Les élections régionales de tous les dangers
Marc Endeweld
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Jean-Paul Pelissier
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Ces derniers jours, dans la presse, c'est un peu la foire aux sondeurs. L'élection présidentielle approchant, chaque commentateur y va déjà de son pronostic. Et les précieux sondages sont là pour remplir l'espace politique. Avant cette élection, ô combien cruciale sous la Vème République, se profile pourtant à grands pas d'autres échéances électorales : les élections régionales et départementales. Avec l'épidémie, celles-ci passent pour l'instant au second plan de l'agenda médiatique. Pour la structuration des forces politiques dans notre pays, elles sont pourtant particulièrement signifiantes. Et après la Bérézina d'En Marche ! aux dernières municipales, elles donnent pas mal de sueurs froides aux hiérarques de la majorité présidentielle...
Ces élections qui assurent le maillage politique intermédiaire dans notre pays auront lieu en juin. Enfin, si tout va bien : « Elles devront intervenir au plus tard le 20 Juin, nous assure un responsable macroniste. Car, après cette date, on se rapproche trop des grandes vacances d'été, et il y a le risque d'une trop forte abstention comme on a pu le voir lors du second tour des élections municipales. Sans parler de l'épidémie... Qui va accepter de tenir des bureaux de vote alors qu'aux dernières municipales, beaucoup d'assesseurs se sont fait contaminer. » Une chose est sûre : le texte législatif censé organiser ces élections doit arriver à l'Assemblée Nationale pour étude le 16 février prochain, et la décision finale doit intervenir le 1er avril. A priori, la perspective de voir repousser les élections régionales après la présidentielle n'est plus d'actualité, tant cette proposition a suscité les récriminations des oppositions. Exit ce plan B donc, mais certains élus proposent désormais de dissocier élections régionales et élections départementales... pour éviter de susciter trop de rassemblements politiques en ces temps de Covid-19.
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À droite, ces régionales sont stratégiques à plus d'un titre : car des barons locaux comme Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, ou Valérie Pécresse en Île-de-France, y voient déjà l'occasion d'asseoir leur légitimité présidentielle dans leur propre camp. « Car si Xavier Bertrand semble s'imposer de plus en plus comme le candidat naturel des LR, au sein même des LR, beaucoup ne veulent pas de lui encore », remarque un militant. Pour le baron du Nord, les régionales sont donc une véritable élection primaire qui ne dit pas son nom.
Marc Endeweld
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