Les conflits sociaux inquiètent les chefs d'entreprises

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Selon 78% des chefs d'entreprises interrogés dans le cadre de la Grande consultation, les grèves et les blocages des mois de mai et juin auront un impact important sur l'économie française
Selon 78% des chefs d'entreprises interrogés dans le cadre de la Grande consultation, les grèves et les blocages des mois de mai et juin auront un impact important sur l'économie française (Crédits : Reuters)
Interrogés dans le cadre de « La grande consultation » par Opinion Way pour CCI France/La Tribune/ Europe 1, les dirigeants d'entreprises sont encore plus pessimistes qu'en mai. Pour 30% d'entre eux, les conflits sociaux auront un impact sur leur entreprise.

Onze points ! C'est la chute de l'indice qui mesure la confiance des dirigeants d'entreprises interrogés par Opinion Way dans le cadre de la Grande consultation CCI France La Tribune Europe 1*. A 98, cet indice un plancher historique. En cause ? La conjoncture pas aussi enthousiasmante que les dernières statistiques de l'Insee auraient pu le laisser présager. L'Institut vise en effet une augmentation de 1,6% du PIB tricolore cette année, supérieure de  0,1 point à celle du gouvernement.

L'impact psychologique des grèves

La multiplication des conflits sociaux s'ajoute à cette défiance vis à vis de la reprise économique. Précisément, pour 78% des chefs d'entreprises interrogés, les grèves et les blocages des mois de mai et juin auront un impact important sur l'économie française, sur la qualité du dialogue social (69%) ou encore sur l'emploi (69%). Ils sont 30% à anticiper un impact négatif sur l'activité de leur propre entreprise. Plus globalement, alors que le gouvernement tente de restaurer l'attractivité du site France pour aimanter les investissements directs étrangers créateurs d'emplois, 68% d'entre eux considèrent que ces blocages devrait  nuire à la reprise économique. Ils sont plus nombreux encore - 81% - à considérer que l'image de la France sortira dégradée de ces événements.

Une confiance dans l'avenir de leur entreprise qui se dégrade

Résultat, seuls 34% des dirigeants interrogés  - un pourcentage en baisse de trois points par rapport au mois de mai - estiment que la situation s'améliorera à court terme. Pire, seuls 57% d'entre eux se disent confiants dans l'avenir de leur entreprise. Ils étaient 64% il y a un mois ! Ils sont 36% à se déclarer inquiets  et 28% faire part de leur méfiance quant au futur proche. " Nos entrepreneurs semblent souffrir particulièrement de ce printemps social sur lequel ce sont greffés les inondations de fin mai début juin ", explique CCI France.

Dans ce contexte, les efforts du gouvernement en direction des entreprises passent inaperçus ou presque. Seulement 10% des chefs d'entreprises se sentent concernés directement par la prime à l'embauche, même si 76% d'entre eux conviennent que cette aide arrive à un moment opportun. En juin, ils sont 6%, soit un pourcentage en hausse de deux points par rapport à mai, à envisager de réduire leurs effectifs... La reprise, comme en témoignent les derniers chiffres de l'emploi, ne se traduit toujours pas un retour franc et massif des embauches.

*Vous désirez exprimer votre avis, émettre une idée sur les questions économiques ? Rejoignez la Communauté CCI des entrepreneurs en participant à la plateforme d'échanges et de débats : www.grandeconsultation.fr

Opinion Way, CCI France, La Tribune, La grande consultation des entrepreneurs,,

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Commentaires
a écrit le 30/06/2016 à 11:24 :
Faudrait plutôt se demander qu'est-ce qui n'inquiète pas un chef d'entreprise ?
a écrit le 30/06/2016 à 10:37 :
ah un sujet pour les golden corbeaux...

Traduit également on peut aussi dire que s'il y a des conflits sociaux c'est bien quand il y a crise économique non ?

Est-ce donc la faute aux conflits sociaux ou bien à la crise économique ?

Ce n'est pas la peine de s'acharner sur le messager quand les nouvelles sont mauvaises, ce n'est que le messager il n'y peut strictement rien.

D'autant que le responsabilité de cette crise économique ne peut être assumée que par les tenants de l'économie par définition mais en général plus on est riche et puissant et moins on aime avouer qu'on s'est complètement planté et qu'en plus on continue.
Réponse de le 30/06/2016 à 13:08 :
+ 10000, hélas !
a écrit le 30/06/2016 à 10:26 :
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE A FAIT ET FERAS PLUS DE DEGATS FINANCIER QUE LES MANIFS QUI DEFENDENT LEURS CONVENTIONS COLLECTIVES ET LEURS CODE DU TRAVAIL? QU UN GOUVERNEMENT ///SOCIALITE///VEUT CHARCUTEZ AUX PROFIES DU MONDE FINENCIER??JE LE REDIT LE CHOMAGE PROVIENT DU REVEIL DES PAYS EMERGENT QUI FABRIQUENT PLUS VITE ET MOINS CHER QUE NOUS LES FRANCAIS ET LES EUROPEENS? CEUX N EST PAS AUX OUVRIERS DANS LES PME ET PMI D EN SUBIR LES CONSECANCES? ? ?
a écrit le 30/06/2016 à 10:23 :
Les patrons devraient peut être se demander si l'attitude du patronat n'a pas été la cause de ces mouvements sociaux ...
a écrit le 30/06/2016 à 9:27 :
Il est temps qu'ils s'en rendent compte.
La politique managériale est une honte dans ce pays, ou l'humain est moins bien considéré que la marchandise qu'il produit...!
Des managers, des dirigeants à la cervelle en guimauve, ça suffit !
Encore ce matin, des articles sur les licenciements à la vitesse de la fibre ! ;)

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