Patrick Martin, le président du Medef, a ouvert ce lundi à l’hippodrome de Longchamp, la REF, la Rencontre des entrepreneurs de France, traditionnelle université d’été des entreprises. Dans un climat d’inquiétude et d’attentisme, les patrons ont réaffirmé leur attachement à la politique pro-business d’Emmanuel Macron. Ils craignent l’arrivée d’un locataire de Matignon issu des rangs de LFI.Alors qu'Emmanuel Macron poursuit ses consultations - le chef de l'Etat recevait notamment ce lundi les représentants du RN -, le Medef attend avec fébrilité la nomination d'un Premier ministre. Face à cette situation inconfortable, Patrick Martin, le président de l'organisation patronale, a dans son discours inaugural de la REF insisté pour que « la rationalité et la stabilité priment ». Et d'ajouter, surfant sur la réussite des Jeux olympiques, que « la France sait gagner quand elle surmonte ses vieilles lunes, ses dogmes, quand elle ne succombe ni à la nostalgie, ni au déclin... quand elle va de l'avant ».
Dans les couloirs de l'hippodrome de Longchamp, ce sentiment était largement partagé par ses adhérents. A l'instar de Malika Seguineau, directrice générale du syndicat professionnel d'Ekhoscenes, qui réunit le champ du spectacle vivant privé : « Nous espérons tous un climat de stabilité, pour se projeter, investir, mais aussi parce qu'on le sait, ça donne plus envie de sortir ». Même son de cloche du côté d'Anne-Sophie Jung, présidente de Jung Family Finance : « J'espère avoir un éclairage pragmatique de l'environnement des entreprises, eu égard à la situation politique de notre pays. »
A la tête de Fleurs d'Ici, Hortense Harang attend, elle aussi, que les choses se débloquent rapidement, tant cet immobilisme pèse sur le climat des affaires : « Les conséquences se mesurent tous les jours depuis la dissolution. Aucune entreprise ne signe un contrat, ne s'engage dans un projet, tout le monde attend de voir la teneur des événements ».