Les aides à l'embauche des jeunes prolongées au minimum jusque fin mai

Pour les alternants, apprentis et moins de 26 ans le gouvernement a décidé de maintenir sa prise en charge jusqu'à la fin mai, avant de prévoir une réduction progressive de ces sommes versées pour le compte des entreprises pendant la crise du Covid-19.

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(Crédits : Amandine Ibled)

Les aides exceptionnelles à l'embauche des jeunes et au recrutement d'alternants, décidées cet été jusqu'au 31 mars, seront au minimum prolongées jusque fin mai, a-t-on appris de sources syndicales mercredi.

Avec comme principe conducteur "de la visibilité pour l'employeur et de la dégressivité pour préparer l'après", le ministère du Travail a présenté plusieurs options aux syndicats sur la prolongation de ces aides. L'arbitrage final sera annoncé lors de la conférence de dialogue social le 15 mars à Matignon.

Pour l'aide à l'embauche de jeunes de moins de 26 ans (1.000 euros par trimestre de contrat pendant au maximum un an), le ministère a soumis deux hypothèses.

Lire aussi : Impôt sur les sociétés, prêts... l'État veut continuer d'assister les entreprises face au Covid

Laide à l'apprentissage prolongé

Dans l'hypothèse "haute", le dispositif est prolongé jusque fin mai selon les mêmes modalités (jusqu'à une rémunération de 2 Smic), puis jusque fin octobre aux jeunes dont la rémunération est inférieure à 1,6 Smic (90% des jeunes). Le surcoût après mars serait alors de 750 millions d'euros. Dans l'hypothèse basse, le dispositif s'arrête fin mai et le seuil d'1,6 Smic est retenu après mars. Le surcoût n'est alors plus que de 150 millions d'euros.

Selon le ministère, près de 1,3 million de moins de 26 ans ont été embauchés en CDI ou CDD de plus de trois mois entre août et janvier, dont 340.000 ont fait l'objet pour l'instant d'une demande d'aide. Le coût entre juillet 2020 et le 31 mars 2021 est évalué à 803 millions d'euros.

Pour les aides à l'apprentissage et aux contrats de professionnalisation (8.000 euros pour un majeur, 5.000 pour un mineur), l'hypothèse haute serait de les prolonger à l'identique jusque fin mai, puis, entre mai et décembre d'exclure les bac +5 et de réduire l'aide à 4.000 euros pour les entreprises de plus de 250 salariés. Le surcoût après mars serait de l'ordre de 1,7 milliard d'euros.

Dans l'hypothèse basse, le dispositif s'arrête fin mai, et le surcoût n'est que de 70 millions d'euros.

Le ministère a enregistré jusqu'ici 495.000 demandes d'aides pour un coût évalué entre juillet 2020 et le 31 mars 2021 à 2,3 milliards d'euros.

La conférence de dialogue devrait être axée sur "la préparation de la sortie de crise". La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a indiqué mardi que "des concertations sectorielles seraient menées dès la semaine prochaine pour préparer la levée progressive des restrictions sanitaires et adapter de manière pertinente le niveau de soutien aux entreprises dans la perspective de ces allégements".

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