Les aides à l'apprentissage dans le viseur du gouvernement

Fanny Guinochet
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Des étudiants en apprentissage
© LTD / Martin Bertrand

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La prime de 6 000 euros dont bénéficient les entreprises qui embauchent un apprenti tiendra-t-elle jusqu'en 2027 ? Emmanuel Macron s'y est engagé, mais la situation catastrophique des dépenses publiques pourrait l'amener à passer un coup de rabot avant l'heure.
Aussi, pour le budget 2025, plusieurs pistes sont à l'étude : la première consiste à moduler le montant de la prime en fonction du niveau de diplôme des jeunes, pour encourager l'embauche des moins qualifiés. Par exemple, il serait de 6 000 euros pour le recrutement d'un alternant niveau CAP, de 5 000 pour un bac pro, de 4 000 pour un bac+2, etc. « Aujourd'hui, il y a des effets d'aubaine évidents à soutenir l'apprentissage des plus diplômés, qui n'ont pas de difficultés particulières à s'insérer sur le marché du travail, indique le député Renaissance Marc Ferracci. En pleine guerre des talents, même sans coup de pouce, les entreprises les embaucheront... »
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Autre option sur la table : différencier les montants de la prime en fonction, cette fois, de la taille des entreprises. Avec cet argument : les grands groupes comme Total, Stellantis, Airbus, qui engrangent de très bons résultats, n'ont pas besoin de recevoir un soutien de l'État pour recruter. L'objectif serait alors de réserver cette aide aux plus petites entreprises, probablement jusqu'à 250 salariés.

Fanny Guinochet