Pour ou contre la suppression du régime social des indépendants (RSI) ? L'union nationale des professions libérales (UNAPL) a pris position contre cette éventualité, évoquée par plusieurs candidats à la présidentielle, lors d'une conférence de presse organisée le 16 février 2017. "Nous sommes pour le maintien du RSI", a déclaré Michel Chassang, tout en précisant que ce régime n'était pas pour autant "exempt de toute critique" et qu'il fallait continuer à le réformer et à "le rendre plus fluide".
Créé en 2006, le RSI, auquel sont rattachés les chefs d'entreprise indépendants (artisans, commerçants, professionnels libéraux) et leurs ayants droit, compte 6,8 millions d'affiliés. Il a versé 18 milliards d'euros de prestations en 2015. De nombreux dysfonctionnements, ayant mis en péril des entreprises, sont apparus à partir de la réforme de 2008. Cette réforme avait créé un "interlocuteur social unique".
En 2012, la Cour des comptes avait qualifié le RSI de "catastrophe industrielle". Face au mécontentement, le gouvernement a pris une série de mesures afin de simplifier les démarches des assurés et mieux ajuster les acomptes de cotisations, qui sont désormais fonction des revenus de l'année précédente.
Si l'UNAPL se déclare donc totalement opposé à une suppression du RSI, ainsi qu'au fait de rattacher les professions libérales au régime général des salariés, cette idée ne semble pas être partagée par la majorité des indépendants. En effet, selon un baromètre réalisé par leur syndicat, dont les résultats ont été publiés par le Figaro le 10 février 2017, 76% des indépendants avaient une image négative du RSI. Et la quasi totalité d'entre eux (94% des sondés) pensent que sa mise en place n'était pas une avancé pour leur protection sociale.
Les indépendants sont 23% à souhaiter changer de statut en 2017, soit 10 points de plus qu'en 2015.
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Le régime social des indépendants est dans le collimateur de plusieurs candidats à la présidentielle: le candidat du PS Benoît Hamon prône sa suppression. Emmanuel Macron, lui, propose de l'adosser au régime général, quand François Fillon veut le réformer "radicalement".
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(avec AFP)
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