorisée par Michel Barnier, qui entend oeuvrer pour plus de justice fiscale.
Fanny Guinochet
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